Gracieux, frêles et pâles, ils cachent l'héritage de multiples guerres sous l'ébauche d'un sourire permanent. Ils portent des noms de fleurs, de couleurs et d'ancêtres héroïques. Napalmés, abandonnés, drogués, prostitués, ils ont été en première page de l'actualité lorsque l'horreur, la mort et la honte étaient leur lot quotidien. Aujourd'hui, les conflits politico-militaires se sont mis en veilleuse, mais l'indifférence mondiale a remplacé l'émotion. Pourtant, la malnutrition, les endémies et les épidémies les empêchent d'accomplir pleinement une enfance et une adolescence devant les préparer à l'existence souvent impitoyable qui les attend. Personne mieux que Duong Quin Hoa, femme et médecin, ne pouvait se battre pour eux contre la mortalité infantile, les maladies rampantes et surtout la sous-nutrition. Fille de ce Viêt-nam aux rizières gorgées de sang et de stoïcisme, elle donne sa vie aux enfants de son pays. Rien ne l'arrête, ni les menaces ni les haussements d'épaules. Elle forme de jeunes médecins afin d'établir un réseau de prévention dans les régions les plus éloignées des grands centres. Sa vie est tissée d'aventures, d'épreuves, mais aussi d'espérance. Nommée ministre de la Santé, elle renonce rapidement à ses fonctions officielles pour retourner travailler au chevet des petits malades. Elle y est toujours. Hoa est le témoin de l'enfant vietnamien, de son passé, de son présent et de son avenir. Jacques Danois fut grand reporter à RTL pendant les années de guerre. Depuis 1963, il séjourne et voyage au Viêt-nam. Pendant une vingtaine d'années, il a dirigé les services d'information de l'Unicef en afrique et en Asie. Son récit n'est pas celui d'une simple rencontre avec l'un de ces milliers de médecins du tiers-monde travaillant dans la difficulté et l'anonymat pour sauver " les petits de l'homme " d'un destin injuste. Il a beaucoup regardé et écouté le Viêt-nam. Son expérience ne peut qu'ainsi aider le lecteur à mieux connaître la vie des enfants de ce pays de rizières. N'en sont-ils pas la moisson fragile ?
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Date de parution
02/03/1994
Poids
275g
Largeur
135mm
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EAN
9782213592176
Titre
MOISSON FRAGILE - LES ENFANTS DU DOCTEUR HOA
Auteur
DANOIS JACQUES
Editeur
JUBILE
Largeur
135
Poids
275
Date de parution
19940302
Nombre de pages
0,00 €
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Résumé : Qu'ils aient combattu au Viêt-nam pour ou contre le communisme, des milliers de jeunes hommes ont connu l'étrange fraternité de l'angoisse et d'une bien silencieuse espérance. Ils se nomment Tran ou Charly, Bao ou Brian. Certains ont appartenu au corps des Marines, de la Navy, de la First Cav ou du Big Red One américain. D'autres étaient soldats de l'Armée sud-vietnamienne sous l'autorité des généraux Ky et Thieu, d'autres encore Viêt-congs et bo-doi, guérilleros du Sud ou soldats de l'armée régulière du Nord-Viêt-nam. Quelque soit leur camp, ces jeunes guerriers ont enduré les mêmes souffrances, côtoyé la même mort, gardé les mêmes blessures. Loin des statistiques, au-delà des noms gravés dans la pierre ou sur des plaquettes d'ancêtres, sous l'anonymat des corps perdus, Jacques Danois raconte, alliant la pudeur à la vérité crue, comment le destin a fait de ces ennemis de combat des frères d'infortune. Grand reporter à RTL, il a suivi sur le terrain la guerre du Viêt-nam et pataugé dans la jungle avec les combattants. Il a constaté le stoïcisme des résistants du Nord comme du Sud. Il a vu les enfants napalmés, les villages détruits, les cages des prisons. Il a écouté et consulté. Mais il s'est surtout souvenu. Il a trempé sa plume dans la compassion et dans une certaine révolte pour témoigner du sort passé, présent et à venir de ces " frères dans la rizière ". Il a continué ses enquêtes depuis la fin du conflit en 1975 jusqu'à nos jours. Sa grande objectivité, sa recherche de vérité lui ont permis de rester libre pour brosser les portraits de ces hommes et femmes qu'il a rencontrés. Dès les premières lignes, le lecteur est plongé dans l'atmosphère des rizières et de la jungle vietnamienne. Les récits captivants nous transforment en témoins directs de cette aventure.
