
La forme dialogue chez Platon. Evolution et réceptions
Utilisant de nouveaux outils d'analyse, les études platoniciennes contemporaines cherchent dans tout ce qui accompagne le contenu explicite d'une ?uvre - tout ce qui est suggéré de façon oblique, les situations, l'atmosphère, les digressions, les réticences... - des indications sur ce que l'auteur, soit veut communiquer, soit communique réellement. Ce fait si simple et en même temps énigmatique, connu de tout temps, à savoir que la philosophie de Platon ne nous est accessible que par ses dialogues, constitue l'un de ces traits par lesquels tout énoncé philosophique émis par Platon se trouve inévitablement modalisé. L'attention à la forme dialogue, telle qu'elle est thématisée ici, c'est donc la prise en compte, pour mieux entendre Platon, de tous les aspects " para-énonciatifs " de ses dialogues ; de tout ce qui fait le sens, non seulement des énoncés théoriques prêtés à tel ou tel personnage, mais de leur ensemble, de l'échange en tant que tel (entre les personnages, entre l'auteur et le lecteur), et de la stratégie platonicienne pour faire de la réception de son ?uvre une expérience (y compris émotive) pour son lecteur.
| Nombre de pages | 302 |
|---|---|
| Date de parution | 28/03/2001 |
| Poids | 374g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782841371105 |
|---|---|
| Titre | La forme dialogue chez Platon. Evolution et réceptions |
| Auteur | Cossutta Frédéric ; Narcy Michel |
| Editeur | MILLON |
| Largeur | 135 |
| Poids | 374 |
| Date de parution | 20010328 |
| Nombre de pages | 302,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Descartes et l'argumentation philosophique
Cossutta FrédéricLes auteurs de cet ouvrage (J.F. Bordron, A. Bouvier, C. Giolito, D. Maingueneau, F. Cossutta) viennent d'horizons différents (sémiotique, sociologie cognitive, histoire de la philosophie, analyse du discours), mais ont en commun le souci de ne pas réduire les ?uvres philosophiques à leurs seules structures doctrinales, et prennent en considération leurs dimensions spécifiquement langagières et discursives. Ils s'interrogent sur la nature de l'argumentation philosophique, et proposent des modèles théoriques permettant de relier les contraintes qu'une doctrine se donne dans la recherche de sa légitimité avec les formes expressives présidant à leur mise en ?uvre. Le cartésianisme offre à ce titre un exemple particulièrement éclairant, puisqu'il prétend refuser le recours aux figures de rhétorique comme aux procédés scolastiques, et veut élaborer les formes d'expressions qui garantissent simultanément la véracité et la communicabilité de son propos. En étudiant la langue, les modes d'exposition, les genres, les formes énonciatives et narratives adoptées par Descartes dans ses écrits, les contributions ici réunies montrent que sous la clarté revendiquée d'une langue qui se voudrait celle de la raison même, s'opère un travail discursif complexe . Le philosophe doit en effet simultanément dire au plus près et au plus juste ce qu'exige l'enchaînement nécessaire des raisons, et composer avec les reformulations ou les voix multiples qu'imposent la conversion du lecteur et les stratégies d'institution de la doctrine. Ce travail dans l'ordre du discours n'est pas dissociable de l'effort consentit pour philosopher, et c'est le mérite d'une théorie de l'argumentation philosophique de montrer comment une pensée fait ?uvre.EpuiséVOIR PRODUIT22,82 € -

L'explication de texte philosophique au baccalauréat
Cossutta FrédéricUne épreuve très périlleuse si l'on n'est pas bien préparé à sa technique et à son esprit! Un exercice moins risqué que la dissertation et très "rentable" si on connaît la méthode!! Rappel officiel: "L'élève doit exercer son esprit critique en rendant compte de la façon dont le texte répond à une interrogation philosophique directement liée à la liste des notions du programme, sans que soit exigible la connaissance de la doctrine de l'auteur." Avec ce petit livre, donnez-vous tous les moyens de réussir l'épreuve! Comment réagir face au sujet. Les techniques à utiliser. Les pièges à éviter. Comment rédiger. Fort d'une riche expérience d'enseignant en terminale dans toutes les sections (générales et technologiques), ainsi qu'en classes préparatoires aux grandes écoles, Frédéric Cossutta met ici à la portée de tous les élèves des clés de réussite que personne ne possède spontanément. Il vous aidera aussi à devenir un lecteur actif et critique, capable de penser par lui-même à partir des grands auteurs. Biographie de l'auteur Frédéric Cossutta est normalien, professeur agrégé de philosophie, docteur d'Etat ès lettres, ancien directeur de programme ou Collège international de philosophie. Il a fondé en 1993 le Groupe de recherche sur l'analyse du discours philosophique.EpuiséVOIR PRODUIT12,46 € -

