Aujourd'hui, il serait plus facile de dire que je ne m'en souviens qu'à peine, à travers le brouillard de ma mémoire qui s'épaissit avec les années, mais il n'en est rien. Je revois tout, je revis tout, à en chialer ; surtout les détails insignifiants du contexte, des insultes, des gestes et paroles, les terribles regards assassins de mon père. Les tentatives pour m'ôter de sa vue en m'ôtant la vie sont comme une sorte de chantage pour m'humilier, me terroriser ; cette fois-ci, il s'en est fallu de peu. Mais dans ma tête, je n'en pouvais plus, je ne sais pourquoi, une force intérieure m'animait, me poussait à m'enfuir, partir loin. De toute façon, me recroqueviller au sol et faire le dos rond n'avait jamais arrêté ses coups ; alors aujourd'hui, je m'en moquais, je me laissais faire, et je crois que je n'en avais même plus conscience, comme dédoublée de mon vrai moi. " Certaines enfances ont un goût plus amer que sucré, laissent en soi des blessures qui ne cicatrisent pas... et que seule l'écriture peut exorciser ou dénoncer. C'est le cas de L. Dalier Pahaut qui revisite ici ses jeunes années passées dans la peur du père, dans les humiliations et la violence exercées par lui. Loin de tout pathos, l'auteur raconte ainsi ce quotidien-là, vécu dans une crainte perpétuelle, ainsi que les épisodes de rage marquants... Toutefois, peu à peu, s'exprime la sourde volonté de s'en sortir, de s'évader et de construire, patiemment et envers et contre tout, son bonheur avec les siens. Qu'importent les épreuves et le temps que cela prendra... De l'ombre à la lumière, un témoignage inspirant !
Nombre de pages
126
Date de parution
30/05/2025
Poids
160g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782342059069
Auteur
Dalier Pahaut Laëtitia
Editeur
PUBLIBOOK
Largeur
148
Date de parution
20250530
Nombre de pages
126,00 €
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Jack Kerouac, icône de la beat generation, meurt il y a cinquante ans, laissant derrière lui une oeuvre littéraire qui fait de lui un des auteurs américains les plus importants du XXe siècle. Cependant jusqu'à l'âge de six ans, sa langue maternelle fut le français et son père lui répétait "TiJean n'oublie jamais que tu es breton". Fort de cette tradition familiale, l'écrivain a multiplié les initiatives afin d'identifier son ancêtre, mais la mission s'est avérée difficile tant ce dernier avait semé son parcours de fausses pistes. Désireux d'aller au bout de cette quête, la généalogiste Patricia Dagier a traqué le moindre indice dans les archives en France et au Québec tandis qu'Hervé Quéméner a suivi la quête bretonne de l'écrivain à travers sa vie et son oeuvre. Si Jack Kerouac s'est approché au plus près de la vérité, il aura fallu le travail solide de ces deux passionnés pour nous la dévoiler.
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Ceux qui cherchent une introduction générale à la linguistique gallo-romane qui la présente dans toutes ses dimensions (structurales, sociales, géographiques et historiques), en alliant données empiriques et abstraction théorique, la trouveront dans ce livre. Fruit d'une collaboration internationale, il constitue la synthèse la plus à jour des différentes composantes de cette discipline scientifique. Y sont en effet présentés une définition du champ concerné, un état critique des outils et des sources qui fondent les analyses dialectologiques, philologiques, diachroniques et sociolinguistiques, mais également les principales approches, interrogations et pistes de recherche des spécialistes d'aujourd'hui. Ce volume montre aussi que certains problèmes caractéristiques du domaine gallo-romain trouvent leur résolution dans la prise en compte de la répartition dialectale et des mécanismes diachroniques. Remettant en cause bien des idées reçues et éclairant d'un jour nouveau l'étude du langage, en général, il est appelé à devenir un ouvrage de référence.
L'homme se targue d'entretenir avec le chien une relation toute particulière. On dit même qu'il y a de l'amour qui passe de l'un à l'autre. Mais quand on voit des chiens servir de substituts aux enfants, quand on assiste aux dérives guignolesques de l'industrie, quand on entend les motifs d'abandon, quand on connaît l'action cynique des hommes dans la création des races, on est en droit de se demander de quel type d'amour il est véritablement question, et même quelles sont les frontières de celui-ci. Voilà des sujets que soulèvent à leur manière les différents chiens qui témoignent dans cet ouvrage poil à gratter.
