La frontière : c'est couramment celle de la géopolitique, mais aussi celle du sens. Cette frontière sémiotique se réalise sur le plan du contenu, dans l'opposition entre vie et mort, nature et culture, homme et femme, humain et inhumain, sain et pathologique, etc., ou sur le plan de l'expression, comme la barrière qui s'installe, tantôt rugueuse et résistante et tantôt accommodante aux glissements et transitions, entre les langues, entre les genres, entre les styles. Des chercheurs en sémiotique, littérature et photographie se penchent ici en un premier défrichage aussi bien sur la stratégie de l'écriture que sur le rôle de la contrainte dans l'élaboration de l'image. Ils privilégient le terrain du passage de frontière(s) : le terme prégnant de leur propos est celui de "confins dont la richesse en ce domaine est d'emblée perceptible, car s'y disent tout à la fois, comme le précisent les dictionnaires, le "passage intermédiaire, la transition (entre deux états, deux situations)", le mouvement vers le bord, la communauté des limites, la jonction comme la séparation du Même et de l'Autre, et encore la proximité du familier et de l'étranger.
Nombre de pages
143
Date de parution
03/09/2014
Poids
185g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343042213
Titre
Sémiotique des frontières. Art & littérature
Auteur
Costantini Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
185
Date de parution
20140903
Nombre de pages
143,00 €
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Les quatre parties de cet ouvrage collectif s'attachent à appréhender les voies de passage et les seuils que les signes empruntent d'un espace à l'autre, créant des entités sémantiques souvent inattendues. Ce premier volume part du constat suivant : nombreuses sont les limites en tous genres qui parsèment le monde mental comme le monde physique, mais tout aussi nombreux sont, à chaque fois, les agencements et dispositifs visant à repousser la frontière, à la transgresser, pratiquement ou symboliquement. Les questions s'orientent alors vers ces arts qui émigrent conjointement ou en dissociation, dans la successivité des temps.
Sur le chemin de nos vies s'inscrivent les signes qui, dans la communication, nous unissent et nous distinguent, tout comme, dans les systèmes qu'ils forment, ils sont distingués entre eux jusqu'à l'écart rédhibitoire parfois, et, en même temps, liés entre eux jusque, parfois, au Flou, voire à l'abolition de la frontière. Les quatre parties de cet ouvrage collectif (Voyages du discours, Passage des arts, Transgéographiques, Frontaliers imaginaires) s'attachent à borner divers espaces, où s'investissent ces blocs porteurs de sens, et à appréhender les voies de passage et les seuils qu'ils empruntent d'un espace à l'autre, créant des entités sémantiques souvent inattendues. Le premier volume de cette sémiotique des frontières, intitulé Bornes et traversées, envisageait le voyage des discours verbaux, dans les traductions et transpositions, les transbordements des arts l'un vers l'autre, et plus généralement le jeu des désémantisations et des resémantisations à l'oeuvre dans ces déplacements. Celui-ci, Limites et seuils, esquisse les diverses spatialités qui, d'être regardées de points de vue différents - de l'historique au géologique, de l'urbanistique au filmique -, se dégagent d'un paysage, d'un territoire, d'une zone frontalière, d'une production artistique, impliquant des décalages de bornes, réelles ou fictives. Car les passages se jouent surtout dans l'imaginaire qui permet de construire et de détruire, de contourner les frontières en louvoyant ou de franchir en bondissant, et même de les abolir en posant paradoxalement une limite ou en gagnant des confins intérieurs. Au os,° siècle, la dernière frontière est celle qui relègue l'humanisme classique ou moderne et son activité symbolique à l'arrière ou de côté, elle est celle que déborde le monde de la post-humanité ; bien que ses prophètes en proclament la réalité en marche, le transhumanisme est une sorte d'imaginaire frontalier et de conquête de l'outre-frontière qui relève de l'utopie ou de la dystopie, au choix.
L'anecdotique peut jouer un rôle déterminant dans notre compréhension historique et sémiotique d'un ensemble d'événements. Ainsi, cet essai vise à éclairer la transformation du système pictural de 1750-1820. Il propose de suivre le déplacement des artistes du siècle des Lumières (Mengs, les deux Tiepolo, Vien, Peyron, Canova, David, Fleury Richard, Bonington) à travers l'Europe entière et particulièrement à Dresde, Rome et Paris.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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