Héritiers du grand atelier de Pergame, les sculpteurs d'Aphrodisias de Carie, exploitant à l'époque impériale les marbres et le minerai de fer locaux, produisent pour diffusion autour de la Méditerranée des statues, mais aussi des éléments architecturaux, des panneaux et des frises historiés, les zôdia aphrodeisiaka attestés par l'épigraphie. L'ouvrage présente l'étude des 409 blocs de frise ionique sculptée découverts sur le site depuis les fouilles de G. Jacopi en 1937 jusqu'à celles de K. Erim au théâtre (30-27 a.C.), au temple poliade d'Aphrodite (milieu Ier s.), à la Basilique civile (dernier tiers du Ier s. p.C.), à l'Agora civique (1' quart du n` s. p.C.), à l'Agora Gate (milieu du u°s. p.C.) et surtout à l'Agora sud ou le Portique de Tibère septentrional (19-27 p.C.) déploie sur 200 m ne frise à 226 masques scéniques et têtes humaines, unique dans le monde gréco-romain. Elle offre des modèles de têtes statuaires des opera nobilia du classicisme grec de Polyclète à Lysippe, des masques liés aux trois genres du théâtre grec, enfin 42 têtes-portraits d'Alexandre et des souverains et chefs de guerre hellénistiques. L'ensemble révèle un programme iconographique lié à la thématique du gymnase, l'Agora sud étant identifiable au début de la période romaine à un terrain de sports muni d'une vaste piscine centrale et d'une piste de course couverte ou xyste selon Vitruve. La restitution séquentielle de la frise permet d'observer comment ce travail collectif était réparti et comptabilisé entre plusieurs équipes de sculpteurs, formant compagnons et apprentis à la reproduction de têtes du répertoire statuaire. Dans cette cité hellénisée étroitement liée depuis Sylla au pouvoir romain, le patronage d'Aphrodite identifiée à la mère d'Enée explique l'omniprésence des frises ioniques à guirlandes, emblèmes de la divinité garante de la cohésion et de la paix du monde selon l'idéologie du Principat d'Auguste. Sa valeur panégyrique manifeste la concorde de la communauté civique au sein de la paix romaine, mais la frise à guirlandes se diffuse aussi au sein du décor architectural de bon nombre des cités impériales de Grèce d'Asie.
Nombre de pages
606
Date de parution
12/06/2024
Poids
3 008g
Largeur
237mm
Plus d'informations
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EAN
9782356135858
Titre
Les frises à guirlandes d'Aphrodisias de Carie
Auteur
Chaisemartin Nathalie de ; Smith R-R-R
Editeur
AUSONIUS
Largeur
237
Poids
3008
Date de parution
20240612
Nombre de pages
606,00 €
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Deux millénaires après la fondation de l'empire romain, Rome vient de voir se développer un vaste programme de recherches archéologiques, de restaurations de monuments et de remise en valeur des oeuvres conservées, qui a ouvert la voie à une réévaluation approfondie des données historiques et artistiques sur la Ville depuis la République jusqu'au Haut-Empire. Ce livre vise à mettre à la portée du public étudiant un panorama chronologique de ces récentes avancées en insistant sur l'évolution progressive du paysage urbain et sur les choix révélateurs des maîtres de Rome dans ce domaine. L'effort de localisation des monuments cités par les sources écrites a été relayé par une réflexion globale sur leur fonctionnalité et sur la manière dont leur structure et leur décor architectural et statuaire constituaient le support visuel d'une propagande visant à imposer au monde péri-méditerranéen l'idéologie de Rome. Les programmes monumentaux des hommes de guerre ou d'Etat de la République, puis des empereurs, manifestent leur puissance militaire et gentilice, mais révèlent aussi leur interprétation des valeurs romaines traditionnelles et leur souci d'optimiser et d'individualiser leur image. Les méthodes de l'"archéologie du regard" appliquées à la capitale du monde antique font une large part à l'étude de l'imagerie sculptée au sein des monuments et des espaces publics: elle se révèle en effet un marqueur privilégié d'une forme de médiatisation destinée à éveiller, par la répétition et les variations autour de thèmes porteurs, une réponse positive et un consensus des masses. Ce modèle de mise en scène visuelle apparaît comme une réussite caractérisée de la civilisation romaine Biographie de l'auteur Nathalie De Chaisemartin, archéologue et historienne de l'art, est maître de conférences en archéologie romaine à l'Université de Paris IV-Sorbonne, Institut d'Art et d'archéologie. Elle a travaillé au corpus des sculptures romaines de Tunisie, Byzacium II, Sousse et les sites environnants; puis en Asie Mineure, publiant Les documents sculptés de Silahtaraga. Elle fait partie de la mission archéologique du sanctuaire de Létô à Xanthos (Lycie) et prépare actuellement la publication du théâtre et du portique de Tibère à Aphrodisias de Carie
Chaisemartin Cécile de ; Lakkis Zaher ; Lefèvre Jé
Le cancer du rectum est une des pathologies pour laquelle les progrès en matière de stratégie thérapeutique depuis la dernière parution en 2009 ont été considérables. Ce rapport comporte une première partie théorique avec une réactualisation des données de pratique clinique oncochirurgicale mais également une proposition d'algorithme décisionnel de prise en charge de ces patients rédigés par des experts dans ce domaine. Nombre d'entre eux sont membres du Groupe de REcherche Chirurgicale sur le CAncer du Rectum et vous trouverez également dans ce rapport les différents essais prospectifs randomisés multicentriques menés par ce groupe de travail. La deuxième partie de ce rapport comporte les résultats de deux enquêtes menées auprès des membres de l'AFC : une enquête rétrospective visant à étudier les différents types de prise en charge des fistules anastomotiques après chirurgie rectale conservatrice, ainsi que le devenir à moyen terme de ces patients (chirurgie conservatrice pour cancer du rectum et ayant présenté une fistule anastomotique diagnostiquée entre janvier et juin 2023) ; une enquête prospective consistant en un "snapshot" de l'activité de chirurgie rectale et des pratiques de chacun sur le mois de septembre 2024 et octobre 2024.
