La plupart des gens dans mon entourage confondent sucre et sucré. Ne mangent jamais, au grand jamais, de dessert. Moi non plus ! J'aime les douceurs, leur rondeur, leur tendresse, leur complaisance ! Je n'aime pas le sucre ! Le sucre - saccharose - issu de la canne ou de la betterave a envahi nos produits de grande consommation, a envahi nos habitudes, il a même envahi notre vocabulaire. Quand, en français la saveur est sucrée, la douceur est espagnole (dulce), anglaise (sweet), italienne (dolce). Employé la plupart du temps en trop grande quantité et pour de mauvaises raisons, son goût a le don de m'horripiler. Je m'en sers en présence de notre copain arménien Bonessian. Le saccharose n'est pas une matière première, le saccharose n'est pas "bon pour les muscles", le saccharose ne donne pas "plus d'énergie". En additif, dosé avec Parci et Monie, il est bienséant dans un rôle de conservateur, d'exhausteur de goût, de ralentisseur de digestion.
Nombre de pages
24
Date de parution
14/03/2013
Poids
54g
Largeur
123mm
Plus d'informations
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EAN
9782352551911
Titre
Le sucre. Dix façons de le préparer
Auteur
Daguin Anne
Editeur
EPURE
Largeur
123
Poids
54
Date de parution
20130314
Nombre de pages
24,00 €
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Biographie de l'auteur Ariane Daguin a cessé d’être « la fille d’André Daguin », le célèbre chef de l’Hôtel de France à Auch, pour devenir la Française la plus gastronome des Etats-Unis. Elle vit et travaille à New York où elle a fondé D’Artagnan, une entreprise d’épicerie fine, et a été la première à importer du foie gras aux Etats-Unis. Et, après avoir introduit le « bien manger » au pays du fast-food, elle se bat maintenant contre les puritains qui veulent organiser la prohibition du foie gras aux Etats-Unis.
Que peut-il bien se passer quand un cuisinier rencontre un astrophysicien ? Aux délices du magret de canard et du foie gras s'adjoignent ceux de la cosmologie. Tant il est vrai que le big bang, soupe d'ondes et de particules, fut une recette comme une autre, quoique un peu plus universelle que la soupe aux fèves, et que mijotent dans nos casseroles bien des univers de goûts et de saveurs inédits. André Daguin et Michel Cassé nous convient ici à partager le banquet de l'amitié et de la curiosité. De quoi faire frétiller tout à la fois les papilles et les neurones.
Résumé : 2 chefs, 2 générations, 2 façons de (bien) traiter le canard, toute une démarche vers une cuisine humaniste photographiée au plus près et au plus juste par Isabelle Rozenbaum.
Résumé : Plutôt que ses mémoires, André Daguin préfère nous raconter sa vie à travers les gens qu'il a connus et les expériences qu'il a faites. Côté famille, d'Hippolyte sa grand-mère à ses trois enfants, c'est tout un pan de la cuisine française qui nous est révélée. Côté histoire, découvrez tous les événements du XXe siècle à travers les clients, célèbres ou non, qui se sont assis à la table de l'Hôtel de France à Auch. André Daguin fut l'ambassadeur de la cuisine française, et particulièrement gasconne, à travers le monde. Suivez les péripéties de ses innombrables voyages. Très médiatique, ayant lui-même participé à de nombreuses émissions dont Les Grandes Gueules, André Daguin défend inlassablement ses ouvrages dans le Gers... et ailleurs. L'auteur vit dans le Gers et est souvent à Paris.
Si l'arbre de mon enfance a été le saule pleureur, celui de ma vie d'adulte est, avec certitude, le cacaoyer. Originaire de la forêt amazonienne, quelque part aux frontières du Brésil, de la Colombie et du Pérou, il porte, à maturité, des fruits d'or, les cabosses. Directement accrochées au tronc et aux branches, elles lui donnent une allure singulière et inoubliable. Dans la cabosse, les précieuses graines sont emmaillotées dans une délicieuse pulpe blanche, sucrée et acidulée. C'est seulement après fermentation et séchage qu'elles deviennent les fèves de cacao. Réduites en poudre, les fèves s'utilisent comme une épice nouvelle, notamment dans les plats salés. Elles ajoutent aux recettes sucrées des notes subtiles et intenses à la fois. Utilisées sous forme d'éclats, elles apportent un supplément de textures : granuleuses, authentiques et croustillantes.
Tiges croquantes ou bulbe ventru, graines, racines, fleurs ou fanes proches de l'aneth : tout dans le fenouil est bon à prendre, que celui-ci soit sauvage ou cultivé. La gracieuse silhouette du fenouil sauvage triomphe au bord des rivages et des champs. Son parfum puissant de bonbon d'antan rappelle la Méditerranée, la cuisine du Sud, le maquis et la mer. Ses tiges rameuses, surmontées d'ombelles garnies de fleurettes jaunâtres en guise de mini-feux d'artifice, se dressent au bord des chemins ou au milieu de la garrigue et des rocailles. Il invite à la récolte et excite l'appétit. Et puisque la cuisine est aussi parfois une histoire de sorcellerie, sachez que le fenouil était autrefois répertorié dans les livres de magie pour son pouvoir d'éloignement des esprits maléfiques. Un bouquet de fenouil sauvage suspendu au plafond protégerait même la maison des fantômes...
C'est une histoire qui remonte à l'enfance, chez nous on tue le cochon à Noël. C'est le grand jour! Papa Vivie, mon grand-père, et Maman Flavie, ma grand-mère, se lèvent les premiers, sortent le matériel et tous les ingrédients nécessaires aux différentes préparations. Le cochon crie. Monsieur Isidore est donc là, monsieur Isidore est bien là armé de son couteau, fort comme un b?uf, il faut bien ça pour tuer le cochon. Dans la cour, les réchauds à charbon volent la vedette à la gazinière qui reste drapée de sa froide modernité dans la cuisine. "Tout va avoir le goût du vrai", dit mon grand-père qui ne jure que par son réchaud à charbon. Dans le cochon tout est bon. J'aime cet animal qui s'offre tout entier de la tête aux pieds, j'aime cet animal qui s'abandonne du museau à la queue pour le plaisir de nos papilles.
Je suis née à Gênes. Écrire sur le pesto, est pour moi un peu comme entreprendre un voyage sentimental, affirmer mes origines à travers une simple recette dont l'ingrédient principal embaume toute la Ligurie. Cette invitation à écrire un titre dans la collection "Dix façons de préparer" sur le pesto tombe à pic ! Nous vivons une période de l'histoire où le pesto se définit, se fait estimer de tous, il revendique ses racines, s'invente des défenseurs, des êtres humains pour le personnifier. Monsieur pesto est en marche, fier et fort, le basilic droit et l'huile figée, il court sa place au patrimoine de l'Unesco !