Les sculptures romaines du musée national du Bardo. Volume 1, Les portraits
Baratte François ; Bejaoui Fathi ; Chaisemartin Na
AUSONIUS
40,00 €
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EAN :9782356135230
La riche collection de sculptures du musée du Bardo, à Tunis, est largement méconnue. Un projet collectif tuniso-français s'est fixé pour objectif d'en donner le catalogue raisonné. Lensemble des oeuvres en ronde bosse (près de 800, de toute nature) a donc fait l'objet d'un examen attentif et, pour chacune, d'une notice commentée. Ce premier volume, 175 notices, est consacré aux portraits et aux statues qui, privées de tête aujourd'hui, représentaient néanmoins des personnages réels, en toge ou en cuirasse, et, pour les femmes, drapées suivant les différents types statuaires. Si quelques sites sont particulièrement bien représentés, Carthage (théâtre et odéon), Bulla Regia (temple d'Apollon et théâtre) et Thuburbo Malus (thermes d'été notamment), les oeuvres proviennent de l'ensemble du territoire tunisien ; la collection est donc tout à fait représentative de la sculpture dans l'Afrique proconsulaire. A l'exception de deux probables images de souverains hellénistiques, ces portraits appartiennent à l'époque romaine, d'Auguste à la fin de l'Antiquité, avec une forte présence des époques antonine et sévérienne. Certaines oeuvres, bien connues, ont bénéficié d'un examen renouvelé ; beaucoup d'autres sont inédites, et plusieurs identifications sont proposées. Sur le plan technique, ces oeuvres éclairent les procédés mis en oeuvre par les sculpteurs, parfois propres à l'Afrique ; une attention particulière a été portée aux traces de polychromie, conservées sur bon nombre de sculptures, permettant des observations nouvelles sur les procédés et les objectifs des peintres qui travaillaient sur les statues. Le catalogue apporte enfin des informations sur le commerce des marbres et des oeuvres d'art ainsi que sur l'éventuelle présence d'ateliers : si les importations en Afrique sont nombreuses, depuis la plupart des grands centres de la Méditerranée, il en existe aussi sur place, animés parfois par des artisans venus eux-mêmes des grands ateliers d'Asie mineure, de Grèce ou de Rome.
Nombre de pages
276
Date de parution
14/02/2023
Poids
1 580g
Largeur
236mm
Plus d'informations
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EAN
9782356135230
Titre
Les sculptures romaines du musée national du Bardo. Volume 1, Les portraits
Auteur
Baratte François ; Bejaoui Fathi ; Chaisemartin Na
Editeur
AUSONIUS
Largeur
236
Poids
1580
Date de parution
20230214
Nombre de pages
276,00 €
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Né à l'échelle d'une cité, l'art de Rome s'est progressivement transformé aux dimensions d'un Empire. Art d'une ville devenu art d'un " monde ", l'art de Rome devenu art romain, émancipé de son modèle grec, s'est alors enrichi au gré de son histoire et de ses conquêtes pour s'affirmer comme une entité originale. Pour mieux appréhender cette composante singulière de l'histoire de l'art antique, cet ouvrage, au cadre chronologique bien défini (du dernier siècle de la République à la fin de l'Antiquité), traite des aspects les plus significatifs de l'art romain. Des réalisations les plus monumentales et officielles, manifestations publiques d'une création artistique largement soumise aux contraintes politiques, aux objets et décors de la vie privée, il propose un choix de sites et d'?uvres exemplaires dont les analyses intègrent les résultats de la recherche la plus récente. Il met également en lumière l'homogénéité d'un art et d'un modèle romains qui n'excluent jamais l'expression des différentes sensibilités qui le composent et célèbrent l'Empire.
