Pour Patrick Corillon, l'espace du livre est site de déambulation, prétexte au voyage, aux pérégrinations romanesques. Lieu à parcourir des yeux, à travers le graphisme, au rythme des pages, il est aussi espace signalétique, organisé comme la carte géographique par laquelle nous aimons, comme Novalis, rêver le paysage. Ce plongeon dans l'image, cette immersion au c?ur du texte, dans ses circonvolutions poétiques ou typographiques, fait du livre le miroir de son lecteur ; le lieu fictif, comme une psyché, où l'âme se trouve projetée, mise en image selon, un mode par excellence romantique, celui des multiples correspondances entre mondes réels et paysages mentaux, univers intérieurs et topologies terrestres. C'est pourquoi la démarche hybride de Patrick Corillon, entre arts plastiques et littérature, sculptures et livres, sensations et lectures, a produit nombre de situations où ses fictions s'ancrent dans la réalité physique du monde. Le projet de cet ouvrage tend à rendre visibles les phénomènes de turbulences, de dérives, d'émergences ou de chevauchements qui constituent la dynamique de la pensée. A l'ordre statique du texte classique, imprégné de raison et de certitude, Patrick Corillon oppose en dialectricien amusé les mouvements aléatoires et poétiques de ses " pensées poissons ", tantôt fluides, tantôt fulgurantes.
Nombre de pages
67
Date de parution
13/05/2005
Poids
200g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782873172657
Titre
Les pensées poissons
ISBN
2873172657
Auteur
CORILLON PATRICK
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
240
Poids
200
Date de parution
20050513
Nombre de pages
67,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pays où l'on n'arrive jamais", la Belgique intrigue et fascine depuis longtemps ses visiteurs. Des voyageurs de l'intérieur ou venus d'ailleurs, dont les expériences se conjuguent dans une plongée inédite au coeur de l'identité et de l'imaginaire belges. Patrick Corillon décrit cette nation surgie à l'improviste aux confins de la Hollande et de notre Hexagone, nourrie d'apports culturels multiples, où l'on s'exprime en deux, voire trois langues, comme "une mosaïque impressionniste" en état de "remodelage permanent". On y croise, de Bruges à Liège, de Bruxelles à Anvers, quelques recluses extatiques, des exilés, des révolutionnaires — tel Karl Marx —, des mineurs de fond, de grands écrivains de France ou d'outre-Manche — Balzac, les soeurs Brontë, lord Byron ou James Joyce. A l'enthousiasme des romantiques (Hugo, Nerval, Dumas) se mêlent les sarcasmes de Baudelaire et les amères rêveries de Verlaine. Des auteurs belges, wallons ou flamands, aussi distincts que Verhaeren, Simenon, Eekhoud, Michaux, Hugo Claus et Marguerite Yourcenar, éclairent les multiples facettes de cet éternel paradoxe, création récente mais véritable précipité d'histoire européenne. Tout le génie d'un peuple singulier est ici restitué à travers cette promenade littéraire et sentimentale qui nous entraîne aux confins de la rêverie et du loufoque.
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Un fils refuse de reprendre le théâtre de marionnettes de son père. Il ne veut pas passer sa vie caché derrière des décors à faire parler des personnages imaginaires. Ce qu'il aura à dire, lui, il le dira droit dans les yeux! Hélas, les mots qu'il pensait avoir en lui ne viennent pas. Désespéré, il se laisse séduire par le diable et son mystérieux livre délavé. Fort de son pacte avec le diable, le fils partira à la découverte du monde. Patrick Corillon inscrit ses récits dans des lieux aussi différents que des salles d'exposition, des théâtres de marionnettes ou des livres. Il entraîne ici ses personnages à la découverte du langage, au travers d'une mise en images des mots et de leur sens.
Bonn Sally ; Lerichomme Lise ; Ramirez-Blanco Juli
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie "privée" et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton, Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz, Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines.Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'ÉHÉSS, il est également diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d?"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.