Jack Kerouac, icône de la beat generation, meurt il y a cinquante ans, laissant derrière lui une oeuvre littéraire qui fait de lui un des auteurs américains les plus importants du XXe siècle. Cependant jusqu'à l'âge de six ans, sa langue maternelle fut le français et son père lui répétait "TiJean n'oublie jamais que tu es breton". Fort de cette tradition familiale, l'écrivain a multiplié les initiatives afin d'identifier son ancêtre, mais la mission s'est avérée difficile tant ce dernier avait semé son parcours de fausses pistes. Désireux d'aller au bout de cette quête, la généalogiste Patricia Dagier a traqué le moindre indice dans les archives en France et au Québec tandis qu'Hervé Quéméner a suivi la quête bretonne de l'écrivain à travers sa vie et son oeuvre. Si Jack Kerouac s'est approché au plus près de la vérité, il aura fallu le travail solide de ces deux passionnés pour nous la dévoiler.
Date de parution
17/01/2019
Poids
250g
Largeur
148mm
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EAN
9782360549313
Titre
JACK KEROUAC - DE L'AMERIQUE A LA BRETAGNE
Auteur
DAGIER/QUEMENER
Editeur
MOT ET LE RESTE
Largeur
148
Poids
250
Date de parution
20190117
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Aujourd'hui, il serait plus facile de dire que je ne m'en souviens qu'à peine, à travers le brouillard de ma mémoire qui s'épaissit avec les années, mais il n'en est rien. Je revois tout, je revis tout, à en chialer ; surtout les détails insignifiants du contexte, des insultes, des gestes et paroles, les terribles regards assassins de mon père. Les tentatives pour m'ôter de sa vue en m'ôtant la vie sont comme une sorte de chantage pour m'humilier, me terroriser ; cette fois-ci, il s'en est fallu de peu. Mais dans ma tête, je n'en pouvais plus, je ne sais pourquoi, une force intérieure m'animait, me poussait à m'enfuir, partir loin. De toute façon, me recroqueviller au sol et faire le dos rond n'avait jamais arrêté ses coups ; alors aujourd'hui, je m'en moquais, je me laissais faire, et je crois que je n'en avais même plus conscience, comme dédoublée de mon vrai moi. " Certaines enfances ont un goût plus amer que sucré, laissent en soi des blessures qui ne cicatrisent pas... et que seule l'écriture peut exorciser ou dénoncer. C'est le cas de L. Dalier Pahaut qui revisite ici ses jeunes années passées dans la peur du père, dans les humiliations et la violence exercées par lui. Loin de tout pathos, l'auteur raconte ainsi ce quotidien-là, vécu dans une crainte perpétuelle, ainsi que les épisodes de rage marquants... Toutefois, peu à peu, s'exprime la sourde volonté de s'en sortir, de s'évader et de construire, patiemment et envers et contre tout, son bonheur avec les siens. Qu'importent les épreuves et le temps que cela prendra... De l'ombre à la lumière, un témoignage inspirant !
Quand le rédacteur en chef de Corsica-Hebdo est tué par une bombe, Isaià, une journaliste sans compromissions, part en quête de vérités. Sa seule piste ? Des lettres anonymes concernant la présence d'un faux Delacroix dans la cathédrale d'Ajaccio. Ses recherches l'amènent à Marseille, où elle rencontre Jane, une jeune peintre qui, bon gré mal gré, l'épaulera dans une enquête se révélant bien plus dangereuse et tortueuse qu'il n'y paraît. De l'insondable maquis corse aux hôtels parisiens miteux, d'intimidations en enlèvements, elles seront poussées dans leurs retranchements. Belles sanguinaires, c'est aussi l'histoire de deux femmes qui se trouvent, dans l'incertitude et la douleur, sous la force vibrante et solaire d'un territoire et d'une culture au croisement de la Corse, de l'Italie et de la Provence.4e de couverture : Quand le rédacteur en chef de Corsica-Hebdo est tué par une bombe, Isaià, une journaliste sans compromissions, part en quête de vérités. Sa seule piste ? Des lettres anonymes concernant la présence d'un faux Delacroix dans la cathédrale d'Ajaccio. Ses recherches l'amènent à Marseille, où elle rencontre Jane, une jeune peintre qui, bon gré mal gré, l'épaulera dans une enquête se révélant bien plus dangereuse et tortueuse qu'il n'y paraît. De l'insondable maquis corse aux hôtels parisiens miteux, d'intimidations en enlèvements, elles seront poussées dans leurs retranchements. Belles sanguinaires, c'est aussi l'histoire de deux femmes qui se trouvent, dans l'incertitude et la douleur, sous la force vibrante et solaire d'un territoire et d'une culture au croisement de la Corse, de l'Italie et de la Provence.
Dans le matin qui hésite encore sur la conduite à tenir, elle pense que tous les mots laissés en jachère, dans un coin de la vie, finissent par croître librement, sauvagement parfois, pour mener en secret une vie de vauriens, toujours prêts à resurgir au détour d'une route faussement éclairée par la neige qui vient. Sur le bras du fauteuil en rotin, sa robe rouge pend, abandonnée, misérable. Au-dessus du petit bureau, le portrait de Fidel semble la dévisager, sans vergogne. La lettre de Ruben est toujours sur la table près de la fenêtre qui donne au sud. Elle l'a relue, ces jours derniers, plusieurs fois. Elle en connaît maintenant le rythme et le souffle. Lorsqu'elle l'a découverte, elle s'est sentie comme une écolière qui reçoit ses premiers mots d'amour. 25 novembre 2016. Raúl Castro annonce la mort de son frère. Depuis le plateau ardéchois, Jeanne sent le vent du passé raviver la flamme de ses idéaux. Lorsque la lettre d'un ancien camarade, amour de jeunesse inachevé, fait surgir les souvenirs, un puissant désir d'avenir la submerge. Depuis les roches brûlantes de Cassis, Ruben a trouvé la force d'écrire, lui qui ne sait plus rien d'elle depuis si longtemps. En dépit des convictions qui les ont amenés à se rencontrer et à s'aimer, c'est le départ de Jeanne pour Cuba qui a scellé leur éloignement. A moins que ce ne soit le refus de Ruben de la suivre, horrifié à l'idée de retrouver les drapeaux sanglants, lui qui a dû fuir l'Espagne franquiste. Mais peu importent les révolutions, seules leurs retrouvailles comptent car tout reste à vivre.
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