Histoire des Francs. Aux sources du roman national
DE TOURS GREGOIRE
BOOKS ON DEMAND
18,00 €
Impression à la demande
EAN :9782322076710
L'expression " roman national ", popularisée par Pierre Nora, est passée dans le langage courant : elle désigne le récit patriotique, centralisateur, édifié par les historiens du XIXe siècle tout à la louange de la construction de la nation. Le livre de Grégoire de Tours est l'un des premiers grands récits historiques sur la construction de la France. Il se présente comme un tableau saisissant d'une époque trouble et ensanglantée, du développement de l'Eglise comme unique puissance civilisatrice entraînant la conversion des peuples guerriers, jusqu'au récit de la vie des premières apôtres et saints gaulois (dépositaires de la civilisation gréco-latine), cette oeuvre magistrale, aussi importante pour l'Histoire de France que pour l'histoire religieuse et l'historiographie du roman national, est ici rééditée dans son intégralité.
Nombre de pages
284
Date de parution
09/06/2019
Poids
415g
Largeur
148mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782322076710
Titre
Histoire des Francs. Aux sources du roman national
Auteur
DE TOURS GREGOIRE
Editeur
BOOKS ON DEMAND
Largeur
148
Poids
415
Date de parution
20190609
Nombre de pages
284,00 €
Disponibilité
Impression à la demande
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Grégoire de Tours célèbre la gloire du martyr Julien, originaire de son Auvergne natale. Il fait état de miracles opérés d'abord au tombeau du martyr, à Brioude, puis au contact des reliques du saint. Constitué d'une succession de courtes notices (50 en tout), ce livre de miracles a pour toile de fond l'histoire de l'Auvergne du IVe au VIe siècle, avec ses vicissitudes politiques et militaires. Les miracles de Julien sont majoritairement, comme ceux de saint Martin, des guérisons (de maladies, d'infirmités). Mais le martyr tient aussi le rôle de justicier ou encore d'intercesseur spirituel, par les nombreuses conversions qu'il opère. Intérêt de l'ouvrage : D'une lecture très aisée, ce texte est un document précieux pour les historiens ou les spécialistes du culte des saints. Il peut aussi être lu comme un récit empreint de merveilleux chrétien. L'introduction dégage la structure et la composition du livre, et retrace le culte voué au martyr Julien. Elle donne des précisions sur le texte et sa traduction. En regard d'un texte latin légèrement amendé (avec des éléments d'apparat critique et un apparat biblique), la traduction française, qui se veut à la fois fidèle et lisible, est éclairée par des notes explicatives d'ordre historique ou littéraire. Trois index (scripturaire, prosopographique et géographique) complètent l'ensemble.
Grégoire de Tours est né en 538. Après avoir étudié la Bible à Clermont-Ferrand, il a été élu évêque de Tours à l'âge de trente-quatre ans. Cette villeétait un centre religieux et politique que se disputaient les Mérovingiens.Pendant vingt ans, Grégoire a gouverné ce diocèse que troublaient sanscesse les luttes fratricides de nos rois. Il trouvait néanmoins le temps d'écrirel'histoire à laquelle il était mêlé de près. Quand il est mort en 594, il laissaitdonc un témoignage hors pair sur ce VIe siècle si peu connu et si important.C'est l'époque où l'esprit francien succède à la mentalité gallo-romaine. Unenouvelle langue orale se forme, et le latin de Grégoire en épouse lesmouvements naturels, les juxtapositions brutales, la rude vitalité: "Noustenons en haute estime ta manière d'écrire, parce que le peuple peut lacomprendre". De fait, ce texte a une dimension d'édification: il fonde la légende noire des rois Mérovingiens, êtres de vice, jusqu'à ce que Clovis se convertisse et fasse de la France celle que l'on nommera « la fille aînée de l'Eglise ».
Grégoire de Tours est né en 538. Après avoir étudié la Bible à Clermont-Ferrand, il a été élu évêque de Tours à l'âge de trente-quatre ans. Cette ville était un centre religieux et politique que se disputaient les Mérovingiens. Pendant vingt ans, Grégoire a gouverné ce diocèse que troublaient sans cesse les luttes fratricides de nos rois. Il trouvait néanmoins le temps d'écrire l'histoire à laquelle il était mêlé de près. Quand il est mort en 594, il laissait donc un témoignage hors pair sur ce VI ? siècle si peu connu et si important. C'est l'époque où l'esprit francien succède à la mentalité gallo-romaine. Une nouvelle langue orale se forme, et le latin de Grégoire en épouse les mouvements naturels, les juxtapositions brutales, la rude vitalité : "Nous tenons en haute estime ta manière d'écrire, parce que le peuple peut la comprendre". " Jean Grosjean.