Né en 1593, glorieux en son temps, peintre de Louis XIII, " peintre fameux ", Georges de La Tour sombra dans l'oubli dès après sa mort, en 1652. Pour trois siècles. Trois siècles où son ?uvre fut anéantiE, son nom totalement ignoré. Il fallut attendre 1915 pour que des historiens d'art, parmi les plus célèbres de ce siècle, décident de rendre ses ?uvres au peintre ... alors fut prononcé le nom de La tour, maître lorrain qui " excelloit dans les Peintures des nuits ", puis un prénom, Georges... Trois indices ! L'enquête pouvait commencer, longue et difficile, passionnée... Pleine d'écueils et d'intuitions géniales, de belles surprises et de doutes, de fausses routes, de rebondissements, de retournements. Jean-Pierre Cuzin et Dimitri Salmon reconstituent minutieusement l'enquête, de mois en mois, d'année en année. Et font participer le lecteur à l'un des plus grands triomphes de l'histoire de l'art : la redécouverte de Georges de La Tour. Pisté, étudié, recherché, disputé, réhabilité, Georges de La Tour en 300 illustrations - documents inédits, livres, photographies, lettres, articles de presse... Et tout son ?uvre aujourd'hui connu des copies anciennes d'originaux perdus aux chefs-d'?uvre : le Tricheur, les Madeleine pénitente, Job, La Diseuse de bonne aventure, le Nouveau-Né, le Vielleur à la mouche, la Rixe de musiciens...
Nombre de pages
176
Date de parution
24/09/1997
Poids
287g
Largeur
123mm
Plus d'informations
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EAN
9782070534258
Titre
GEORGES DE LA TOUR. Histoire d'une redécouverte
Auteur
Cuzin Jean-Pierre ; Salmon Dimitri
Editeur
GALLIMARD
Largeur
123
Poids
287
Date de parution
19970924
Nombre de pages
176,00 €
Disponibilité
Epuisé
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LE LIVRE Après trois siècles d'oubli, une poignée d'historiens d'art assemble depuis 1915 les pièces du puzzle Georges de La Tour (1593-1652). La vie et l'oeuvre de l'artiste restent aujourd'hui encore nimbés de mystère. Lorrain, vraissemblablement formé à Paris et en Italie, La Tour s'installe à Lunéville en 1616 où il assoit d'abord une réputation de peintre régional avant de séduire une clientèle parisienne pour enfin gagner le rang de "fameux peintre" de Louis XIII. Ses coloris chatoyants et sa science du dessin ouvrent la voie à la fin des années 1630 aux nocturnes, d'une simplification sans précédent. Examinant méticuleusement les oeuvres, Jean-Pierre Cuzin parvient à recomposer la création de l'artiste en la situant dans sa biographie, si lacunaire soit-elle. Il apporte un nouvel éclairage sur le corpus du peintre (oeuvres attribuées, copies, d'atelier ou de suiveurs) faisant le point sur les derniers travaux de recherches. Son propos est servi par une iconographie abondante et de grande qualité ainsi que par de nombreux détails d'oeuvres. Par leur sublime obscur, la douceur de leurs silhouettes, cet attendrissant sentiment de candeur qu'ils dégagent, La femme à la puce, Madeleine, Saint Joseph et l'ange, Le Nouveau-né, nous hanteront encore longtemps.
L'originalité de ce dictionnaire est d'avoir le Louvre pour unique sujet, et, comme tel, d'offrir une consultation facile, avant, pendant ou après la visite. Une façon de découvrir les collections, l'histoire et la vie du musée dans sa prodigieuse diversité, dans l'admirable et surprenante cohérence des rencontres, par-delà les techniques, par-delà les siècles. 1600 entrées et de multiples renvois. Hors texte : 180 illustrations en couleurs. 190 bustes et portraits en noir et blanc. - des monographies d'?uvres - des monographies d'artistes - des articles d'archéologie, d'histoire de l'art et d'histoire des civilisations - des définitions d'objets, de termes techniques et de termes muséographiques - des articles sur l'histoire du palais et du musée du Louvre - des articles sur l'histoire des collections - et un " Louvre pratique ", en annexe.
Cuzin Jean-Pierre ; Gaborit Jean-René ; Pasquier A
Source inépuisable d'inspiration, l'Antiquité classique a marqué de son empreinte l'art occidental, depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours. Parmi les ?uvres antiques, certaines ont été particulièrement étudiées, dessinées et copiées. Pourquoi ont-elles exercé une telle fascination durant des siècles ? Comment sont-elles devenues un moyen privilégié d'enseignement des beaux-arts ? Pourquoi ont-elles aussi parfois, notamment au XXe siècle, provoqué des réactions critiques ou des détournements ? Le présent catalogue tente de répondre à ces questions en confrontant, pour la première fois, une dizaine de chefs-d'?uvre antiques - tels la Vénus de Milo, le Tireur d'épine, le Laocoon, le Gladiateur Borghèse... - et les échos qu'ils ont suscités dans la création artistique sous ses diverses formes : sculptures, peintures, dessins, objets d'art mais aussi photographies. Près de 300 ?uvres ont été réunies autour de ces " prototypes " antiques, signées des plus grands artistes parmi lesquels figurent Tintoret, Rubens, Hubert Robert, Ingres, Canova, Rodin, Cézanne, Matisse, Dali et, parmi les contemporains, Arman, Artschwager, Dimitrijevic, Jim Dine, Paolini, Anne et Patrick Poirier...
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.