Paris, capitale médiatique. Ville et presse au XIXe siècle
Corbillé Sophie ; Fantin Emmanuelle ; Wrona Adelin
PU VINCENNES
23,00 €
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EAN :9782379242748
Comment les médias ont-ils fabriqué Paris, qui devient une ville-monde au 19e siècle ? Comment la capitale a-t-elle de son côté imposé sa marque au monde du journal et de l’information ? Les réponses dans l’ouvrage Paris, capitale médiatique !Depuis deux décennies, Paris se peuple d'incubateurs de start-ups créatives, tandis que les grands médias traditionnels ne cessent de déménager, investissant de nouveaux quartiers. Si ces acteurs transforment l'espace urbain par leur empreinte matérielle, ils sont aussi porteurs de discours et d'imaginaires sur les médias et la capitale. Cette dynamique présentée par leurs promoteurs comme novatrice, s'inscrit en réalité dans l'histoire du capitalisme médiatique, liée au Paris du XIXe siècle, période qui voit le surgissement foisonnant des médias de masse et des industries culturelles. La « capitale de la modernit? n'est donc pas seulement celle de l'industrie, de la culture et du luxe, mais aussi des médias. L'ouvrage Paris capitale médiatique, rédigé par des chercheur.e.s issu.e.s de plusieurs disciplines, explore la naissance d'une territorialité médiatique parisienne au XIXe siècle. Quels rôles les médias, mais aussi les industries culturelles, marchandes et publicitaires, jouent-ils dans la fabrique de la capitale qui, selon Balzac, offre « le spectacle dramatique incessant » de ses « combats déchirants pour l'existence » ? Et quelle place Paris occupe-t-elle dans les mutations médiatiques ? Une attention particulière est accordée à Émile de Girardin, à la fois entrepreneur de presse, homme d'affaires, politique et auteur à succès, traité en tant que pionnier et parangon de ce capitalisme médiatique parisien.
Nombre de pages
240
Date de parution
18/10/2022
Poids
499g
Largeur
171mm
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EAN
9782379242748
Titre
Paris, capitale médiatique. Ville et presse au XIXe siècle
Auteur
Corbillé Sophie ; Fantin Emmanuelle ; Wrona Adelin
Editeur
PU VINCENNES
Largeur
171
Poids
499
Date de parution
20221018
Nombre de pages
240,00 €
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Sophie Corbillé est ethnologue, maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne Celsa, membre du GRIPIC et chercheur associée au LAU/IIAC-EHESS. Elle travaille sur la fabrication des identités citadines, les formes d'échange dans la ville contemporaine et les imaginaires urbains. Elle est co-auteur, avec Sophie Chevalier et Emmanuelle Lallement, de Paris résidence secondaire. Enquête chez ces habitants d'un nouveau genre (Belin/MSH, 2013).
Le capitalisme est un jeu d'enfantsQuelle place le capitalisme occupe-t-il dans la vie des enfants?? Et dans quelle mesure les industries culturelles prennent-elles part à la fabrique de l'enfance?? C'est à partir d'un cas singulier appartenant au secteur florissant du loisir éducatif, les parcs à thème de l'entreprise KidZania, que cet ouvrage explore ces questions. Dans ces espaces de jeu mondialisés à la forme de ville miniature, installés dans des malls de quartiers aisés de grandes métropoles, les enfants de 4 à 12 ans sont invités à jouer à travailler, à gagner de l'argent et à consommer auprès de vraies entreprises et institutions. L'enquête, conduite sur plusieurs années dans les parcs de Santiago du Chili et de Dubaï, dévoile comment les lieux se présentent comme des espaces de représentation et de performance de la société de marché, mais également des arènes de débats sur les formes de vie à l'heure du capitalisme tardif. Produits de l'industrie culturelle de l'enfance, ces espaces mettent au jour les intrications puissantes entre les sphères des loisirs, de l'éducation, de l'économie et de la culture, et mènent à s'interroger sur la façon dont les enfants grandissent dans les espaces urbains globalisés.
Cet ouvrage collectif se propose d'observer la ville contemporaine en suivant les pas de Walter Benjamin, et la piste des fantasmagories. Et s'il se présente sous la forme d'un guide, c'est en partie parce qu'il est lui-même guidé par le regard, à la fois conceptuel et sensible, de ce penseur de la modernité. La notion de fantasmagorie permet d'inventorier et de décrire tout ce qui, dans l'expérience urbaine la plus ordinaire et apparemment la plus anecdotique, organise un rapport au monde, en favorisant l'émergence de certaines subjectivités (le flâneur, la foule, le touriste, le chiffonnier, l'homme-sandwich, l'enfant), ou en cristallisant des humeurs prototypiques (l'ennui, la distraction, le choc). Les auteurs, venus d'horizons divers (philosophie, littérature, anthropologie, études sur les médias, etc.) ont en partage une question : comment faisons-nous la ville qui nous fait ? Pour répondre à cette énigme, l'ouvrage explore plus précisément ce que nous appelons des ?formes médiatiques de l'urbain?, considérant que le projet de Benjamin sur les fantasmagories invite à déployer une réflexion sur les médias et les médiations à travers lesquels les existences urbaines se déploient, s'épanouissent ou s'abîment. L'ouvrage ne vise pas à offrir un inventaire mis à jour des fantasmagories contemporaines, mais il invite plutôt à une réflexion sur les formes médiatiques urbaines et la façon dont elles organisent l'expérience sensible des individus, à partir de motifs ou fragments multiples : parcs d'attractions pour enfants construits dans des malls climatisés, palissades de protection, caméras de surveillance qui surplombent les rues des villes, mais aussi rooftop, jardin partagé, friche, ou encore centre de paris sportif, tags, poésie-en-ville, etc. Prendre au sérieux le rapport fantasmagorique au réel, cesser de le voir uniquement comme un voile qui invisibilise ou mystifie, c'est lui restituer sa dimension vécue, incarnée de manière singulière, matériellement hétérogène, et donc potentiellement ouverte à des formes d'aléas, de détournement ou de réinvestissement.
