Pictures. S'approprier la photographie, New York, 1979-2014
Crimp Douglas ; Thomas Gaëtan ; Paul Nicolas
POINT JOUR
24,00 €
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EAN :9782912132727
Figure des cultural studies, critique d'art, militant des premières années d'Act Up New York, Douglas Crimp a abordé la photographie dans différentes circonstances, sans prétendre au statut d'historien ou de spécialiste. Le présent recueil propose un ensemble inédit de textes publiés entre 1979 et 2014. Au sein de la revue October, Crimp a conceptualisé un postmodernisme offensif en soutenant des artistes comme Cindy Sherman, Louise Lawler ou Sherrie Levine. A la suite de l'exposition "Pictures" qu'il organisa en 1977 à New York, on qualifia cette nouvelle scène de "Pictures Generation". Plusieurs de ces artistes utilisaient la photographie. Ils jouaient de son instantanéité ou de ses capacités de reproduction pour s'approprier d'autres images. Crimp opposa leurs pratiques à la légitimation institutionnelle de la photographie comme art autonome. L'époque tourna vite. Des générations de gays, de prostitués, de noirs et d'usagers de drogue disparaissaient. Les images photographiques catalysaient un peu partout les tensions qui gagnaient les Etats-Unis. Crimp rejoignit la lutte contre le sida où des militants s'appropriaient les stratégies visuelles du postmodernisme. Au cours des années 2000, Crimp est revenu aux artistes qu'il a contribué à faire connaître. On retrouve les photographies du tournant des années 1980, rapportées à leur contexte de production. A travers ces images, il évoque sa propre histoire et New York, la ville qu'il a arpentée pendant des décennies.
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Nombre de pages
208
Date de parution
10/05/2016
Poids
470g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782912132727
Titre
Pictures. S'approprier la photographie, New York, 1979-2014
Auteur
Crimp Douglas ; Thomas Gaëtan ; Paul Nicolas
Editeur
POINT JOUR
Largeur
150
Poids
470
Date de parution
20160510
Nombre de pages
208,00 €
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Martin Crimp, né en 1956, débute, après des études à l?université de Cambridge, dans les années quatre-vingt. Il écrit pour la radio, est récompensé par plusieurs prix et ses premières pièces sont produites par l?Orange Tree Theatre à Richmond, dans la banlieue londonienne, où il habite. La collaboration avec le Royal Court Theatre vient après et ce n?est que dans les années quatre-vingt-dix que ses pièces commencent à être connues au-delà des frontières britanniques. C?est notamment à Milan, Lisbonne et Berlin qu?elles retiennent l?attention. Crimp est un connaisseur de la littérature française et son intérêt pour la structure des textes a été renforcé par ses traductions de Genet, Molière et Ionesco. Le Traitement raconte l?histoire de Jennifer et Andrew, deux producteurs de film qui, à la recherche d?un sujet, rencontrent une femme abusée par son mari. Ils s?approprient son histoire et la modèlent selon leur goût dans les règles de «l?art». Pour Crimp, la pièce est une description de ce que «l?art doit faire à la vie pour qu?elle devienne l?ombre d?elle-même». Atteintes à sa vie reprend en quelque sorte le même thème. Dix-sept scènes essaient de cerner le caractère d?une personne qui s?appelle Anne mais qui ne se montre jamais. Dix-sept tentatives pour se rapprocher de «quelque chose» qui, justement, ne pourra jamais être définitivement saisi. Ici encore Crimp s?avère être un auteur dramatique de premier ordre.
Eh bien naturellement qu'il y a des bougies, des boîtes d'allumettes, des figues fraîches, des générateurs et des barils de pétrole. Mais il y a aussi une étagère remplie de chênes, et une autre où une pinède borde un lac de montagne. Si on presse un bouton caché un tiroir secret s'ouvre d'un coup - dedans il y a l'île de Manhattan. Et si on retire les tiroirs, en faisant tomber par terre les couteaux à manche en os et les poulets, en faisant tomber les tronçonneuses et les clavecins, là tout au fond, dans l'espace sombre tout au fond, il y a la ville de Paris avec un linge par-dessus pour la protéger de la poussière." Ce qui frappe dans les deux pièces réunies dans ce volume, c'est leur impact émotif sur le lecteur/spectateur. Crimp arrive à restituer le choc qu'exerce sur nous la violence avec des moyens qui sont à l'opposé de ce que l'on voit quotidiennement à la télévision ou au cinéma. Aucune image brutale, et au lieu de la résonance des explosions, il fait chanter un blues. Il arrive à ce que nous nous interrogions sur la question du progrès en martelant une phrase: les choses s'améliorent. L'auteur ne nous indique ni le lieu ni le temps où ses personnages "discutent". Il leur ôte leur individualité en leur attribuant des chiffres comme s'il s'agissait d'un essai dans un laboratoire. Mais il leur donne une présence théâtrale des plus magnifiques.
Crimp Martin ; Vincent Jean-Pierre ; Plain Frédéri
Dans l Angleterre des années Thatcher. Un couple de yuppies espère tirer le meilleur prix de leur maison. Ses fondations sont pourries, mais elle est située en bordure du parc, et seul un expert peut voir que le plancher s effondrera sous peu. Mais il se garde bien d ailleurs de protester contre la malhonnêteté du couple. À cette transaction juteuse préside la belle et inconsolable Claire. Elle fascine tous les personnages, depuis les vendeurs jusqu aux acheteurs potentiels. L un d eux, James, lui porte une attention singulière. Cette situation anodine deviendra le lieu même d une catastrophe, où Crimp, s inspirant d un fait divers, dissémine partout les indices d une inquiétante étrangeté. C est ce même art qui s annonce dans Probablement les Bahamas. Un couple de retraités vous parle, comme vous parleraient deux statues d Edward Kienholz. On s amuse à les écouter raconter des histoires banales, sur le ton des vieux imbéciles. Mais peu à peu derrière leurs paroles se révèle un acte de violence insoupçonnable. Le tour de force tient à ce que jamais le comique ne quitte la scène.
Jadis, la demoiselle sur le balcon écoutait un aspirant tapi en bas, dans l'ombre. Il lui chantait des sérénades ou lui contait fleurette. Aujourd'hui, depuis le balcon du dessus, les voisins épientNick et Carol, le jeune couple du rez-de-chaussée. Mais leur vie amoureuse est contrariée par la présence de Sharon, la petite fille que Carol a eue d'un autre homme.
Biographie de l'auteur Michel Poivert est professeur d histoire de l art à l université Paris I Panthéon-Sorbonne. Commissaire et critique, il est notamment l auteur de L Image au service de la révolution (Le Point du Jour, 2006) et La Photographie contemporaine (Flammarion, réed. 2009). Il a dirigé, avec André Gunthert, L Art de la photographie, des origines à nos jours (Citadelles & Mazenod, 2007). Docteur en histoire de l art, Julie Jones a publié de nombreux textes consacrés à l histoire de la photographie. Elle est actuellement chargée de recherche et d exposition au Cabinet de la photographie du Centre Pompidou.