Suis-je un génie ? A cette question posée en tête de son livre, Salvador Dali répond en trois cents pages. Pour lui, cela ne fait plus de doute depuis son enfance. Il a eu, jusqu'au vertige, la conscience de son génie. C'est, paraît-il, un sentiment intime très réconfortant. Ses parents l'ont prénommé Salvador parce qu'il était destiné à être le sauveur de la peinture menacée de mort par l'art abstrait, le surréalisme conformiste, le dadaïsme et, en général, tous les "ismes" anarchistes issus de la Première Guerre mondiale. Le premier, Dali réclame l'honneur de retrouver la Tradition, mais après avoir expérimenté lui-même toutes les tentatives désordonnées de son temps. Ces étapes, il les a parcourues à une allure foudroyante, rejoignant d'un bond le Surréalisme, le personnifiant un court instant, le dépassant ensuite d'un autre bond pour aboutir des "montres molles" à ces deux chefs-d'oeuvre contemporains que sont la "Madonne de Port Lligat" et le "Christ d'après Saint-Jean de la Croix". Ce livre est un monument élevé par Salvador Dali à sa propre gloire. Si toute modestie en est absente, en revanche sa sincérité est brûlante. L'auteur s'y dépouille de ses secrets avec une impudeur insolente, un humour débridé, une cocasserie étincelante. Les adversaires de Dali y puiseront leurs petits arguments. L'auteur s'en moque puisque sa peinture répond pour lui. Les admirateurs de Dali découvriront, au contraire, ce qui fait la grandeur profonde de ce Catalan parti à la conquête du monde, et luttant seul contre les forces obscures de l'informe et du nihilisme. On ne s'étonnera pas non plus que cet oeil infaillible de peintre ait su voir, noter, retenir et faire revivre pour nous le monde qui l'a entouré, le snobisme dont il se gorge, l'ambition qui le dévore", Michel Déon.
Nombre de pages
312
Date de parution
01/05/1952
Poids
415g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
3260050105170
Titre
La vie secrète de Salvador Dali
Auteur
Dali Salvador
Editeur
TABLE RONDE
Largeur
140
Poids
415
Date de parution
19520501
Nombre de pages
312,00 €
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"Suis-je un génie ?" A cette question posée en tête de son livre, Salvador Dali répond en trois cents pages. Pour lui, cela ne fait plus de doute depuis son enfance. Il a eu, jusqu'au vertige, la conscience de son génie. C'est, paraît-il, un sentiment intime très réconfortant. Ses parents l'ont prénommé Salvador parce qu'il était destiné à être le sauveur de la peinture menacée de mort par l'art abstrait, le surréalisme conformiste, le dadaïsme et, en général, tous les "ismes" anarchistes issus de la Première Guerre mondiale. Le premier, Dali réclame l'honneur de retrouver la Tradition, mais après avoir expérimenté lui-même toutes les tentatives désordonnées de son temps. Ces étapes, il les a parcourues à une allure foudroyante, rejoignant d'un bond le Surréalisme, le personnifiant un court instant, le dépassant ensuite d'un autre bond pour aboutir des "montres molles" à ces deux chefs-d'oeuvre contemporains que sont la "Madonne de Port Lligat" et le "Christ d'après Saint-Jean de la Croix". Ce livre est un monument élevé par Salvador Dali à sa propre gloire. Si toute modestie en est absente, en revanche sa sincérité est brûlante. L'auteur s'y dépouille de ses secrets avec une impudeur insolente, un humour débridé, une cocasserie étincelante. Les adversaires de Dali y puiseront leurs petits arguments. L'auteur s'en moque puisque sa peinture répond pour lui. Les admirateurs de Dali découvriront, au contraire, ce qui fait la grandeur profonde de ce Catalan parti à la conquête du monde, et luttant seul contre les forces obscures de l'informe et du nihilisme. On ne s'étonnera pas non plus que cet oeil infaillible de peintre ait su voir, noter, retenir et faire revivre pour nous le monde qui l'a entouré, le snobisme dont il se gorge, l'ambition qui le dévore". Michel Déon.
Ce livre nous dévoile un Dali quotidien. Pour Dali, son propre génie ne fait pas de doute. Il ne le répète pas pour s'en convaincre, mais pour convaincre ses contemporains. Dans le Journal d'un génie Dali se contemple, mais va en même temps plus loin et, au-delà de son image, retrouve les ambitions métaphysiques de la peinture. Au-delà de cette publicité dont il s'inonde, Dali nous révèle aussi son caractère : celui d'un peintre qui pousse la conscience de son art jusqu'à la minutie exaspérante qui le conduit au bord de la folie.