Résumé : Les enfants vietnamiens qui naissent aujourd'hui seront-ils victimes demain d'une nouvelle guerre : celle qui oppose l'Ancien et le Nouveau ? Depuis des années, les " longs nez ", les étrangers, qu'ils soient français ou américains, ont suggéré aux jeunes Vietnamiens d'abandonner le culte confucéen des ancêtres qui, aux yeux des Occidentaux, paralyse l'initiative personnelle et la marche individuelle vers le progrès. Les Vietnamiens attachés à la tradition séculaire ne sont-ils pas les otages de leur clan, de leurs familles, de leur dynastie ? Il n'est pas dans les habitudes des Vietnamiens de tenir compte des critiques nées dans les cerveaux peu imprégnés de leur culture millénaire. Mais depuis la fin de la " guerre des Américains ", le progrès a pris pied sur la terre indochinoise. Depuis quelque temps, les boats people ont renvoyé leurs enfants au pays de leurs ancêtres. Ce sont eux aujourd'hui qui, par le biais de leur vie passée en Europe ou en Amérique, veulent démontrer à leurs jeunes cousins que la vie moderne ne doit pas être paralysée par des traditions vétustes. De Vietnamien à Vietnamien, ce message, et parfois le mépris, provoque une cassure dans la solidité de leur société. Confucius est en plein désarroi. C'est en ami du Vietnam que Jacques Danois, familier de ce pays depuis bientôt quarante ans, raconte ce nouveau tournant de la vie vietnamienne : à l'aide de faits véritables, il relate l'histoire des Nguyen dont chaque membre, du plus âgé au plus jeune, se retrouve confronté au choc du changement des mentalités. A l'heure où le Vietnam doit concilier la tradition et la modernité, la famille de Thuy saura-t-elle accepter le changement des c?urs et des esprits de ses membres ? Les doutes ou certitudes de trois générations sont évoqués avec émotion et pudeur, dans un grand respect de l'âme vietnamienne.
Tranche de vie ou tranche de mort ? Ham, témoin d'une partie tragique de l'Histoire du Viêt Nam, n'a-t-il pas traversé deux guerres, celle des Français, et celle des Américains, n'a-t-il pas vécu tant de déchirements ? Pourtant Ham ne veut pas témoigner d'autre chose que du riz qui pousse et des êtres aimés qui meurent. Ni chrétien, ni bouddhiste, il est imprégné d'animisme. Les mains jointes, à plat l'une contre l'autre, il s'envole parfois vers un espace mystérieux ou se dissolvent les pensées, les prières et les volutes de fumées provenant des baguettes d'encens qu'il offre à ses ancêtres. Enfant du Tonkin profond, il n'a jamais quitté le Nord du Vietnam. " Sujet de l'oncle Ho " (Ho Chi Minh), il ne lui a jamais porté d'autres respects que ceux qui l'on doit aux Aînés devenus sages grâce à l'expérience du temps qui passe. Ham est-il un homme d'indifférence ? Non, il est simplement un être humain, un laboureur, dont l'espérance est représentée par toutes les sortes d'éclosions, humaines ou végétales. Éduqué selon les règles confucianistes, il ne les a pourtant pas vraiment admises ou comprises. La hiérarchie du pouvoir et les pouvoirs des hiérarchies l'ont quelque peu choqué à certains moments de sa vie et, sûrement, à celui de sa mort. Pourquoi obéir à la feuille morte plutôt qu'à la pousse jeune et riche en promesses de vigueur et de santé ? Des pensées comme celles-là, on les garde pour soi : Il ne faut pas faire perdre la face aux anciens. Jacques Danois se fait biographe des inconnus vietnamiens qui sont la chair et le sang de ce pays de tendresse cruelle.