L'apparente sémasiologie du glissement de la croyance en un dieu extérieur à nous en Absolu immanent, Dieu-en-Soi étant la cause immanente donc non transitive, rend l'Homme et son destin unique créateur de l'univers et de la vie. Ce n'est pas peu dire! La finalité de l'univers par le sens ontologique dévoilé, à un moment où l'humanité, dans son ensemble, a commencé à perdre définitivement le sens commun de sa propre existence, est à marquer d'une glorieuse épitaphe: mort et rédemption. Ouvrage majeur de la physique noétique, le présent opus, en alliant l'électromagnétisme à la gravitation universelle d'une manière directe donc naturelle, en montrant par un développement proprement noétique ce que signifie - en vérité - la gravitation par sa prééminence quantique, introduit magistralement la notion (ancienne mais totalement ignorée par notre époque matérialiste) de démiurgie. Nous sommes ici en pleine métaphysique - à son sens syntaxique - où l'accomplissement de l'homme en Homme ouvre la compréhension progressive, majeure et décisive à cette réalisation, vérifiée par le vécu ? secret et inénarrable ? et son tremplin démonstratif par la mathématique ce que l'auteur nomme Dieu-en-Soi.
A travers le destin bouleversant de Nima, Les tourbillons de l'amour explore les multiples visages du sentiment amoureux : passion, illusion, trahison, espoir, renaissance. De l'Europe à l'Afrique, entre modernité et traditions, le récit entraîne le lecteur dans une traversée émotionnelle intense, où les coeurs s'attachent, se brisent, puis tentent de se reconstruire. Roman de l'exil et du retour aux sources, fresque sociale et humaine, ce texte met en lumière les fractures du monde contemporain : inégalités, désillusions, violences invisibles, mais aussi la force de la solidarité, de l'engagement et de la résilience. Les amours de Nima, tantôt lumineuses, tantôt destructrices, deviennent le miroir de nos propres contradictions. Avec une plume sensible, imagée et profondément habitée, Daniel Sadié signe un récit où l'intime rejoint l'universel, rappelant que l'amour, aussi douloureux soit-il, demeure l'un des plus puissants moteurs de l'existence. Un roman poignant, traversé par l'espérance, qui interroge la capacité de l'être humain à aimer, à tomber, et surtout... à se relever.
Seconde moitié du XIXe siècle. Sous l'impulsion de l'Anglaise Florence Nightingale qui s'était distinguée lors de la guerre de Crimée, la profession d'infirmière connaît un formidable élan progressiste. Elle vit même une révolution essentielle : fondation d'une véritable formation, nouvelles méthodes de travail, encadrement accru permettent alors au métier de gagner en efficacité, en professionnalisme, en cohésion. Une mutation qui inspirera rapidement les Etats-Unis et des femmes américaines progressistes qui promouvront à leur manière ces idées et se feront un devoir et une mission de les transmettre. Ce sera le cas, mais plus timidement, en France, grâce à l'action de la Française Anna Hamilton. Hélas, loin de s'imposer dans l'Hexagone, notamment au lendemain d'une Première Guerre mondiale qui a pourtant permis de prendre conscience des avancées anglo-américaines dans le domaine du soin, ce modèle ne sera pas entièrement repris. Pour quelles raisons ? Retour sur l'histoire de la profession d'infirmière de part et d'autre de l'océan à travers les liens transatlantiques, les débats d'idées, les idéologies sous-jacentes, le genre et les appartenances religieuses qui s'affrontent. Avec une volonté affichée d'éclairer les pans méconnus de l'histoire et de replacer leurs acteurs essentiels à leur juste place, Evelyne Diebolt et Nicole Fouché relatent et analysent les évolutions du métier d'infirmière sur les sols anglo-américains et français. Une histoire d'abord séparée, puis menée en parallèle, avant une véritable rencontre sur le territoire français marqué par la Grande Guerre. Mais les multiples pressions, pour faire adopter par la France le modèle proposé par les Anglo-Américains, ne suffisent pas. Fruit d'une problématique inédite, cet essai nous rappelle encore que l'histoire des infirmières est indissociable de celle des femmes, de leur manière de s'approprier les métiers et d'en refaçonner les contours. Derrière le propos historique, ce sont donc des femmes d'avant-garde que cet ouvrage nous propose de découvrir.