erLa Revue archéologique est l'un des plus anciens périodiques scientifiques français. D'abord surtout consacrée au territoire national, elle s'est peu à peu concentrée sur l'Antiquité classique. Seule revue française d'archéologie restée généraliste, elle s'ouvre à toutes les facettes des mondes grec et romain, de l'Ibérie à l'Asie centrale en passant par la Gaule : sculpture, peinture et céramique, petits objets, architecture, urbanisme, problèmes géographiques, historiques et sociaux liés à l'archéologie, et souvent abordés par le biais de l'épigraphie ou des textes anciens grecs et latins. L'histoire de l'art traditionnelle peut alors côtoyer l'archéothanatologie, la présentation d'un nouveau musée ou d'un site internet. L'actualité est suivie dans de nombreux comptes rendus de livres, et dans le « Bulletin annuel de la Société française d'archéologie classique », avec les présentations synthétiques des conférences mensuelles de cette société.
SOMMAIRE Tonio HÖLSCHER, Hommage à Erika Simon (texte publié en français dans une traduction d'Antoine HERMARY), Rémy CAMPOS, La description archéologique : une pratique savante oubliée (1880-1914), Stéphane VERGER, L'origine du cratère de Vix. Habitudes scripturales, traditions stylistiques, organisation et localisation de l'atelier, Mario TORELLI, Le tombe a schola di Pompei. Sepolture "eroiche" giulio-claudie di tribuni militum a populo e sacerdotes publicae, Annapaola ZACCARIA RUGGIU, Mosaico con Achille e la delegazione greca a Hierapolis di Frigia, Chiara BALLESTRAZZI, Un'ars senza storia ? I nobiles artifices delle gemme e il loro destino. Comptes rendus bibliographiques Ouvrages adressés à la Revue archéologique Table annuelle
Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers - historiques, géographiques, culturels, littéraires - et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
Issu des XXIVe rencontres franco-italiennes sur l’épigraphie du monde romain, ce volume explore la place et l’usage des inscriptions au cœur urbain et architectural des cités du monde romain, sur le forum mais aussi sur son équivalent dans la partie hellénophone de l’empire, l’agora.L'étude des inscriptions est devenue inséparable de leur mise en contexte archéologique. Lieu stratégique au c'ur de la cité, scène de ses jeux de pouvoir et de ses enjeux de mémoire, la place publique est investie par des pratiques épigraphiques aux fonctions multiples : expression de l'évergétisme, célébration et hommages pour les notables, les protecteurs et le pouvoir impérial, mais aussi publicité des règlements, témoignage d'un quotidien institutionnel, jusqu'à l'expression individuelle à travers les graffitis... À travers des études de cas , les contributeurs du volume replacent les inscriptions dans leur contexte archéologique et historique mais aussi social, institutionnel et culturel afin de mieux comprendre et illustrer la diversité des usages de l'écrit sur la place publique.
Cet ouvrage est l'un des premiers travaux collectifs issus du projet ANR intitulé RIIG Recueil informatisé des inscriptions gauloises. Comme son nom l'indique, il s'inscrit dans la continuité d'un recueil en format papier antérieur, le Recueil des inscriptions gauloises (RIG), publié entre 1985 et 2002 comme supplément n.45 à la revue Gallia. Le projet du RIIG s'est attaché à mettre à jour et à enrichir les données publiées dans les volumes du RIG, I (textes gallo-grecs) et du RIG, II.1 (textes gallo-latins sur pierre) en les mettant à disposition de la communauté scientifique sur une plateforme informatique. Avec cet ouvrage, nous avons souhaité réaliser une synthèse problématisée de données disponibles concernant l'épigraphie lapidaire en gaulois transalpin et dépasser la notion d'inventaire. Notre propos vise donc à mieux comprendre en quoi l'épigraphie en langue gauloise sur pierre nous renseigne sur la structuration de la société celtique de Gaule transalpine entre le IIe s. a.C. et le Ie s. p.C. Cette synthèse rassemble le travail de plusieurs spécialistes, archéologues, épigraphistes, linguistes et historiens et constitue une monographie collective la plus à jour possible de nos connaissances actuelles sur ce dossier.