« Oui, j'ai profité de ma peau claire ! Ne pas pouvoir étudier, ni aller à l'université, ni devenir architecte, être forcé de rester Omar Khan, métis, fils d'un entrepreneur récemment ruiné, c'était une forme de mort ! Alors je suis devenu Oscar Kahn... C'était comme passer d'une dimension du monde à une autre, le temps et le lieu restaient les mêmes, mais leurs surfaces prenaient une autre texture. Les nuits, surtout. À la tombée de la nuit, dans les townships, on ne sait jamais qui est innocent et qui ne l'est pas. »Au pays de l'apartheid, il aura suffi à Omar Khan de modifier légèrement son prénom et son nom pour que de musulman et métis - « coloured », selon la loi - il devienne juif et blanc. Il peut désormais travailler avec des Blancs, courtiser une femme blanche, l'épouser. Aller jusqu'au bout de la transgression.En apparence, du moins. Car des ombres risquent toujours de surgir du passé.
Nombre de pages
381
Date de parution
02/09/2004
Poids
380g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782715223776
Titre
Fruit amer
Auteur
Dangor Achmat ; Finkelstein Pierre-Marie
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
140
Poids
380
Date de parution
20040902
Nombre de pages
381,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Oui, j'ai profité de ma peau claire ! Ne pas pouvoir étudier, ni aller à l'université, ni devenir architecte, être forcé de rester Omar Khan, métis, fils d'un entrepreneur récemment ruiné, c'était une forme de mort ! Alors je suis devenu Oscar Kahn... C'était comme passer d'une dimension du monde à une autre, le temps et le lieu restaient les mêmes, mais leurs surfaces prenaient une autre texture. Les nuits, surtout. A la tombée de la nuit, dans les townships, on ne sait jamais qui est innocent et qui ne l'est pas. Au pays de l'apartheid, il aura suffi à Omar Khan de modifier légèrement son prénom et son nom pour que de musulman et métis - " coloured ", selon la loi - il devienne juif et blanc. Il peut désormais travailler avec des Blancs, courtiser une femme blanche, l'épouser. Aller jusqu'au bout de la transgression. En apparence, du moins. Car des ombres risquent toujours de surgir du passé.
Dans la vie de Samad, plus rien ne va: la maison familiale est sur le point d'être détruite par les bulldozers, et son amour pour Leila est menacé. L'attente est longue, trop longue. Samad se rend chez son rival. Mais le pire est à venir... Servie par une écriture minimaliste, la quête hallucinée de Samad se transforme en une odyssée moderne où les fantômes doivent être éradiqués. C'est une question de survie. Biographie de l'auteur Achmat Dangor est né en 1948, à Johannesburg, de parents d'origine asiatique. Membre de l'association culturelle Black Thoughts, il fut interdit de publication sous le régime de l'apartheid, et a été enseignant au City University de New York. Poète, dramaturge et romancier traduit dans plusieurs langues, dont l'hébreu, il travaille actuellement comme expert en développement rural pour le compte d'une agence sud-africaine. Waiting for Leila a obtenu le prix Mofolo-Plomer en 1979.
Deux femmes, l'une peintre australienne, Anne Dangar, et l'autre céramiste française, Jacqueline Lerat. Deux femmes artistes majeures du XXe siècle qui ont entretenu une correspondance pendant une décennie. Deux figures singulières tout en étant représentatives de leur temps. Deux femmes déterminées qui s'épaulent et s'encouragent face à un milieu artistique et artisanal encore largement dominé par les hommes. Deux femmes de deux générations différentes qui nous révèlent l'évolution d'un féminisme artistique. Cet ouvrage présente les lettres d'Anne Dangar destinées à Jacqueline Lerat, précieusement conservées par cette dernière, ainsi que le texte de Jacqueline Lerat sur Anne Dangar, rédigé à la fin de sa vie. La correspondance, richement annotée, plonge le lecteur dans le contexte historique, artistique et social des années 1940-1950. La conférence est à la fois un témoignage et un hommage rendu à l'autre bout du siècle par une artiste mûre, avec tout le recul et les bénéfices de l'expérience accumulée. Le graphisme et la documentation photographique qui accompagnent ces textes sont partie prenante de ce projet d'édition dès ses origines. Ils donnent vie et assurent une présence contemporaine à ces témoignages qui nous parlent aussi d'aujourd'hui.
Pendant des années j'ai vécu dans un mythe. J'écrivais sur lui un texte sans cesse remis en chantier. Tout ce que je vivais y entrait, hommes, villes, livres, saisons en enfer, jouissances, colères, tout y passait, à la fois structure vitale et machine romanesque le mythe accueillait tout. Un jour, j'ai mis ce manuscrit de côté pour écrire d'autres romans : ils n'ont jamais fait que le crypter. Alors je suis revenue à cette matrice, redescendue dans le souterrain. Perséphone 2014, c'est un nouveau point d'intersection entre cette histoire (cette vieille histoire folle) et la mienne, entre l'archaïque et l'ultra-contemporain. Que se passe-t-il quand un mythe s'empare d'une vie ? Quand il la pulvérise en passions brutes, en événements élémentaires ? Ce que j'entends de Perséphone, de cette voix très ancienne, très chantante, c'est ça : le désir d'être matière, d'un moi chaviré et d'un monde à l'envers. Mais aussi : comment sortir de ce désir - revenir des Enfers ? D'ailleurs, faut-il en sortir ? Et où est l'enfer ? Du côté des racines, des somptueux ravages et des incendies muets ? Ou dans les règnes de surface, les formes lisses, les ordres licites, les rites institués ? Reprendre Perséphone, c'est continuer, obstinée, à interroger le secret qui noue ensemble, très serrées, la jouissance, la mort et l'écriture. " G. A.
Ces entretiens inédits ont précédé la chute du communisme dont Eugène Ionesco a eu avant d'autres la prémonition. Mais ils engagent le lecteur d'aujourd'hui bien au-delà de ce séisme politique. Les Ruptures de silence éclairent les limites de l'engagement politique pour les artistes et préviennent de nouvelles trahisons possibles. Elles annoncent aux clercs du troisième millénaire qu'il ne leur reste que la pauvreté de Job en fait d'idéologie et, partant, la liberté totale d'expression. Nos échanges ont eu lieu dans une "traversée du désert" du créateur qui le mettait dans un état de lucidité extrême. La force émotionnelle qui se dégage de son interrogation sur la condition humaine nous rend la voix de Ionesco présente et fraternelle. André Coutin.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.