Pour les Pères fondateurs, l'intégration européenne devait conduire à une européanisation progressive, des politiques extérieures. C'est pourquoi la création en 1992 d'une Politique Étrangère et de Sécurité Commune (PESC) et l'adoption de plusieurs traités en ce sens ont suscité de nombreuses attentes. Cet ouvrage collectif traite du partenariat le plus abouti entre deux États européens - l'Allemagne et la France - et de sa relation au contexte communautaire. Fondées sur des études empiriques, les contributions d'universitaires et de praticiens français et allemands analysent différents secteurs - comme la défense ou la coopération économique et culturelle - ainsi que les instruments spécifiques - think tanks, Lànder - des politiques extérieures de ces deux pays. Ce faisant, elles soulignent la transnationalisation plus que l'européanisation des activités, transnationalisation due à la porosité existant entre politiques internes et externes et au rapprochement observé entre les acteurs publics et les intervenants non gouvernementaux.
Nombre de pages
207
Date de parution
18/01/2011
Poids
260g
Largeur
135mm
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EAN
9782296139039
Titre
Le partenariat franco-allemand. Entre européanisation et transnationalisation
Les fondations politiques allemandes, les plus riches et les plus actives en Europe, servent souvent de référence à leurs homologues et aux think tanks d'autres pays. Marquées par le contexte de la guerre froide, ces fondations ont commencé par s'implanter en Afrique et en Amérique Latine pour y combattre "les influences communistes" avant de se redéployer en Asie, en Europe et Outre-Atlantique. Proches des partis politiques représentés au Bundestag, elles entretiennent un dialogue informel avec les élites d'une centaine de pays. Cultivant une image d'organisations indépendantes, voire privées, les fondations politiques sont pourtant financées quasi-exclusivement sur fonds publics. Cet ouvrage retrace la genèse de ces organisations para-diplomatiques et leurs stratégies d'internationalisation à travers leur engagement en Europe centrale et, plus particulièrement, en Pologne. Il analyse la manière dont les fondations, grâce à leur double ancrage dans le champ politique allemand et celui de l'action publique extérieure, sont devenues des acteurs majeurs de la politique étrangère. Reposant sur une vaste enquête 140 entretiens et de nombreuses archives inédites, l'ouvrage apporte un éclairage nouveau sur la politique étrangère allemande, l'assistance internationale à la démocratisation, la coopération transnationale des partis et l'élargissement de l'Union européenne.
L'adhésion à l'Union européenne des dix nouveaux membres, invite à un approfondissement des recherches menées sur les réformes politiques et institutionnelles effectuées dans ces pays. Ils doivent prouver leur capacité à s'intégrer au système de gouvernance multi-niveaux communautaire et répondre aux exigences que celui-ci implique au niveau interne. Il devient possible de s'interroger sur les conséquences de l'élargissement, à la fois sur le plan des transformations des systèmes politiques des nouveaux Etats membres et sur celui du développement de l'UE élargie.
Fruit d'une recherche de plus de 35 ans, cette étude à la fois descriptive et analytique du théâtre de marionnettes africain ? sans pour autant négliger celui de masques ? s'adresse aussi bien au lecteur désireux d'approfondir sa culture générale qu'au professionnel des arts du spectacle. Les historiens du théâtre, psychologues, thérapeutes, enseignants y trouveront information et, sans aucun doute, matière à réflexion. Enfin, la variété de formes, la richesse des matériaux utilisés ainsi que la beauté de certaines marionnettes ne pourront que séduire les amateurs d'art africain.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...