Les 2 et 3 juin, ce sont des entreprises appartenant à l'industrie chimique, à l'alimentation, au textile, aux industries graphiques, à l'ameublement qui sont paralysées par la grève et occupées (...) Le 4 juin, les grèves s'étendent encore: les camionneurs, la distribution des journaux, les restaurants et hôtels, le livre, la serrurerie, l'orfèvrerie, la distribution d'essence, les laboratoires pharmaceutiques, l'habillement, le bâtiment, le gaz, l'agriculture (...) Partout où elles éclatent, les grèves s'accompagnent d'occupation, partout elles rassemblent la quasi-totalité du personnel; partout elles sont immédiatement appuyées par la sympathie active de la population (...) Le désordre apparent des mouvements dispersés peut se transformer en une manifestation puissante, en un mouvement général dont les conséquences seront peut-être redoutables.". La réalité de juin 1936 que nous fait découvrir cet ouvrage est bien différente de la version forgée par les dirigeants des partis du Front populaire, et reprise par leurs héritiers politiques. Jacques Danos et Marcel Gibelin montrent que ce ne fut pas le gouvernement du Front populaire de Léon Blum qui accorda à la classe ouvrière les 40 heures, les congés payés, le droit d'élire des délégués, ou les importantes augmentations de salaires. Tout cela fut arraché par la grève. Les accords Matignon ne furent pas un cadeau offert à la classe ouvrière pour la récompenser d'avoir bien voté, mais un contre-feu mis en place à la hâte par le patronat et le gouvernement Blum soutenu par la CGT et les partis de gauche, animés par une même préoccupation: tenter de ramener dans son lit le torrent de la grève. Ils y réussirent, mais difficilement. Ce livre a été édité pour la première fois en 1952. Son intérêt est d'abord historique. Les auteurs ont su nous faire revivre cette période et le mouvement gréviste de manière enthousiasmante et détaillée. Tous ceux qui sont partie prenante des combats des travailleurs y retrouveront l'atmosphère, l'élan de ce grand moment du mouvement ouvrier. Ils y trouveront aussi des leçons qui éclairent la période actuelle..
Diptyque : Premier volet. Enracinement. Jésus reconnu comme ami en son Eucharistie. Enfance préservée dans la proximité des grands témoins : Maritain, Foucauld, Journet, Ghikha... tant d'autres ! Jeunesse fécondée à la lumière des pères de l'Eglise dans la grande tradition monacale puis érémitique (sur une île au Rwanda ! ). Deuxième volet. Partage. Jésus reconnu comme pauvre en ces jeunes assoiffés de sens. Maintenant, le témoin c'est lui. La lumière il la porte. Pour eux, ordination sacerdotale, fondation de l'école catholique de prière et d'évangélisation "Jeunesse lumière". 44 tournées missionnaires en 50 pays, près d'une centaine de livres, des milliers d'enseignements, d'articles.... Un diptyque ouvert pour nous sur deux icônes de transcendance, de beauté, de fécondité. Dès lors, suspendons notre marche, oublions réseaux sociaux, déceptions, blessures et partageons cette contemplation, retrouvons la transcendance, osons, à notre tour, ouvrir notre intelligence et notre coeur à la beauté, laissons-nous emporter par le courant tantôt paisible, tantôt jaillissant, d'une vie de prêtre d'autant plus heureuse que donnée. Il nous en dévoile la source. Déjà le vent du large. Enfin l'océan... mais c'est l'Amour... la Vie Eternelle !
Le catholicisme a dû se présenter d'abord aux Juifs et aux Grecs, puis à l'Islam aux religions traditionnelles, aux Sagesses de l'Extrême-Orient. En Europe, il est confronté aux diverses philosophies des XVIIIe et XIXe siècles, à l'humanisme athée, au marxisme. Aujourd'hui, il doit tenir compte des sciences humaines. Les manières, comme les auditeurs, ont fort varié à travers les siècles. Comment a-t-il pu résister, s'expliquer, répondre en face de ces diverses tendances'Il a fallu présenter la foi et convaincre l'interlocuteur réticent, voire hostile. Il a fallu renouveler les arguments et l'attitude, remplacer l'agressivité par le dialogue. Il a fallu se montrer, plus que démontrer. Tels sont les propos et le ton de cet ouvrage qui reprend, en la rénovant, une tradition en remontant au Christ. André Manaranche est né en 1927. Il est prêtre de la Compagnie de Jésus depuis 1961 et appartient à la communauté de Vanves (Centre de recherche et d'action sociales). Il donne un cours de morale politique à l'Institut catholique de Paris. Depuis 1966, il s'est attaché à confronter la dogmatique chrétienne aux requêtes des sciences humaines et de la société moderne, pour redire de façon neuve la foi de l'Eglise.