La réputation fromagère de la France doit beaucoup à la grande variété de ses traditions régionales. Or, l'industrialisation de la production tend à réduire cette diversité au profit de quelques fromages. C'est donc à la production fermière qu'il revient de conserver ce patrimoine en harmonisant tradition et techniques actuelles garantes d'un label sanitaire de qualité. Pour cela, le producteur fermier a besoin qu'on mette à sa portée les acquis réels des progrès technologiques. Seule une bonne maîtrise technique permet une production de qualité régulière. Il lui faut aussi acquérir une véritable culture fromagère s'il veut pouvoir élargir la gamme de ses produits. Cet ouvrage propose dans une présentation claire et pédagogique : un répertoire régional des fromages fermiers, soixante-quinze diagrammes de fabrication ainsi qu'un exposé détaillé des techniques de production les plus modernes. Jean-Christophe Corcy, animateur de stages dans les lycées agricoles et organismes régionaux de formation, et Michel Lepage, spécialiste fromager, ont réussi avec ce livre de référence, le véritable outil de travail du producteur de fromages fermiers.
Nombre de pages
187
Date de parution
08/01/1992
Poids
430g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782706605116
Titre
FROMAGES FERMIERS. Techniques et traditions
Auteur
Corcy Jean-Christophe ; Lepage François
Editeur
FLAMMARION
Largeur
161
Poids
430
Date de parution
19920108
Nombre de pages
187,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Corcy Marie-Sophie ; Vu Hong Nathalie ; Dufaux Lio
Le rêve de mon existence est accompli", exulte Auguste Bartholdi lors de l'inauguration à New York en octobre 1886 de son ?uvre, La Liberté éclairant le monde. Le projet d'un monument célébrant le centenaire de l'indépendance des Etats-Unis (1776-1876), offert en gage d'amitié au peuple américain, a été initié vingt ans plus tôt par un groupe de républicains français. Sollicité, le sculpteur alsacien imagine une allégorie de la liberté, une femme drapée dans une toge, brandissant un flambeau. Financée par souscription, la statue colossale (46 mètres), une enveloppe de cuivre fixée sur un squelette métallique conçu par Gustave Eiffel, est construite à Paris entre 1875 et 1884. L'aventure humaine et technique, portée par un artiste au talent multiforme, se prolonge par un destin hors normes: la Statue de Bartholdi est devenue tout à la fois emblème américain et symbole universel de liberté et de démocratie.
Davantage connu pour sa pléthorique production intellectuelle qui le classe parmi les meilleurs érudits du temps, que pour son bref passage au gouvernement de Vichy, Jérôme Carcopino avait laissé l'image d'un intellectuel libéral égaré en politique. Or les quinze mois passés à Vichy n'ont rien d'une parenthèse dans une vie dédiée à la science. Cet ouvrage revisite la trajectoire politique, sociale et intellectuelle d'un historien happé dès 1940 par la collaboration d'Etat.
Anne-Laure Carré (Musée des arts et métiers) est spécialiste de l'histoire des matériaux, en particulier du verre, et des liaisons entre art et industrie. Marie-Sophie Corcy (Musée des arts et métiers) est historienne de la photographie et des techniques visuelles, ainsi que des collections techniques. Christiane Demeulenaere-Douyère (précédemment aux Archives nationales), historienne des sciences et des techniques, a consacré des travaux aux expositions universelles à partir des fonds des Archives nationales et organisé en 2010 l'exposition Exotiques expositions... Les expositions universelles et les cultures extra-européennes. Liliane Hilaire-Pérez (Université Paris-Diderot/EHESS) travaille sur l'histoire de l'invention et des savoirs opératoires, en particulier en milieu artisanal.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.