A la recherche d'authenticité dans la couleur et la matière, l'imaginaire du peintre Marc Chagall a exploré tous les registres de la création plastique. La puissance expressive de son oeuvre, habité par un sens inné de la composition et une profonde liberté narrative, s'est remarquablement adaptée à une grande diversité de langages artistiques et d'échelles d'exécution. En 1962, le gouvernement israélien lui commande une décoration pour le hall de la Knesset. Chagall conçoit alors le triptyque d'une tenture monumentale, qui sera tissée par la Manufacture des Gobelins, ainsi qu'un ensemble de mosaïques destinées aux murs et au sol dudit Parlement. En 1964, il fait la connaissance d'Yvette Cauquil-Prince, qui avait ouvert à Paris, en 1959, un atelier de tissage rue Saint-Denis, puis l'avait transféré, en 1962, rue des Blancs-Manteaux. Son habilité à traduire les compositions de Chagall en respectant les valeurs chromatiques de la palette originale séduit rapidement l'artiste. Yvette Cauquil-Prince devient alors son maître d'oeuvre et réalisera toutes ses autres tapisseries, à l'exception de la pièce créée, en 1973, pour l'entrée du musée national du Message biblique Marc Chagall, à Nice - aujourd'hui appelé musée national Marc Chagall -, dont l'exécution sera confiée aux Gobelins.
Nombre de pages
215
Date de parution
13/11/2015
Poids
1 300g
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EAN
9789461612595
Titre
Chagall. De la palette au métier, Edition bilingue français-anglais
L'aurore rouge est un recueil de poèmes écrits entre 2011 et 2015, publiés dans trois ouvrages successifs : Comme un cadavre qui dit je t'aime, L'écorchure, et A contre-jour. De quoi cela parle-t-il ? De vous, en poésie rouge. Rouge comme les joues d'un enfant, comme un vélo, comme du sang sur le trottoir. Rouge comme les lèvres d'une femme, comme une rose de Saint-Valentin, comme la couleur du féminicide. Le rouge qui appelle, qui interpelle, qui brille et qui habille. Le rouge qui guette, qui inquiète, qui tourmente et qui fait sombrer.
Réédité en tirage limité, Journal d'un génie est ici accompagné d'un DVD du court-métrage Un chien andalou de Luis Bunuel. Premier film surréaliste, cette ?uvre nous transporte dans un spectacle aux dangers protéiformes. Tels les mots d'un cadavre exquis, les images s'enchaînent, malmenant personnages et objets... Salvador Cali, coscénariste, est déjà un génie.
Suis-je un génie ? A cette question posée en tête de son livre, Salvador Dali répond en trois cents pages. Pour lui, cela ne fait plus de doute depuis son enfance. Il a eu, jusqu'au vertige, la conscience de son génie. C'est, paraît-il, un sentiment intime très réconfortant. Ses parents l'ont prénommé Salvador parce qu'il était destiné à être le sauveur de la peinture menacée de mort par l'art abstrait, le surréalisme conformiste, le dadaïsme et, en général, tous les "ismes" anarchistes issus de la Première Guerre mondiale. Le premier, Dali réclame l'honneur de retrouver la Tradition, mais après avoir expérimenté lui-même toutes les tentatives désordonnées de son temps. Ces étapes, il les a parcourues à une allure foudroyante, rejoignant d'un bond le Surréalisme, le personnifiant un court instant, le dépassant ensuite d'un autre bond pour aboutir des "montres molles" à ces deux chefs-d'oeuvre contemporains que sont la "Madonne de Port Lligat" et le "Christ d'après Saint-Jean de la Croix". Ce livre est un monument élevé par Salvador Dali à sa propre gloire. Si toute modestie en est absente, en revanche sa sincérité est brûlante. L'auteur s'y dépouille de ses secrets avec une impudeur insolente, un humour débridé, une cocasserie étincelante. Les adversaires de Dali y puiseront leurs petits arguments. L'auteur s'en moque puisque sa peinture répond pour lui. Les admirateurs de Dali découvriront, au contraire, ce qui fait la grandeur profonde de ce Catalan parti à la conquête du monde, et luttant seul contre les forces obscures de l'informe et du nihilisme. On ne s'étonnera pas non plus que cet oeil infaillible de peintre ait su voir, noter, retenir et faire revivre pour nous le monde qui l'a entouré, le snobisme dont il se gorge, l'ambition qui le dévore", Michel Déon.
Les mots et les images en sont légendaires : les déguisements et innombrables auto-mises en scène photographiques, ses commentaires ironiques, sarcastiques, humoristiques sur l'art, le marché de l'art, la critique d'art et l'histoire de l'art. On connaît moins en revanche le Marcel Duchamp qui savait s'engager avec empathie et développer une stratégie consciente pour les artistes de son milieu culturel contemporain : le commissaire d'expositions des années 1910 à sa mort en 1968, le juré et conseiller de collections, musées et galeries d'art moderne parmi les plus éminents. L'ouvrage parcourt environ soixante-dix expositions, complétées par les derniers résultats de recherche, et illustre la coopération étroite avec des personnalités importantes de l'époque : de Louise et Walter Conrad Arensberg, Katherine S. Dreier, Francis Picabia, Sidney et Harriet Janis à André Breton, Julien Levy ou Peggy Guggenheim.
Gillemon Danièle ; Draguet Michel ; Sojcher Jacque
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