Banlieues et universités en Ile-de-France. Pouvoirs, intérêts et conflits entre institutions et habi
Curie Raymond
L'HARMATTAN
22,50 €
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EAN :9782747510677
De nombreuses recherches engagées ces dernières années par des universités, le CNRS ou le Plan urbain ont apporté des connaissances nouvelles et des moyens d'interprétation sur un mouvement de développement universitaire sans précédent. Or, ce mouvement ne peut se comprendre sans l'analyse des villes qui accueillent ces universités et qui, elles aussi, jouent un rôle de plus en plus important dans l'aménagement du territoire. L'attention portée à l'enseignement supérieur et au monde universitaire en général peut être soit strictement fonctionnelle, soit plus large avec un aspect animation urbaine. Dans le premier cas, l'attitude sera plutôt fermée vis-à-vis des relations à la ville, dans le second, plus ouverte. De ces deux modèles découlent des attitudes différentes de la part des enseignants et des directions universitaires, mais aussi, indirectement, de la part des étudiants. Dans ce travail de recherche, l'auteur montre ces deux attitudes à travers la description d'une confrontation entre habitants des quartiers et milieu universitaire dans les villes de Cergy et Saint-Denis. Les violences urbaines exprimées par les jeunes étant un révélateur symbolique. Dans les deux cas, des revendications spécifiques apparaissent mais également une attitude de méfiance et de repli sur soi, comme si ces implantations universitaires et leurs occupants dérangeaient particulièrement le mode de vie des populations locales dans leur espace urbain. Afin d'expliquer ces confrontations, l'auteur s'attache également à décrire la genèse de ces quartiers, le développement urbain tel qu'il est mené dans ces deux villes avec les orientations des municipalités ainsi que l'aménagement des espaces urbains à proximité des universités. Ce livre s'adresse aux étudiants, aux enseignants, aux chercheurs et par extension à tous ceux qui se passionnent pour la sociologie urbaine.
Nombre de pages
244
Date de parution
01/11/2003
Poids
276g
Plus d'informations
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EAN
9782747510677
Titre
Banlieues et universités en Ile-de-France. Pouvoirs, intérêts et conflits entre institutions et habi
ISBN
2747510670
Auteur
Curie Raymond
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
276
Date de parution
20031101
Nombre de pages
244,00 €
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Face au développement des politiques libérales à l'échelle mondiale, entraînant une globalisation des échanges politiques, économiques, sociaux et culturels, trois attitudes différentes et essentielles peuvent en résulter : soit une acceptation du processus, avec au niveau politique une variante de droite laissant une latitude maximum à la loi du marché et aux idées libérales ou une variante de gauche plus souvent appelée social-libéralisme, soit une réaction venant de la droite extrême impliquant des replis communautaristes et nationalistes associés ou non avec des idées religieuses intégristes, soit des contre-propositions émanant de la gauche radicale et du mouvement altermondialiste. Dans ce cadre-là, au niveau culturel on retrouve à l'heure actuelle ces positionnements : une première approche peut conduire à expliquer que la mondialisation est une ouverture au monde et aux différentes cultures mais dans le même temps il ne faut pas oublier que les aspects globalisants réduisent les perspectives de pluralisme et éliminent de nombreux particularismes culturels, la rentabilité économique primant sur la créativité et sur la transmission, une deuxième approche entraîne des replis sectaires sur la défense de traditions, de modes de vie et de croyances sans volonté d'ouverture au monde et avec des discours ethnocentristes, une troisième approche au contraire consiste à articuler l'universel et le particulier, ce qui peut être commun pour l'humanité et ce qui relève du spécifique, avec l'interculturalité comme orientation. L'auteur aborde à partir d'exemples précis en France les avancées et les limites des échanges interculturels tout en montrant les nouvelles perspectives pouvant en résulter dans des engagements citoyens influencés par les Forums sociaux de Porto-Alegre. Ce livre s'adresse aux étudiants, aux enseignants, aux chercheurs et par extension à tous ceux qui se passionnent pour la culture et la citoyenneté.
Dans les années 70 on a beaucoup parlé de contrôle, dans les années 80 et 90 est apparu le mot partenariat, avec les années 2000 il est de plus en plus question d'intervention. Alors où en est le travail social à l'heure actuelle? Peut-il s'adapter aux évolutions des politiques libérales? Ne seraient-ce pas ses formes de contrôle qui ont changé? Pour l'instant, c'est la rationalisation des choix budgétaires qui domine dans les différents services, associations et institutions du secteur. Comme l'a expliqué longuement Pierre Bourdieu, le développement d'une mondialisation globalisée exige deux orientations principales: tout d'abord, une ouverture de tous les secteurs, y compris les services publics, à la logique du marché et de la concurrence, mais en parallèle, une répression accentuée avec une logique de pénalisation des problèmes sociaux. Deux logiques différentes apparaissent au niveau du secteur social dans les pratiques: l'intervention sociale et le travail social. Les gouvernements qui se sont succédé au pouvoir depuis le milieu des années 80 ont soutenu de plus en plus une logique d'intervention sociale plus intéressante au niveau économique, basée sur la compétence, le transitoire, le suivi, la logique de service avec un travail en direction d'une population et en s'adressant surtout aux symptômes des problèmes. Alors que les professionnels du travail social défendent toujours la qualification, le long terme, l'accompagnement, la relation d'aide avec un travail articulant l'individuel et le collectif et en recherchant les causes des problèmes. Avec la loi de rénovation sociale de 2002, la première logique tend à se développer dans toutes les branches du secteur social, alors comment réagir en tant que professionnel du social, quelles priorités défendre? Ce livre tente d'y répondre en articulant réflexions théoriques et réalités de terrain.
Comment les travailleurs sociaux rencontrent-ils l'altérité culturelle aujourd'hui ? Comment travaillent-ils dans la perspective d'un vivre ensemble dans les institutions, en tenant compte de la laïcité mais aussi des différences culturelles ? Quelles nouvelles pratiques professionnelles sont apparues ces dernières années ? L'articulation entre une approche universelle et des approches relativistes est-elle possible ? Comment travailler en tant que professionnel dans un contexte où les médias régulièrement font état d'informations relatant des propos et des actes racistes, des discriminations, des actes d'intolérance et de violence mais aussi des idées fondamentalistes religieuses ?
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.