Du papier à la biométrie. Identifier les individus
Crettiez Xavier ; Piazza Pierre
SCIENCES PO
24,50 €
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EAN :9782724609899
La biométrie est présentée aujourd'hui comme la solution technologique la plus appropriée pour faire face aux menace inédites auxquelles l'occident est (ou serait) confronté. Dans ce contexte, ce livre vient rappeler : l'effort constant de l'Etat pour mieux identifier les personnes à des fins policières, administratives et politiques. De l'Ancien Régime à la France contemporaine, en passant par la Troisième République et Vichy, l'ouvrage retrace le cheminement mouvementé et les enjeux des processus d'identification. Il montre que depuis la période absolutiste, l'Etat s'est efforcé de fixer sur papier sa propre population des marginaux jusqu'aux citoyens les mieux intégrés. Les auteurs font également la lumière sur les pratiques d'encartement de certaines catégories d'individus, dans l'URSS stalinienne ou la France des Trente Glorieuses. On retiendra le cas des étrangers, dont la mise à l'écart administrative contribue à délimiter l'espace national tout autant qu'à prévenir de supposés périls. Des initiatives régionalistes au refus britannique d'une mise en, carte des citoyens, les résistances ont été constantes. Ainsi, la défiance envers l'encartement paraît-elle plus que jamais d'actualité, à l'heure où la traçabilité des personnes sur internet et la biométrie s'imposent comme des exigences sécuritaires.
Nombre de pages
331
Date de parution
15/06/2006
Poids
406g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782724609899
Titre
Du papier à la biométrie. Identifier les individus
Auteur
Crettiez Xavier ; Piazza Pierre
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
137
Poids
406
Date de parution
20060615
Nombre de pages
331,00 €
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La Culture générale en 20 leçons est un manuel indispensable pour aborder les différents concours de la fonction publique qui, tous, sous une forme ou une autre (composition ou dissertation, questions à réponses courtes, commentaire de texte, discussion ou entretien avec le jury, dossier de synthèse...), nécessitent un solide bagage intellectuel et conceptuel faisant l'objet d'une redéfinition depuis 2008. Au-delà des candidats aux concours, ce manuel de culture politique et sociale devrait aussi séduire quiconque prétend vouloir mieux comprendre son environnement intellectuel et cherche des réponses aux interrogations toujours nombreuses que pose l'actualité internationale, politique, économique ou sociale. Chaque leçon comprend de façon claire et synthétique: une fiche de 11 pages clairement rédigées et structurées, faisant apparaître, au-delà des faits, une réflexion et une façon de problématiser les questions abordées; un "zoom" de trois pages sur une question d'actualité ou un concept difficile mais indispensable; deux encadrés proposant une chronologie, des extraits de textes fondamentaux, un effet de loupe sur un point d'histoire ou une biographie; une rubrique bibliographique qui permet de prolonger, sur les conseils des auteurs, la réflexion proposée. Ce manuel est le fruit d'une collaboration entre plusieurs enseignants-chercheurs en philosophie, sociologie et science politique. Tous appartiennent, quel que soit leur statut, au laboratoire CARPO (Centre d'analyse et de régulation du politique) de l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Chaque leçon a été écrite par un enseignant- chercheur spécialiste du thème traité.
Qu'elles viennent d'Etats, de mouvements de libération ou de groupes doctrinaux, toutes les formes de nationalisme légitiment l'usage de la violence. En Europe, en Afrique, en Orient, pourquoi ont-elles autant de succès ? Parce qu'elles donnent l'impression de réenchanter la modernité. Xavier Crettiez décrit en profondeur les raisons qui expliquent le ralliement des élites ethniques au nationalisme violent, qui sert leurs intérêts politiques et économiques, ainsi que les facteurs qui motivent l'engagement des masses dans la violence, parfois jusqu'à l'extrême, comme en ex-Yougoslavie, en Inde ou au Rwanda. Il dresse aussi un tableau du contexte culturel et politique qui favorise la montée de la violence nationaliste.
Alors que les phénomènes de violence paraissent de plus en plus prégnants dans l'actualité quotidienne, cet ouvrage cherche à en comprendre les logiques et à en préciser les limites. Parler de la violence n'a guère de sens tant ce vocable réunit des phénomènes très différents et des manifestations plurielles. L'auteur ambitionne de les passer en revue. Pour autant, il s'agit de mettre à nu les logiques communes d'adhésion à la violence (pourquoi devient-on violent?), de déroulement des violences (comment s'opère le passage à l'acte?) et de transformation de ces phénomènes (la violence évolue-t-elle?). L'Etat, les contestataires sociaux, les individus délinquants, les opposants politiques, tous utilisent une violence qui, soit exprime une colère et une insatisfaction, soit constitue une ressource politique ou même une identité collective. Même ceux qui répugnent à l'utiliser (dans les régimes démocratiques) usent toujours in fine de la menace de la violence pour conforter leur autorité. S'intéresser à la violence, c'est vouloir comprendre la face sombre de l'activité politique, qui n'en est bien souvent que la traduction civilisée. Biographie: Xavier Crettiez est professeur de science politique à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, directeur du master "Conflit". Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles sur les thèmes de la violence, du nationalisme et de l'analyse des mouvements sociaux. Il a notamment écrit Violence et nationalisme (Odile Jacob, 2006) et a codirigé Du papier à la biométrie (Presses de Sciences Po, 2006).
Guerres, attentats, violences de masse, mouvements de révolte sociale...l’actualité nationale et internationale est fortement marquée par desmanifestations de violences politiques, parfois extrêmes, dans un contextede transformations profondes de l’ordre mondial.Pour comprendre ces phénomènes et les mettre à distance, cet ouvragepropose une grille de lecture des violences politiques en convoquantles apports de la sociologie politique, de l’anthropologie, de l’histoire, desrelations internationales et de la psychologie sociale.Il repose sur trois ambitions. La première est académique et chercheà identifier les grands débats théoriques sur le déclenchement et l’irruptiondes violences politiques. La deuxième est descriptive, passant en revuela variété des formes de la violence, allant du terrorisme à la guerreen passant par les révoltes de rue ou les massacres collectifs. La dernièreest analytique et interroge les logiques de l’engagement individuelet collectif ainsi que celles de la sortie de la violence.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.