L'ECRAN CITOYEN. La Révolution française vue par la télévision de 1950 au Bicentenaire
Crivello-Bocca Maryline
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782738470133
La télévision s'est emparée, dès sa création, du récit historique. Aujourd'hui, les historiens sont sollicités toujours davantage pour commenter l'actualité et une chaîne thématique d'histoire a récemment vu le jour. N'est-il pas devenu indispensable, dès lors, de connaître comment jusqu'à présent, l'histoire a été transmise et quelle histoire ? C'est à la réponse à cette interrogation que participe cet ouvrage centré sur l'étude de la Révolution française. En fait, les interrogations ont surgi à l'orée du Bicentenaire lorsque devenait clair que les médias, et les chaînes de télévision en particulier, tendaient à couvrir abondamment l'événement. Comment saisir toute l'ampleur commémorative de 1989 sans un détour approfondi par la télévision ? Quelles sont les mutations ou permanences des représentations révolutionnaires au petit écran depuis sa création ? Comment les historiens et l'historiographie ont-ils éventuellement pu influencer les discours télévisuels sur la Révolution ? Au travers de cette étude, il s'agit de réfléchir à l'enracinement social du discours historique et à l'évolution de la sensibilité contemporaine à l'histoire.
Nombre de pages
277
Date de parution
03/05/2000
Poids
430g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738470133
Titre
L'ECRAN CITOYEN. La Révolution française vue par la télévision de 1950 au Bicentenaire
ISBN
2738470130
Auteur
Crivello-Bocca Maryline
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
430
Date de parution
20000503
Nombre de pages
277,00 €
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Nous sommes capables de fabriquer le passé à la demande, de le façonner autour d'images, d'objets, de reconstitutions, où le passé est, précisément, "rejoué". Ces pratique, inspirées par des imaginaires, s'inscrivent dans ce qu'il est possible d'appeler des "cultures de l'histoire", diverses selon les époques. Cet ouvrage les replace dans la longue durée et s'efforce de comprendre leur intensification contemporaine, liée aux transformations d'ensemble des rapports au passé. Les exemples sont pris notamment dans les domaines de l'archéologie, de l'iconographie, des commémoration, des fêtes et spectacles d'histoire. Biographie de l'auteur Jean-Luc Bonniol, spécialiste des sociétés créole, professeur d'anthropologie à 1'Univeroité d'Aix-Marseille, est membre de l'Institut d'ethnologie méditerranéenne et Comparative. Maryline Crivello, spécialiste des usages culturels de l'histoire, maître de conférence à 1'Université de Provence, dirige un groupe de recherche sur l'expérience du passé à l'UMR Telemme. Ils travaillent tous les deux au sein de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme à Aix-en-Provence.
Crivello Maryline ; Garcia Patrick ; Offenstadt Ni
Longtemps, la nation a été le lieu par excellence d'un usage transitif de l'histoire. Elle apparaît aujourd'hui comme une échelle parmi d'autres, souvent moins investie que le local ou le régional et fragilisée par l'émergence de niveaux supranationaux. Cette nouvelle configuration bouleverse l'économie des usages de l'histoire. Il en résulte notamment une concurrence des passés tandis qu'un nouveau type d'historicité se développe dans lequel "rendre présent" voire "sortir du temps" l'emportent sur l'esquisse d'un devenir commun et où le patrimonial prend le pas sur l'historique. La situation des historiens professionnels s'en trouve modifiée. Elle est affectée tant par la démultiplication des producteurs d'histoire que par la concurrence des associations à vocation mémorielle ou patrimoniale. Fondé sur une série d'études topiques, l'ouvrage analyse comment s'opère la confrontation des mémoires et des histoires qui singularise la scène contemporaine et les enjeux historiographiques et civiques qui en découlent.
Crivello Maryline ; Pelen Jean-Noël ; Berthelot Ka
S'inscrivant dans la lignée de l'histoire culturelle, cet ouvrage collectif aborde les représentations de l'histoire, son écriture, de l'ego-histoire aux Grands Récits à travers les diverses postures: acteurs, témoins, historiens, où se rencontrent l'individu et le récit de l'histoire. l'ouvrage s'appuie sur la notion d'"identité narrative" proposée par Paul Ricoeur. Il s'articule, dans un premier volet, autour des "expériences de soi et écritures de l'histoire" afin d'interroger les relations du sujet historien au récit que celui-ci produit de l'histoire. Le second volet "Le moi face à l'histoire", se déplace de ma démarche historiographique vers la réception ou la narration de l'histoire par ses acteurs ou témoins, ordinaires ou reconnus. Les expériences, souvent fortes, montrent alors à quel point l'histoire dialogue inévitablement avec la constitution intime du sujet. Ainsi, la question transversale est bien de savoir comment le récit intime s'articule aux récits historiques et comment il est travaillé par des représentations de l'histoire. Biographie de l'auteur Maryline Crivello, maître de conférences en histoire moderne à l'université d'Aix-Marseille et spécialiste de l'histoire des représentations, a coordonné le programme "Mémoires" du projet euro-méditerranéen de la MMSH entre 2005 et 2007. Elle est actuellement responsable des activités de recherches de l'ANR "Suds imaginaires, imaginaires des Suds. Héritages, mémoires, représentations". Jean-Noël Pelen, ethnologue, chargé de recherche au CNRS, a développé une problématique d'ensemble des genres narratifs ainsi que de la relation du sujet à la diversité des récits, et notamment historiques. Cela à partir d'amples collectages de littérature orale, témoignages, récits de vie, et de l'observation des Grands Récits émergeants. Tous deux dirigent le programme "Récits. Expériences sociales et construction de soi" de l'UMR Telemme (CNRS - Université de Provence).
Cet ouvrage est le fruit de recherches multidisciplinaires menées dans le cadre du programme ANR IMASUD. Il questionne la Méditerranée dans sa dimension euro-arabe ou euro-musulmane - comme un espace d'affrontements des mémoires et des imaginaires mais également comme un espace d'expériences de la pluralité pacifiée. Les questions mémorielles et les récits historiques qui constituent le coeur du débat dans les sociétés méditerranéennes sont abordés dans ce livre à de multiples échelles territoriales et à la lumière des enjeux de pouvoir. Par leur multiplicité (justices transitionnelles, sanctuaires religieux, figures de sainteté, villes historiques, réfugiés palestiniens, culture audiovisuelle, dialogues interreligieux...), les études présentées ici contribuent à une plus grande compréhension des mémoires antagonistes en action. Elles permettent de mieux saisir les situations complexes, sources de conflits identitaires et territoriaux, mais également occasions de partage et de rapprochement. C'est ainsi que le travail de mémoire entrepris ici ou là peut contribuer à faire évoluer le sens que chaque communauté, nationale ou autre, donne à son passé, de façon à rendre son présent plus compatible avec celui du voisin.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...