L'Etat et les droits des femmes. Des institutions au service de l'égalité ?
Dauphin Sandrine
PU RENNES
12,00 €
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EAN :9782753511002
Cet ouvrage retrace l'historique et révolution de la prise en compte institutionnelle des questions de "droits des femmes", ou plus largement "d'égalité des sexes", des années 1960 jusqu'à nos jours. Il s'agit de comprendre les logiques de l'Etat qui ramènent, dans un contexte politique, économique et social déterminé, à agir, à l'aune des contraintes qui sont les siennes, pour les femmes en particulier. Est ainsi interrogée la manière dont s'articulent les intérêts de l'Etat d'une part (électoraux, financiers, organisationnels, politiques) et des groupes de femmes d'autre part Organes consultatifs, structure administrative, secrétariats d'Etat et ministères dédiés constituent ce qui est désigné par le terme de féminisme d'Etat. Les réflexions, les actions, voire les politiques menées par ces différentes institutions en faveur des droits des femmes sont ici précisément décrites. Les stratégies qu'elles ont pu développer pour intégrer la dimension du genre dans les politiques publiques ont largement varié dans le temps. Toutefois la question qui demeure est de savoir comment légitimer une action interministérielle sans avoir clairement ni le statut ni l'autorité nécessaire. Le plus souvent marginalisées, ces institutions se sont néanmoins inscrites dans un processus de normalisation. Ce dernier n'a toutefois pas suffi à les protéger d'un effet de dilution de l'objectif d'égalité des sexes dans des politiques et dispositifs plus généraux.
Nombre de pages
134
Date de parution
25/05/2010
Poids
224g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753511002
Titre
L'Etat et les droits des femmes. Des institutions au service de l'égalité ?
Auteur
Dauphin Sandrine
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
224
Date de parution
20100525
Nombre de pages
134,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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