Personnalité controversée de son vivant déjà, Giovanni Papini continue de susciter une grande attention critique en France et en Italie. De sa riche activité culturelle, ce volume privilégie les aspects liés à sa vocation d'intellectuel engagé dans la modernisation de la culture et dans le débat historique de son époque. Papini a été tour à tour médiateur entre les artistes italiens et les avant-gardes françaises, découvreur de la philosophie intuitionniste de Bergson, fondateur de revues littéraires et idéologiques et patriote favorable aux deux guerres mondiales au nom de la reconstruction de l'identité nationale. Ces diverses facettes de son action intellectuelle, qui ont fait de lui un esprit inquiet et un agitateur d'idées dérangeant dans le panorama italien du XXe siècle, révèlent une grande cohérence de pensée. La fidélité à une interprétation ethnique de la nation et de l'histoire explique la continuité idéologique de Papini, mais aussi son besoin constant de rupture. L'esprit de rébellion, la satire et la virulence de ses propos sont soulignés au cours de sa longue fortune française. La dernière partie de ce volume, qui retrace en effet la réception contrastée de Papini en France, met en perspective son expérience créatrice et fournit, par le truchement du regard français, une lecture globale de son oeuvre.Maria Pia De Paulis-Dalembert est agrégée d'italien et Maître de conférences à l'université Sorbonne nouvelle Paris 3. Elle est auteur de nombreuses études portant sur les revues florentines du début du XXe siècle, la réception des lettres italiennes en France, des poètes et des narrateurs tels que Montale, Ungaretti, Malaparte, Consolo, et Lucarelli.
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Nombre de pages
188
Date de parution
27/09/2007
Poids
246g
Largeur
133mm
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EAN
9782858169047
Titre
Giovanni Papini. Culture et identité
Auteur
De Paulis-Dalembert Maria Pia
Editeur
PU MIDI
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133
Poids
246
Date de parution
20070927
Nombre de pages
188,00 €
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La revisitation de l'histoire des XIXe et XXe siècles et le retour au réel participent, en Italie, des caractéristiques les plus importantes du roman policier des vingt dernières années. Affranchis de leur enfermement réducteur dans la catégorie de para/sous-littérature, le roman policier et le roman noir interrogent, grâce à l'enracinement dans un contexte historique et territorial précis, le sens de l'Histoire et la capacité de la littérature à faire revivre le passé pour mieux comprendre le présent. La représentation de situations vraies ou plausibles s'inscrit ainsi dans une perspective mémorielle et de construction d'une identité collective partagée. Cet ouvrage souligne la posture militante d'une génération d'écrivains qui proposent une relecture de l'Histoire et de ses répercussions sur leur époque. De même, il analyse l'aptitude de la littérature à élaborer des formes nouvelles pour dire le réel, et la mise en place de rhétoriques grâce auxquelles l'écriture remplit sa fonction critique au coeur de la cité.
Depuis 1992, à la suite notamment du phénomène Mani pulite et après la fin de la première République, l'Italie n'a eu de cesse de modifier ses institutions. La République parlementaire, issue du référendum de juin 1946 et de la Constitution du 1er janvier 1948 - sur laquelle s'est construite la démocratie italienne de l'après-guerre -, est constamment remise en question, parfois à travers ses institutions mêmes. Aujourd'hui, après plus de dix ans de débats et de confrontations, elle semble encore chercher sa nouvelle physionomie. Cependant, dans cette quête d'une configuration nouvelle, elle doit tenir compte aussi bien des impératifs nationaux - son histoire, sa culture, sa tradition politique et économique, bref son identité - que des contraintes européennes et internationales. S'interroger sur le devenir de la réalité institutionnelle, politique et économique de l'Italie constitue l'objet de ce volume. S'appuyant sur les dix dernières années, il cherche à comprendre une matière anthropologique et culturelle complexe et à en tirer une réflexion bilatérale (franco-italienne) qui puisse être proposée au public français.
Depuis 1990, le genre policier connaît un large succès aussi bien dans le monde de l'édition qu'auprès du public italien. Cette date marque un renouveau de ses formes, auquel a contribué, entre autres, la création du Gruppo 13 à Bologne. À côté du giallo s'est affirmée progressivement la catégorie plus hybride du noir. Le genre policier entend sonder le mystère, démasquer l'opacité du réel en pénétrant les non-dits de l'histoire pour en proposer une lecture dérangeante; surgissent alors d'autres questionnements relevant, quant à eux, de pulsions plus subtiles, voire inconscientes. La perspective historique et herméneutique a élevé le roman au statut de nouveau roman social, capable, sous le couvert de situations vraisemblables, de simuler la réalité pour la comprendre autrement. L'écriture d'enquête se présente de plus en plus en Italie comme le champ de toutes les expérimentations grâce à l'utilisation de canaux de communication favorisant une réception plus large, mais aussi à l'hybridation avec d'autres formes d'expression (cinéma, théâtre, musique, télévision, BD). Cet ouvrage vise à comprendre les nouveaux enjeux du giallo/noir à l'origine de son succès. On y voit comment, à travers l'écriture de l'énigme, le giallo explore les côtés obscurs et complexes de l'Italie contemporaine.
Interroger Il romanzo di Ferrara de Gorgio Bassani répond au projet de vérifier la complexité d'une écriture qui, fût-elle inscrite dans le sillage d'un certain roman historique italien, se pose en rupture avec la littérature des années 1950-1970. Cette oeuvre romanesque rendue homogène par le retour obsédant de situations, de personnages et du je-narrateur, met ses formes narratives à l'épreuve d'un ancrage structurel dans un espace clos, Ferrare, et dans un temps défini, la longue nuit du fascisme et la guerre. L’éthique inhérente au réalisme historique s'allie à la poétique du vrai et à l'engagement politique de l'auteur. Voulant dire, par la reconstruction mémorielle, la (sur)vie de la communauté israélite ferraraise et la réalité indicible des hommes dans l'Histoire, Bassani conjugue les contraintes d'un réalisme crédible et les ressources d'une riche littérarité. L’écriture palimpseste de Il romanzo di Ferrara est au coeur d'une enquête scientifique à laquelle cet ouvrage proposera quelques éléments de réponse.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
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