Cursente Benoît ; Mousnier Mireille ; Billy Pierre
PU RENNES
24,00 €
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EAN :9782753501805
L'historien médiéviste ne vit pas qu'au milieu des parchemins ou sur les monticules de fouille. Il entend aussi reprendre une interrogation centrale de nos civilisations contemporaines : les rapports entre les hommes et leurs espaces de vie. Il s'agit de partir en quête de ce que la période médiévale a pu élaborer dans ce domaine, avec la disparition des cadres politiques des empires antiques et de leurs héritiers carolingiens. La démarche adoptée ici se caractérise par une prise en compte délibérée, à travers le discours, de la dimension consciente et vécue du territoire. Pour mesurer le chemin parcouru dans le renouvellement de ce domaine de recherche, il convenait de partir de l'étude des ?uvres des grands écrivains de l'histoire rurale française. Ont donc été analysés leur vocabulaire, leurs concepts, leur sensibilité. Mais le coeur de l'approche s'attache à l'étude des mots que les hommes du Moyen Age ont eux-mêmes employés, selon la diversité des acteurs, des types de documents, de la chronologie abordée. Cela étant fait, on ne peut aujourd'hui tenter de restituer les espaces vécus du Moyen Age en ignorant tes apports des autres disciplines. Il a donc été demandé de dresser, en fonction des questions que se posent les médiévistes, un état de l'art de l'étude des territoires à des spécialistes de la géographie, de la sociologie, de l'archéologie, de l'ethno-anthropologie et des sciences paléo-environnementales. Une équipe de seize chercheurs a ainsi ?uvré pendant plusieurs années, affinant les grilles d'analyse et les protocoles de travail. Au total, les contributions portant sur le millénaire médiéval ont choisi la France méridionale comme champ d'observation, avec pour parti pris un souple jeu d'échelles entre sites et régions. La prise en considération d'un long Moyen Age, depuis les gisements tardoantiques jusqu'aux compoix des XVe et XVIe siècles, offre la possibilité d'examiner les séquences temporelles et les tournants significatifs. On est souvent allé chercher dans l'époque médiévale les origines des Etats et des nations de l'Europe actuelle. Ce livre constitue en fin de compté une contribution à la genèse de ses " pays " et de ses terroirs.
Nombre de pages
445
Date de parution
08/12/2005
Poids
501g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782753501805
Titre
Les territoires du médiéviste
Auteur
Cursente Benoît ; Mousnier Mireille ; Billy Pierre
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
501
Date de parution
20051208
Nombre de pages
445,00 €
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Pendant longtemps, archéologues et historiens ont fait du village le sujet privilégié de leur observation. Pourtant, l'habitat dispersé caractérise tout autant les anciens paysages humanisés. Ce livre propose une première grille d'interprétation permettant de discerner les connexions subtiles lui relient le phénomène de l'habitat dispersé et l'histoire englobante de la société et des pouvoirs. Il marque donc une étape importante et novatrice dans l'historiographie.
La genèse médiévale du notariat béarnais éclaire d'un jour inédit l'histoire du notarié occidental tout entier et celle de l'essor progressif du droit écrit. Si, en Gascogne comme dans le nord de la péninsule ibérique, le droit des Fors et des Fueros apparaît comme un droit romain extrêmement ancien, la pratique de l'écriture qu'il implique aboutit, au XIIIe siècle, à un notariat "pyrénéen" fort différent dit notariat méditerranéen classique. Au-delà de cette histoire notariale, les sources juridiques révèlent aussi une société médiévale insolite. Qu'ils soient notaires ou coadjuteurs, les praticiens du droit remplissent des fonctions nombreuses et diverses, tout en jouant un rôle central de médiation. Au fil des documents et des actes notariés, l'historien met en évidence des dynamiques et des relations sociales complexes. Loin d'être figé, le Béarn médiéval connaît de constantes évolutions, sous l'influence notamment d'une paysannerie active dont l'élite constitue un rouage essentiel. C'est à mettre en lumière cette double dimension (juridique et sociale) que s'attache ce livre, appuyé sur l'étude de quelque 70 000 actes des 149 minutiers du Béarn médiéval et sur la prosopographie de 772 praticiens béarnais de l'écriture publique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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