Le dialogue : introduction à un genre philosophique
Cossutta FrédéricRéunissant dans une perspective interdisciplinaire les contributions de philosophes et de spécialistes d'analyse du discours, ce volume propose quelques pistes pour l'étude du dialogue philosophique considéré comme un genre textuel. Une philosophie ne saurait être comprise sans référence aux lieux et aux conditions de sa textualisation, aux formes du discours qui la mettent en ?uvre, aux genres qu'elle emprunte à la littérature, aux discours religieux, juridique, scientifique. Le dialogue philosophique est à ce titre exemplaire : son usage constant, comme pratique orale codifiée ou genre textuel (on connaît son rôle dans la philosophie antique depuis Platon, et son retour en force dans la culture de la Renaissance), en fait un objet d'étude quantitativement significatif, susceptible de donner lieu à des comparaisons, voire à certaines généralisations. Ce recueil souhaite favoriser une réflexion sur sa nature et ses fonctions, sur les méthodes d'investigation qui permettent d'en rendre compte en proposant des études de cas exemplaires chez des auteurs variés (Platon, Galilée, Descartes, Leibniz, Hume, Shaftesbury, Diderot) ou dans une période, un mouvement caractéristique : La Renaissance, le Libertinage érudit aux XVlle siècle.EpuiséVOIR PRODUIT22,00 € -

LIRE BERGSON. "Le possible et le réel"
Cossutta FrédéricRésumé : Bergson était sensible à la question de l'écriture philosophique. En effet, il rapportait les systèmes des philosophes à une intuition cristallisée sous la forme d'une image médiatrice. Il était également lui-même soucieux d'écrire dans une langue à la fois claire, précise et riche, susceptible de traduire au mieux l'expérience de la durée pure que les sédimentations déposées par l'habitude empêchent de percevoir et que le langage stérile de la spéculation métaphysique empêche d'exprimer. Aussi cet ouvrage propose-t-il d'aborder la lecture de la philosophie de Bergson, par l'analyse des propriétés discursives de son texte. Ce travail a été conduit sur " Le possible et le réel " dans le cadre du " Groupe de recherche sur l'analyse du discours philosophique " réuni au Collège international de philosophie. Des philosophes, des linguistes et spécialistes de l'analyse textuelle ont joint leurs efforts, discuté leurs méthodes, confronté leurs approches en s'attachant à une lecture détaillée et suivie de ce texte célèbre. Pour plus de commodité, nous proposons une reproduction de cet extrait de La pensée et le mouvant conforme à l'édition de référence. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage ne retranscrivent pas ce travail collectif mais sont le fruit de la réflexion personnelle de leurs auteurs. Chacun, sous des angles divers qui traduisent ses perspectives théoriques, en privilégiant tel ou tel aspect du texte, examine pourtant une même question : par quels procédés discursifs Bergson tente-t-il de résoudre les paradoxes pragmatiques liés au rapport particulier qu'entretient sa doctrine avec ses conditions d'expression ? Le choix d'un genre, le privilège accordé aux formes d'énonciation en première personne, l'utilisation d'images, de gloses, sont autant de procédés qui lui permettent de " formuler l'informulable " et d'inscrire le texte dans l'horizon plus général d'une ?uvre qui se présente dès lors comme " création d'imprévisible nouveauté ". Ainsi, cette approche plurielle est l'occasion de mettre à l'épreuve les questions méthodologiques posées par l'analyse du discours philosophique, et offre au lecteur soucieux de précisions les instruments d'une lecture philosophique personnelle.EpuiséVOIR PRODUIT15,15 €
Du même éditeur
-

Manuscrits de Bernau sur la conscience du temps (1917-1918)
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù AL'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER30,40 € -

Souffrir et jouir. Corps féminins en religion au XVIIe siècle
Gimaret AntoinetteCette anthologie souhaite mettre en lumière une mémoire religieuse du corps féminin à l'époque moderne, dans les couvents et hors des couvents. Elle explore les principaux aspects de cette corporalité féminine, en expose la nature, la plasticité et les enjeux par le prisme d'un genre majeur du temps, celui de la Vie sainte, en faisant (re)découvrir par ce biais une littérature hagiographique souvent méconnue car trop longtemps cantonnée aux seuls champs de l'historiographie religieuse ou de la bigoterie. Quelle exemplarité ces représentations du corps féminin servent-elles ? Quelle agentivité féminine parviennent-elles à suggérer ? Racontent-elles seulement la norme dévote ou au contraire son débordement ? Que faire, hier et aujourd'hui, de ces envahissants scénarios d'incarnation, de ces cadavres qui embaument ou guérissent, de cette exhibition constante des plaies, du sang et de la pourriture, dont les auteurs font la matière étrange d'un discours qui édifie quand il horrifie, qui fascine et dégoûte à la fois ? Quelle vertu mystique ou dévotionnelle donner à cette compilation de symptômes, à cette insatiabilité à se faire mal ou à soigner l'autre ? Pourquoi les biographes racontent-ils surtout le corps pour dire la sainteté féminine et que disent-ils ainsi du féminin, aux marges du discours canonique ? Quelle place ces récits laissent-ils à un pur excès de chair, à un fonds obscur par lequel se dit la haine du couvent, le désir du blasphème, le désir de mort, le fantasme érotique, l'aporie de la vocation religieuse, la souffrance ou la jouissance de la discipline, la frustration sexuelle, le poids du harcèlement, le désir d'émancipation ? Ces questionnements, pris comme autant de fils conducteurs, permettront de révéler la richesse anthropologique mais aussi littéraire de cet étonnant corpus ancien.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER29,00 € -

La cité des mages. Penser la magie en Grèce ancienne
Carastro MarcelloAu Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER25,36 €

