Avec Le Grand Escalier, Paul Couteau avait écrit un remarquable ouvrage de vulgarisation, où la qualité et la précision scientifique étaient soutenues par une imagination poétique extrêmement séduisante. Ce nouveau livre, Les Rêves de l'Infini, est peut-être encore plus réussi que le précédent : l'auteur témoigne d'un incontestable don des images qui lui permet de rendre sensibles l'abstraction et le complexe d'une manière saisissante. L'ouvrage enchaîne sept chapitres, relativement courts et de lecture fort aisée, comme autant de variations sur un même thème, l'infini : ainsi passons-nous d'une évocation de l'Univers, tel qu'on peut le décrire, à l'infini mathématique, aux fastes de la quatrième dimension, aux surprises de l'infiniment petit, aux mystères des trous noirs, aux mirages dans le ciel (arcs et soleil fantômes), et enfin aux voyages dans le temps. Un passionnant livre de vulgarisation scientifique pour un large public.
Nombre de pages
240
Date de parution
01/11/1998
Poids
270g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782082100274
Titre
Les rêves de l'infini
Auteur
Couteau Paul
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
270
Date de parution
19981101
Nombre de pages
240,00 €
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Pour faire comprendre l'infinité des formes de l'univers matériel, Paul Couteau a eu recours à un artifice particulièrement heureux : si l'on descend vers l'infiniment petit ou si l'on monte vers l'infiniment grand, on change d'échelle, on se tient alors sur les marches d'un grand escalier qui se perd à l'infini. Chaque marche correspond à un ordre de grandeur. Paul Couteau parcourt ce grand escalier avec une belle vigueur, s'arrête sur chaque marche pour en expliquer les singularités et en faire admirer les perspectives vertigineuses. Le lecteur profane découvre avec plaisir, mais avec rigueur aussi, les moeurs étranges des particules, comme il survolera le monde des planètes, des étoiles, des galaxies, des astres cosmiques, pour évoquer finalement le début des temps.
Evoquant l'infini, l'homme de science peut se révéler poète - c'est bien la leçon qu'il faut tirer de cet ouvrage, qui allie un véritable sens de l'image à l'exploration des théories scientifiques les plus récentes. Paul COUTEAU convie ainsi le lecteur à une escalade de l'Univers, dont on se demandera s'il est ouvert, fermé, voire tendu ; ses " rêveries scientifiques " nous conduisent ensuite à réfléchir à la notion d'infini mathématique, sans oublier l'infiniment petit et la quatrième dimension, à laquelle on identifie, à tort, le temps ; puis le lecteur assiste au bain du trou noir et à l'apparition du rayon vert, prélude à l'analyse des soleils fantômes, avant d'entreprendre un voyage dans le temps. Est-il, en définitive, meilleure manière de concevoir l'infini que de le rêver ...
Pour faire comprendre l'infinité des formes de l'univers matériel, Paul Couteau a eu recours à un artifice particulièrement heureux : si l'on descend vers l'infiniment petit ou si l'on monte vers l'infiniment grand, on change d'échelle, on se tient alors sur les marches d'un grand escalier qui se perd à l'infini. Chaque marche correspond à un ordre de grandeur. Paul Couteau parcourt ce Grand Escalier avec une belle vigueur, et s'arrête sur chaque marche pour en expliquer les singularités, et en faire admirer les perspectives vertigineuses. Le lecteur profane découvre avec plaisir, mais avec rigueur aussi, les moeurs étranges des particules, comme il survolera le monde des planètes, des étoiles, des galaxies, des astres cosmiques, pour évoquer finalement le début des Temps. Un propos rigoureux et savant, une construction méthodique accompagnent un style d'une grande clarté, qui ne dédaigne pas des exemples de la vie quotidienne ou le recours à une imagination proche de la science-fiction et du cinéma.
Aujourd'hui, on scrute les astres, les galaxies lointaines, les quasars en s'aidant des techniques les plus sophistiquées. Mais regarde-t-on encore le ciel ... Paul Couteau, lui, a vécu sa carrière à la charnière de deux époques : entre l'astronomie visuelle, héritière du XIXe siècle, et l'astronomie du troisième millénaire et ses télescopes spatiaux. A l'oculaire d'une lunette géante, il a poursuivi à sa manière le travail des pionniers de l'observation et s'est constitué un jardin des étoiles. Mais comment découvre-t-on une étoile ? Au terme de plus de trente années de quête passionnée, Paul Couteau fait le récit des péripéties qui ont jalonné sa patiente récolte et nous invite à visiter à notre tour ce jardin céleste qui n'a pas encore livré tous ses secrets.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.