« Suis-je un génie? » Pour Salvador Dali la réponse est oui. Pour lui, cela ne fait pas le moindre doute depuis l'enfance. « Regarde! Salvador Dali vient de naître. Le vent a cessé de souffler et le ciel est pur. La Méditerranée est calme et sur son dos lisse de poisson, on peut voir briller comme des écailles les sept reflets du soleil. Ils sont bien comptés et tant mieux car Salvador Dali n'en voudrait pas plus! C'est par un matin semblable que les Grecs et les Phéniciens ont débarqué dans les golfes de Rosas et d'Ampurias pour y préparer le lit de la civilisation et les draps propres et théâtraux de ma naissance, s'installant au centre de cette plaine de l'Ampurdan qui est le paysage le plus concret et le plus objectif du monde. » Ce livre est un monument élevé par Salvador Dali à sa propre gloire. Si toute modestie en est absente, en revanche sa sincérité est brûlante. Dali s'y dépouille de ses secrets avec une impudence insolente. Une autobiographie passionnante et outrancière à l'image du peintre.
Nouvelle édition en 20164e de couverture : «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par c?ur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Jean Anouilh.Notes Biographiques : Grand dramaturge, Jean Anouilh est né à Bordeaux en 1910 et mort à Lausanne en 1987. Issu d'un milieu très modeste, fils d'un tailleur et d'une violoniste, il se passionne très tôt pour le théâtre. Un soir de 1928, émerveillé par la représentation de "Siegfried" de Jean Giraudoux, il décide de se consacrer à l'écriture théâtrale. Il devient le secrétaire de Louis Jouvet qui dirige la Comédie des Champs-Elysées et interrrompt ses études de droit. Son ?uvre est très abondante (quarante-cinq pièces dont une trentaine ont été montées et interprétées par les plus grands comédiens), passant du romantisme à un réalisme inquiétant ou mythique, du pessimisme à la fantaisie. Citons "Le voyageur sans bagage", "Leocadia", "L'Hermine", "Antigone", "Colombe", "L'alouette", "Ornifle", "L'invitation au château", "Le bal des voleurs".
Résumé : "Adjugé, vendu ! " C'est en ces termesqu'Alice, la fille du colonel Herbert Browne-Lacey, songe à son avenir le jour où Leslie Mount lui passe la bague au doigt. Si cet engagement précipité a le mérite de l'éloigner de l'autorité paternelle, Alice comprend, trop tard, que l'homme qui partagera désormais sa vie n'est pas si différent de son père. C'est seulement une fois Alice partie que May, sa belle-mère, commence à prendre au sérieux les mises en garde de ses propres enfants, Oliver et Elizabeth, contre le colonel qu'elle a épousé en secondes noces et avec qui elle se retrouve désormais en tête à tête dans un austère manoir en rase campagne. Car Elizabeth, malgré ses remords à l'idée d'abandonner sa mère, a elle aussi mis les voiles, pour suivre son frère qui mène une vie de bohème dans le Swinging London. Après des débuts mal assurés en tant que cuisinière à domicile, elle rencontre le grand amour. Voyages luxueux et villas en bord de mer, cette idylle a tout du rêve... A ce portrait mordant d'une famille anglaise des années soixante, Elizabeth Jane Howard confère une tension palpable et explore, à travers le destin de ces trois femmes, le caractère incertain des relations amoureuses.
Résumé : Dans la maison qu'il a lui-même construite au coeur du Dorset, aux côtés de Wessex, son chien fidèle, et de Florence Dudgale, sa secrétaire et épouse en secondes noces, Thomas Hardy entre dans l'hiver de sa vie. A quatre-vingt-quatre ans, l'auteur de Jude l'Obscur pense en avoir fini avec la passion quand une adaptation de Tess d'Urberville est montée au village. La jeune Gertrude Bugler, qui tient le rôle-titre, le charme et le fascine par son talent et sa fraîcheur. Sous le regard amer de son épouse qui souffre de la pesante atmosphère d'une maison isolée et encerclée d'arbres, Hardy vit son ultime amour. Christopher Nicholson esquisse un portrait tantôt mélancolique, tantôt désopilant, mais toujours saisissant, d'un couple vieillissant, et met en lumière les interactions entre la vie et l'oeuvre de l'un des plus grands auteurs britanniques.
Lorsque George Allenby se retrouve chargé de la création d'un lac sur le domaine d'un imposant manoir irlandais, il a la ferme intention d'en venir à bout aussi vite que possible puis de retourner à Belfast. Officier durant la Grande Guerre, Allenby se débat encore avec ses souvenirs des tranchées, hanté par tout ce qu'il aurait pu faire différemment. Près d'un siècle plus tard, Alex et Ellie préparent leur mariage sans regarder à la dépense. La cérémonie se tiendra dans un pavillon tout juste rénové, offrant une vue sur le lac aménagé après-guerre. Comme Allenby avant lui, Alex est hanté par les décisions qu'il a prises dans le passé. A l'approche du mariage, il se trouve à un tournant : dire la vérité libérerait sa conscience, mais pourrait aussi lui faire perdre tout ce à quoi il tient, à commencer par Ellie. Dans cet émouvant récit d'amour et de trahison, David Park révèle toutes les brèches par lesquelles le passé s'infiltre dans le présent, tantôt destructeur et redoutable, tantôt porteur d'espoir et de beauté fragile.