Eric Dardel appartient à cette génération d'hommes et de femmes dont Albert Camus comprit très tôt qu'elle était vouée non pas à refaire le monde mais à empêcher qu'il ne se défasse. A l'heure où la mondialisation questionne tout un chacun par ses aspects contradictoires, l'oeuvre d'Eric Dardel nous semble offrir la possibilité de mieux la saisir, sinon de la comprendre, dans ses multiples phénomènes. Fort de ses 416 pages, ce recueil rassemble pour la première fois les écrits d'Eric Dardel (1899-1967). Fil rouge plutôt que somme, le livre, né de la collaboration entre Alexandre Chollier et Eric Waddell, donne à découvrir une pensée questionnant le monde, portée qu'elle est par le désir de le comprendre. Trois axes le constituent, traçant les contours de trois domaines en interaction : l'histoire, la géographie et l'anthropologie ; le dernier étant nourri par une lecture approfondie de l'oeuvre du beau-père d'Eric Dardel, le missionnaire et ethnologue Maurice Leenhardt. Cet ouvrage de référence contient par ailleurs une bibliographie cartographiant avec une précision inédite les champs d'exploration d'Eric Dardel (près de 260 références sont répertoriées), dont l'intégralité des textes parus entre 1928 et 1958 dans la revue protestante Le Christianisme au XXe ? siècle dirigée par Paul Gounelle, témoignage en tous points remarquable et qui demeure à être étudié et partagé.
Nombre de pages
407
Date de parution
15/01/2014
Poids
475g
Largeur
129mm
Plus d'informations
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EAN
9782940517053
Titre
Ecrits d'un monde entier
Auteur
Dardel Eric ; Chollier Alexandre ; Waddell Eric
Editeur
HEROS LIMITE
Largeur
129
Poids
475
Date de parution
20140115
Nombre de pages
407,00 €
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Résumé : Nicholas Thomas propose dans ce livre une histoire à la fois accessible et neuve de la colonisation du Pacifique au XIXe siècle - chapitre méconnu de l'histoire mondiale. Plutôt que de mettre en avant la progression implacable des puissances occidentales, il fait le récit des itinéraires croisés de dizaines d'individus sillonnant le grand océan. Cette histoire au ras des flots restitue aux Océaniens de Tahiti, d'Hawaï i, des Fidji ou du Vanuatu leur place d'acteurs parmi les baleiniers, explorateurs, militaires, missionnaires et autres négociants venus conquérir les populations insulaires. A suivre les tribulations des uns et des autres, on découvrira un monde plongé dans la dévastation, riche pourtant de dynamiques qui ont configuré le Pacifique d'aujourd'hui.
Confessions extatiques est un livre à part dans l'oeuvre de Martin Buber. L'auteur le publie en 1909 à l'âge de 30 ans, bien avant de devenir une figure intellectuelle mondialement reconnue. L'ouvrage réunit de nombreux témoignages et textes mystiques issus de multiples sources et de différents siècles. Du monachisme grec à l'hindouisme en passant par la pensée des soufis ou les paroles de Lao-Tseu. "Ce sont des citations d'hommes fervents issus de nombre d'époques et de peuples que je rassemble depuis des années, dira-t-il. Outre leur grand intérêt pour l'histoire de la mystique, ils me paraissent psychologiquement remarquables : ils veulent communiquer l'immédiat, une expérience muette ; et, esthétiquement, l'étrange, le hors-norme, en même temps empreint d'une merveilleuse poésie". Un livre resté méconnu et qui pourtant laisse entrevoir les développements futurs de la pensée de Martin Buber, notamment ses recherches autour d'un socialisme communautaire (Utopie et socialisme), sa réflexion sur l'altérité et la figure de l'Autre (Je et Tu) et son étude autour du judaïsme hassidique (Les Récits hassidiques). Un ouvrage clé pour comprendre et éclairer la pensée du grand philosophe.
Où que nous soyons, ce que nous entendons est essentiellement du bruit. Lorsque nous n'y prêtons pas attention, cela nous dérange. Lorsque nous l'écoutons, nous le trouvons fascinant. Le son d'un camion à 50 miles à l'heure. Les parasites entre les stations de radio. La pluie. Nous voulons capturer et contrôler ces sons, les utiliser non comme des effets sonores, mais comme des instruments de musique.
