Concurrence des passés. Usages politiques du passé dans la France contemporaine
Crivello Maryline ; Garcia Patrick ; Offenstadt Ni
PU PROVENCE
26,00 €
Epuisé
EAN :9782853996310
Longtemps, la nation a été le lieu par excellence d'un usage transitif de l'histoire. Elle apparaît aujourd'hui comme une échelle parmi d'autres, souvent moins investie que le local ou le régional et fragilisée par l'émergence de niveaux supranationaux. Cette nouvelle configuration bouleverse l'économie des usages de l'histoire. Il en résulte notamment une concurrence des passés tandis qu'un nouveau type d'historicité se développe dans lequel "rendre présent" voire "sortir du temps" l'emportent sur l'esquisse d'un devenir commun et où le patrimonial prend le pas sur l'historique. La situation des historiens professionnels s'en trouve modifiée. Elle est affectée tant par la démultiplication des producteurs d'histoire que par la concurrence des associations à vocation mémorielle ou patrimoniale. Fondé sur une série d'études topiques, l'ouvrage analyse comment s'opère la confrontation des mémoires et des histoires qui singularise la scène contemporaine et les enjeux historiographiques et civiques qui en découlent.
Nombre de pages
298
Date de parution
16/02/2006
Poids
382g
Largeur
146mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782853996310
Titre
Concurrence des passés. Usages politiques du passé dans la France contemporaine
Auteur
Crivello Maryline ; Garcia Patrick ; Offenstadt Ni
Editeur
PU PROVENCE
Largeur
146
Poids
382
Date de parution
20060216
Nombre de pages
298,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Crivello Maryline ; Pelen Jean-Noël ; Berthelot Ka
S'inscrivant dans la lignée de l'histoire culturelle, cet ouvrage collectif aborde les représentations de l'histoire, son écriture, de l'ego-histoire aux Grands Récits à travers les diverses postures: acteurs, témoins, historiens, où se rencontrent l'individu et le récit de l'histoire. l'ouvrage s'appuie sur la notion d'"identité narrative" proposée par Paul Ricoeur. Il s'articule, dans un premier volet, autour des "expériences de soi et écritures de l'histoire" afin d'interroger les relations du sujet historien au récit que celui-ci produit de l'histoire. Le second volet "Le moi face à l'histoire", se déplace de ma démarche historiographique vers la réception ou la narration de l'histoire par ses acteurs ou témoins, ordinaires ou reconnus. Les expériences, souvent fortes, montrent alors à quel point l'histoire dialogue inévitablement avec la constitution intime du sujet. Ainsi, la question transversale est bien de savoir comment le récit intime s'articule aux récits historiques et comment il est travaillé par des représentations de l'histoire. Biographie de l'auteur Maryline Crivello, maître de conférences en histoire moderne à l'université d'Aix-Marseille et spécialiste de l'histoire des représentations, a coordonné le programme "Mémoires" du projet euro-méditerranéen de la MMSH entre 2005 et 2007. Elle est actuellement responsable des activités de recherches de l'ANR "Suds imaginaires, imaginaires des Suds. Héritages, mémoires, représentations". Jean-Noël Pelen, ethnologue, chargé de recherche au CNRS, a développé une problématique d'ensemble des genres narratifs ainsi que de la relation du sujet à la diversité des récits, et notamment historiques. Cela à partir d'amples collectages de littérature orale, témoignages, récits de vie, et de l'observation des Grands Récits émergeants. Tous deux dirigent le programme "Récits. Expériences sociales et construction de soi" de l'UMR Telemme (CNRS - Université de Provence).
Depuis les années 198O, les liens entre histoire et mémoire sont régulièrement interrogés lors de débats tant scientifiques que publics ou politiques. Si le sujet passionne la France - les polémiques relatives aux "lois mémorielles", au passé colonial ou à "l'identité nationale" en témoignent -, il est en revanche encore peu étudié à l'aune de l'espace méditerranéen. Force est de constater pourtant une multiplication des revendications et des conflits dont les enjeux sont l'affirmation ou la redéfinition des identités - enjeux indissociables d'un véritable "travail de mémoire", c'est-à-dire un travail de dévoilement d'un "passé qui ne passe pas" (le génocide arménien, la purification, ethnique en Palestine ou en Bosnie, la colonisation...). L'instrumentalisation du passé à des fins politiques n'est pas une spécificité méditerranéenne, mais elle a pris dans cet espace aux identités fragiles une coloration particulièrement vive. Ainsi, des Balkans au Proche-Orient en passant par le Maghreb, la confrontation entre les différentes échelles de mémoire - étatique ou collective, officielle ou marginalisée - concourt à exacerber les antagonismes. Cet ouvrage qui rassemble des contributions d'anthropologues, d'historiens, de géographes, d'archéologues et de politologues interroge les mécanismes de fabrication de ces héritages qui divisent ou rapprochent les hommes au sein d'un même espace.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.