Cet ouvrage est l'un des rares à évoquer l'oeuvre de Marcel Arland qui fut de ces hommes de lettres doués à la fois pour la critique, le travail d'édition et la création sous des formes aussi variées que le roman, le récit bref, l'écrit intime. L'attention portée à cet auteur trop négligé permet de le situer précisément dans une époque qu'il a traversée pendant plus de soixante ans, aux côtés de Gaston Gallimard, André Malraux et, cela va sans dire, Jean Paulhan. Les études ici réunies tentent de refléter la richesse et l'étendue de cette longue participation de Marcel Arland à la vie littéraire du XXe siècle : animateur de revues, grand lecteur et chroniqueur, éditeur, principalement à la N.R.F, promoteur d'un genre qui fut sa marque distinctive, la nouvelle. Il fut aussi un théoricien d'une esthétique particulièrement exigeante en matière d'écriture. L'ambition de ce recueil est de donner à un écrivain, qui fit également oeuvre d'anthologiste, sa véritable place dans l'histoire de la littérature contemporaine.
Nombre de pages
202
Date de parution
27/11/2015
Poids
332g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782364411555
Titre
Marcel Arland. Lecteur, éditeur, écrivain
Auteur
Curatolo Bruno ; Houssais Yvon
Editeur
EUD
Largeur
150
Poids
332
Date de parution
20151127
Nombre de pages
202,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Publiés par Gallimard de 1936 à 1953, les romans de Raymond Guérin furent appréciés par Jean Paulhan et Albert Camus, entre autres écrivains français, Henry Miller et Curzio Malaparte à l'étranger. Au c'ur de cette ?uvre, le cycle Ébauche d'une mythologie de la Réalité invite le lecteur à une étonnante traversée des apparences : qu'il s'agisse, en effet, de ruiner les tabous de la morale traditionnelle ou les catégories de la convention littéraire, Guérin a forgé son style en s'inspirant de Dostoïevski et de Proust. Au Cynique, il emprunte sa lanterne pour ne rien ignorer de la misère humaine, à la divinité ses métamorphoses afin de du langage de la fiction naisse une incessante surprise.
Paul Gadenne (1907-1956) fut l'un des romanciers les plus ? appréciés de sa génération; auteur d'une ?uvre forte, exigeante et novatrice, il sut s'imposer avec des titres comme Siloé (1941), Le Vent noir (1947) ou L'invitation chez les Stirl (1955). Mort prématurément, il devait tomber dans l'oubli jusqu'à la publication posthume, en 1973, des Hauts Quartiers, son roman testamentaire. Depuis, on réédite régulièrement ses principaux ouvrages, auxquels la critique s'attache à redonner la place qu'ils méritent dans la littérature contemporaine. Le présent essai s'intéresse à la genèse du style de Gadenne, à sa vision de la création romanesque, aux formes narratives et à la portée symbolique de ses récits.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.