Luxemburg Rosa ; Pic Muriel ; Weill Claudie ; Badi
Quoi de plus iconoclaste qu'un herbier composé entre quatre murs, sans l?étendue de la nature ? Comme une contradiction dans les termes. L'herbier de Rosa Luxemburg est une archive sans équivalent. Troublante et attachante, sa fragilité et son histoire en font un témoignage de résistance et d?évasion, une fabrique de formes et de joie, un document sur le sentiment politique de la nature, fondement de toute écologie.Composé de sept cahiers datés d'avril 1915 à octobre 1918, l'herbier a pu être réalisé par la révolutionnaire emprisonnée grâce à l'amitié sans faille de quelques femmes, ses amies intimes dont la féministe Clara Zetkin. Au-delà des quelques fleurs et mauvaises herbes de la cour de la prison que Rosa glane lorsqu'elle sort sous surveillance, ce sont ses proches qui lui envoyèrent par lettres des spécimens séchés ou des bouquets de fleurs fraîches qu'elle-même pressait. Aux planches de l'herbier répond ainsi tout une correspondance où il est question de botanique, de nature, de romantisme allemand, d'amour de toutes créatures, et cela, « en dépit de l'humanité ». Rosa Luxemburg ne cesse d'encourager ses proches à garder leur joie de vivre et leur gaieté alors que les nuages qu'elle entraperçoit par une fenêtre à barreaux se chargent des couleurs de la guerre et de l'acier.Herbier de prison est constitué de 133 planches botaniques accompagnées de la traduction des légendes manuscrites de celles-ci. Cet ouvrage recueille également une soixantaine de lettres, dans lesquelles la révolutionnaire évoque sa passion pour les plantes, ainsi que pour les animaux. Des documents inédits en français complètent le volume, notamment un journal où Rosa Luxemburg consigne les faits et gestes de sa vie d'incarcérée.
Riprap est le premier recueil du célèbre poète étatsunien Gary Snyder (Prix pulitzer en 1975 pour Turtle Island et membre éminent de la beat generation). Il paraît en 1959 à Kyoto, alors que le poète réside au temple Daitoku-Ji de la secte rinzai zen et suit les enseignements du maître Oda Sesso Roshi.Riprap est un livre fondateur. « Il s'ouvre sur un ensemble de poèmes rédigés autour de la transparence des montagnes et du travail, et se referme sur d'autres rédigés au Japon et en mer. Le titre Riprap célèbre le travail des mains qui déplacent la roche pour faire des pistes ; (?) ma première saisie de l'image de l'univers entier comme interconnecté, interpénétré ; ses composants se reflétant et s'embrassant mutuellement. »Gary Snyde, extrait de la postface.En 1955, Gary Snyder travaille comme garde forestier, préposé à l'aménagement et l'entretien des sentiers de Piute Creek dans le parc national de Yosemite, en Californie. Cette expérience de vie sera au départ l?écriture de Riprap. Durant cette période il traduira brillamment les poèmes du moine vagabond chinois Han-Shan. Gary Snyder s'est inscrit à l'American Academy of Asian Studies et y rencontre son professeur Alan Watts. Kenneth Rexroth le présente à Allen Ginsberg et Jack Kerouac, lequel s'inspirera de leur ascension du Pic Matterhorn au Parc national de Yosemite pour écrire The Dharma Bums dans lequel Gary Snyder y figurera sous le nom de Japhy Ryder. À la Six Gallery de San Francisco, toujours en 1955, il récite The Berry Feast avec Allen Ginsberg qui scandera The Howl en compagnie des poètes Kenneth Rexroth, Philip Whalen, Michael McClure. Dans la salle, on retrouve aussi : Peter Orlovsky, Jack Kerouac, Lawrence Ferlinghetti et Neal Cassady. Cet événement marque le début de qu'on appelle la San Francisco Renaissance.La présente traduction est la reprise de l?édition de 1965 intitulée, Riprap and Cold Mountain Poems, à San Francisco ? Four Seasons Foundation. Le recueil comprend les traductions des poèmes de Han-Shan.