Baratte François ; Bejaoui Fathi ; Chaisemartin Na
La riche collection de sculptures du musée du Bardo, à Tunis, est largement méconnue. Un projet collectif tuniso-français s'est fixé pour objectif d'en donner le catalogue raisonné. Lensemble des oeuvres en ronde bosse (près de 800, de toute nature) a donc fait l'objet d'un examen attentif et, pour chacune, d'une notice commentée. Ce premier volume, 175 notices, est consacré aux portraits et aux statues qui, privées de tête aujourd'hui, représentaient néanmoins des personnages réels, en toge ou en cuirasse, et, pour les femmes, drapées suivant les différents types statuaires. Si quelques sites sont particulièrement bien représentés, Carthage (théâtre et odéon), Bulla Regia (temple d'Apollon et théâtre) et Thuburbo Malus (thermes d'été notamment), les oeuvres proviennent de l'ensemble du territoire tunisien ; la collection est donc tout à fait représentative de la sculpture dans l'Afrique proconsulaire. A l'exception de deux probables images de souverains hellénistiques, ces portraits appartiennent à l'époque romaine, d'Auguste à la fin de l'Antiquité, avec une forte présence des époques antonine et sévérienne. Certaines oeuvres, bien connues, ont bénéficié d'un examen renouvelé ; beaucoup d'autres sont inédites, et plusieurs identifications sont proposées. Sur le plan technique, ces oeuvres éclairent les procédés mis en oeuvre par les sculpteurs, parfois propres à l'Afrique ; une attention particulière a été portée aux traces de polychromie, conservées sur bon nombre de sculptures, permettant des observations nouvelles sur les procédés et les objectifs des peintres qui travaillaient sur les statues. Le catalogue apporte enfin des informations sur le commerce des marbres et des oeuvres d'art ainsi que sur l'éventuelle présence d'ateliers : si les importations en Afrique sont nombreuses, depuis la plupart des grands centres de la Méditerranée, il en existe aussi sur place, animés parfois par des artisans venus eux-mêmes des grands ateliers d'Asie mineure, de Grèce ou de Rome.
Préface de Guillaume Durand.Dans tous les voyages initiatiques de l'adolescence une place fondamentale est réservée à l'Italie: Rome, Florence, Naples, Sienne, Venise. Mais bizarrement dans ce passage obligé de la culture occidentale, Ferrare, la ville de l'Arioste, du Tasse, où oeuvrèrent les plus grands architectes et peintres de la Renaissance, est souvent ignorée, évitée, presque méprisée. Cette ville fut pourtant au XVe et au XVIe siècle un foyer artistique et culturel important de l'humanisme, elle accueillit Juifs expulsés d'Espagnes et Protestants pourchassés par l'Église, mais prise par les armées du pape Clément VIII en 1598, une chape de plomb s'abattit sur Ferrare qui fut oubliée.Or c'est une exception assez incroyable dans la constitution des grandes villes de la péninsule. À la Renaissance, le duc Hercule Ier d'Este inspira un plan d'urbanisme tout à fait original pour l'époque avec de larges avenues et de grandes places qui tranche totalement avec le reste de l'architecture italienne de l'époque et anticipe la modernité.De nos jours, plusieurs expositions de mise en valeur de son patrimoine se sont succédé tant au palais des Diamants qu'à la Galleria Estense de Modène, mais l'histoire de Ferrare et ses apports dans la construction de la culture européenne contemporaine sont encore méconnus d'un large public.Pourtant cette ville a inspiré Giorgio de Chirico pour ses peintures métaphysiques, et de nombreux écrivains dont Giorgio Bassani, en particulier dans son livre mis à l'écran, Le Jardin des Finzi Contini.
Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers – historiques, géographiques, culturels, littéraires – et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
Souny David ; Boutoulle Frédéric ; Garrigou Grandc
Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.