Les fils de Pompée et l'opposition à César et au triumvirat (46-35 av. J.-C.)
Méritens de Villeneuve Guillaume de
ECOLE ROME
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EAN :9782728316113
Comprendre la légitimité politique à l'aube de la chute de l'Empire romain Cnaeus et Sextus, les fils de Pompée, ont joué un rôle majeur dans les guerres civiles qui ont secoué la République romaine dans les dernières années de son existence. Opposants farouches à César puis au triumvirat, leur parcours politique et militaire est cependant méconnu et peu étudié. En puisant dans les sources littéraires disponibles - Cicéron, Appien et Cassius Dion -, cet ouvrage propose de mener l'enquête sur ceux frères, et vient notamment interroger la manière dont ils ont construit leur légitimité, dans la lignée de leur célèbre père. Pour cela, il s'appuie sur deux études préalables : l'examen des émissions monétaires de l'époque a tout d'abord permis d'analyser comment leur pouvoir était représenté ; la constitution d'une prosopographie de leur entourage a ensuite facilité l'identification de leurs partisans et aidé à comprendre la formation et l'évolution de ce groupe. A travers cette analyse plus approfondie de l'action des fils de Pompée, c'est toute la réflexion en cours sur la nature et le fonctionnement des "partis" politiques à Rome à la fin de la République qui se trouve ici enrichie.
Nombre de pages
427
Date de parution
13/06/2023
Poids
730g
Largeur
166mm
Plus d'informations
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EAN
9782728316113
Titre
Les fils de Pompée et l'opposition à César et au triumvirat (46-35 av. J.-C.)
Auteur
Méritens de Villeneuve Guillaume de
Editeur
ECOLE ROME
Largeur
166
Poids
730
Date de parution
20230613
Nombre de pages
427,00 €
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Jules Verne avait livré sa vision de Vingt mille lieues sous les mers et rapporté un étonnant Voyage au centre de la Terre. C'est maintenant au tour de Patrice de Méritens (journaliste au Figaro Magazine et auteur de nombreux entretiens avec les "grands de ce monde"), de délivrer d'autres tribulations dans les entrailles de la Terre. Là où il fait nuit (nox, donnant évidemment le titre de l'ouvrage), là où tombe un homme "sans qualité" (clin d'?il à Musil ?), Abram Zweck, au détour d'un chemin escarpé. Et c'est tout un monde tirant du côté de la féerie que rencontre Zweck. Un drôle d'univers régi par un rat, surveillé par un bedeau, dans lequel survit un héros hébété, tantôt bouclé dans un cul-de-basse-fosse, tantôt plongé dans une chambre sublime, avant de sentir les étreintes sensuelles d'Émeraude et de basculer dans un autre monde... Dans L'Adieu à Bugatti, de Méritens avait puisé dans la biographie du sculpteur pour tisser sa toile littéraire. Il mène ici son roman d'aventures nocturnes et initiatiques avec un style propre au réalisme magique. L'imagination a donc la part belle, une imagination servie par un vocabulaire très colorée. --Céline Darner
Ta paume déployée ; la pointe de ma langue tourbillonnant sans autre humidité que celle de mon souffle ; caresse infinitésimale pour te corseter de frissons/Ton épiderme d'Asiate/pulpe de letchi/Aspiration au creux d'une aisselle/fantaisie sur l'aréole d'un sein/inassouvissement de l'autre/Languide, enfin, et comme en décadence, à la fourche de tes jambes, goûtant ton musc/Ai-je assez donné ? C'est toi, maintenant, qui te greffes, qui me prends, et j'accepte, oui, de n'être rien d'autre qu'un paquet de sensations.
Au début de l'année 1916, dans son atelier deMontparnasse, le sculpteur Rembrandt Bugatti rédige une longue lettre à l'adresse de son frère, Ettore, le célèbre constructeur d'automobiles, avant de se donner la mort. Il a trente et un ans. Patrice de Méritens retrace le tragique et fascinant destin du sculpteur issu d'une famille d'artistes milanais:enfant mal aimé, il connaît une trajectoire fulgurante. À Milan, il est dans l'ombre de Troubetzkoï, le "prince sculpteur". Il vient à Paris, où, sous l'?il admiratif de Rodin, il se lie à Modigliani, Montesquiou, Proust, au duc de Gramont. Ettore, lui, a depuis longtemps épouséla femme qu'il aimait, et dont Rembrandt était amoureux. L'un est au firmament des arts, l'autre à la pointe du modernisme. Étranges similitudes qui pourtant laissent déjà apparaître les différences: il y aura toujours l'homme riche et l'homme pauvre...Passionnant portrait d'une époque révolue, mais aussi d'une famille d'artistes, L'Adieu à Bugatti évoque avec finesse l'inaltérable lien qui unit deux frères.
L'auteur ne voulait pas faire une histoire de la banque à Rome. Pour ne pas moderniser l'Antiquité, il a choisi de s'intéresser aux métiers des manieurs d'argent, changeurs, prêteurs, dépositaires, vendeurs aux enchères, etc., qui ne sont pas tous des "banquiers" comme nous l'entendons. Jean Andreau, pour comprendre la logique propre du système économique romain, n'a pas voulu non plus isoler la banque ni de l'ensemble des pratiques financières des Romains (essai des monnaies (validation), change, dépôt et crédit, service de caisse, transfert de fonds), ni de la division du travail des métiers d'argent selon les conditions sociales (les banquiers professionnels, les notables, les esclaves et affranchis). A travers l'entrée des métiers et celle des statuts de travail, l'auteur réussissait à reconstruire de manière différenciée, identifiant des groupes et des pratiques différentes, les cadres technique, juridique et social de la vie économique romaine.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
En combinant une histoire sociale de la région à une anthropologie historique du christianisme moderne, cet ouvrage constitue une introduction à l'histoire des chrétiens du Proche-Orient à partir du XVIIe siècle. Il offre des clés pour saisir leur situation concrète et légale dans l'islam et dans le régime politique ottoman. Il met en lumière la proximité structurelle des chrétiens avec leur entourage musulman, mais il démontre aussi la nécessité d'une réflexion sur l'organisation interne des Eglises et des communautés. L'ouvrage porte également sur les conditions de la rencontre et de l'interaction entre les chrétiens locaux et le catholicisme moderne. Terre Sainte, Croisade et Réforme de l'Eglise forment le cadre idéologique et spirituel dans lequel se déploie l'activité missionnaire sur le terrain, selon des méthodes qui s'apparentent à celles des missions en direction des catholiques européens, et s'adaptent mieux aux dissidents de l'islam qu'aux sunnites. A travers le développement de l'enseignement et de l'alphabétisation, ou la constitution de confréries, émerge progressivement un catholicisme oriental, différencié de l'orthodoxie et de l'islam, et caractérisé par une mentalité dévote, une mort "christianisée", un nouveau culte des saints, une pratique matrimoniale transformée.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.