Grégoire de Tours célèbre la gloire du martyr Julien, originaire de son Auvergne natale. Il fait état de miracles opérés d'abord au tombeau du martyr, à Brioude, puis au contact des reliques du saint. Constitué d'une succession de courtes notices (50 en tout), ce livre de miracles a pour toile de fond l'histoire de l'Auvergne du IVe au VIe siècle, avec ses vicissitudes politiques et militaires. Les miracles de Julien sont majoritairement, comme ceux de saint Martin, des guérisons (de maladies, d'infirmités). Mais le martyr tient aussi le rôle de justicier ou encore d'intercesseur spirituel, par les nombreuses conversions qu'il opère. Intérêt de l'ouvrage : D'une lecture très aisée, ce texte est un document précieux pour les historiens ou les spécialistes du culte des saints. Il peut aussi être lu comme un récit empreint de merveilleux chrétien. L'introduction dégage la structure et la composition du livre, et retrace le culte voué au martyr Julien. Elle donne des précisions sur le texte et sa traduction. En regard d'un texte latin légèrement amendé (avec des éléments d'apparat critique et un apparat biblique), la traduction française, qui se veut à la fois fidèle et lisible, est éclairée par des notes explicatives d'ordre historique ou littéraire. Trois index (scripturaire, prosopographique et géographique) complètent l'ensemble.
Nombre de pages
200
Date de parution
06/11/2025
Poids
190g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782204168984
Auteur
Tours Grégoire de ; Pietri Luce
Editeur
CERF
Largeur
125
Date de parution
20251106
Nombre de pages
200,00 €
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L'expression " roman national ", popularisée par Pierre Nora, est passée dans le langage courant : elle désigne le récit patriotique, centralisateur, édifié par les historiens du XIXe siècle tout à la louange de la construction de la nation. Le livre de Grégoire de Tours est l'un des premiers grands récits historiques sur la construction de la France. Il se présente comme un tableau saisissant d'une époque trouble et ensanglantée, du développement de l'Eglise comme unique puissance civilisatrice entraînant la conversion des peuples guerriers, jusqu'au récit de la vie des premières apôtres et saints gaulois (dépositaires de la civilisation gréco-latine), cette oeuvre magistrale, aussi importante pour l'Histoire de France que pour l'histoire religieuse et l'historiographie du roman national, est ici rééditée dans son intégralité.
Grégoire de Tours est né en 538. Après avoir étudié la Bible à Clermont-Ferrand, il a été élu évêque de Tours à l'âge de trente-quatre ans. Cette villeétait un centre religieux et politique que se disputaient les Mérovingiens.Pendant vingt ans, Grégoire a gouverné ce diocèse que troublaient sanscesse les luttes fratricides de nos rois. Il trouvait néanmoins le temps d'écrirel'histoire à laquelle il était mêlé de près. Quand il est mort en 594, il laissaitdonc un témoignage hors pair sur ce VIe siècle si peu connu et si important.C'est l'époque où l'esprit francien succède à la mentalité gallo-romaine. Unenouvelle langue orale se forme, et le latin de Grégoire en épouse lesmouvements naturels, les juxtapositions brutales, la rude vitalité: "Noustenons en haute estime ta manière d'écrire, parce que le peuple peut lacomprendre". De fait, ce texte a une dimension d'édification: il fonde la légende noire des rois Mérovingiens, êtres de vice, jusqu'à ce que Clovis se convertisse et fasse de la France celle que l'on nommera « la fille aînée de l'Eglise ».
Grégoire de Tours est né en 538. Après avoir étudié la Bible à Clermont-Ferrand, il a été élu évêque de Tours à l'âge de trente-quatre ans. Cette ville était un centre religieux et politique que se disputaient les Mérovingiens. Pendant vingt ans, Grégoire a gouverné ce diocèse que troublaient sans cesse les luttes fratricides de nos rois. Il trouvait néanmoins le temps d'écrire l'histoire à laquelle il était mêlé de près. Quand il est mort en 594, il laissait donc un témoignage hors pair sur ce VI ? siècle si peu connu et si important. C'est l'époque où l'esprit francien succède à la mentalité gallo-romaine. Une nouvelle langue orale se forme, et le latin de Grégoire en épouse les mouvements naturels, les juxtapositions brutales, la rude vitalité : "Nous tenons en haute estime ta manière d'écrire, parce que le peuple peut la comprendre". " Jean Grosjean.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...