Chevalier Sophie ; Lallement Emmanuelle ; Corbillé
Trois ethnologues partent à la rencontre de Parisiens un peu particulier, les résidents secondaires, pour nous donner à voir une mutation irrémédiable de la capitale française. Elles nous font rencontrer ces étrangers venus d'Italie, des Etats-Unis, du Brésil, de Suisse, et de bien d'autres parties du monde, qui possèdent un " pied-à-terre " parisien. Elles dressent leurs portraits, nous font visiter leurs appartements, nous décrivent leur vie quotidienne, les lieux qu'ils fréquentent et leur rapport à la capitale française. Elles nous rapportent en regard la perception de Parisiens face à ce phénomène : récits et anecdotes d'habitants, de commerçants, d'agents immobiliers ou de responsables municipaux. Ces deux visions reflètent alors une forme de citadinité parisienne inédite dans le contexte de la globalisation.
Usher Phillip John ; Le Roy Cyril ; Aït-taouti Fré
Pour penser la Terre de l'Anthropocène, Ex Terra : Vivre avec les sous-sols propose de détourner l'attention des émissions pour imaginer une nouvelle sensibilité "exterranéenne" Si nous sommes aujourd'hui entrés dans l'Anthropocène, ce n'est pas seulement à cause de nos émissions, mais avant tout de nos extractions. Il importe donc au plus haut point de réinvestir notre rapport aux sous-sols et de réorienter notre regard vers les profondeurs de la Terre. Pour ce faire, l'ouvrage circule entre différentes échelles géographiques et historiques. Il tisse des liens entre notre planète dans son ensemble, les agents humains et non humains de l'extraction et les matières extraites qui accompagnent notre quotidien. En ouvrant de riches archives de textes et d'images prémodernes provenant de toute l'Europe, en confrontant les auteurs humanistes de la Renaissance aux enjeux contemporains de l'écologie, Phillip Usher esquisse une nouvelle sensibilité exterranéenne. Phillip John Usher, né en Angleterre, est professeur de littérature française à l'Université de New York (NYU). Spécialiste de la littérature su XVIe siècle, ses travaux récents portent sur les rapports entre littérature et écologie. Il est l'auteur de nombreux livres, dont Errance et Cohérence (Classiques Garnier, 2010) et L'Aède et le Géographe (Classiques Garnier, 2018). En 2020, il a codirigé avec Pauline Goul le collectif Early Modern Ecologies : Beyond English Ecocriticsm (Amsterdam University Press).
La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence. Cette impulsion cartographique est ici interrogée par le biais d'aller et retours entre géographie, cartographie et littérature. "Où suis-je ? Où vais-je ? Comment y vais-je ? " La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements physiques ou virtuels a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence et notre survie. A mi-chemin entre le dessin d'art et l'objet technique, la carte est un artefact intellectuel dont l'efficacité tient à sa capacité à modéliser l'espace et à le rendre intelligible. Cartographier, c'est produire à la fois un espace et une connaissance sur cet espace par le biais de représentations spatiales, visuelles et graphiques. Or la modélisation n'est pas l'apanage des seuls géographes, elle est aussi au coeur de la littérature qui est toujours libre de configurer des espaces, de créer des mondes et de générer ainsi de la connaissance. Qu'elle confronte le savoir occidental de l'espace à celui d'autres cultures (Chatwin, Aira) ou qu'elle réfléchisse l'acte cartographique lui-même (Humboldt, Zischler, Houellebecq, Moretti, Borges, Carroll), le savoir qu'elle produit excède la représentation sensible et affective du lieu parce qu'il est aussi réflexif et critique. Laurence Dahan-Gaida est professeure de littérature comparée à l'université de Franche-Comté. Elle est rédactrice en chef de la revue en ligne "Epistémocritique" et directrice de la collection du même nom.
Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par Littératures francophones et musiques de l’Atlantique noir qui analyse les formes et les rythmes d’écritures artistiques issues de l’expérience commune de la domination occidentale.Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par le présent ouvrage. En s'appuyant sur l'idée d'Atlantique noir développée par Paul Gilroy, les contributions rassemblées dans ce livre montrent comment la présence des musiques dans les récits permet de raconter les mémoires de la colonisation et de l'esclavage, de dénoncer le racisme contemporain et de réclamer le droit à vivre où l'on est et où l'on veut, en inventant une langue porteuse de résistance et d'espoir. La diversité des corpus, qui traversent les trois continents bordant l'Atlantique, les genres littéraires romanesques, théâtraux et poétiques, les musiques aussi variées que la biguine, le jazz, la soul, le blues, la rumba ou le rap démontrent la vitalité et la diversité des littératures francophones. À partir d'un corpus classique et contemporain, allant du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire à l'afrotrap, les chercheuses et les chercheurs analysent formes et rythmes, et font des littératures francophones un art vivant. Sylvie Brodziak est professeure émérite des universités en littératures française et francophone et histoire des idées (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur l'écriture de l'histoire et des mémoires. Marion Coste, agrégée de lettres modernes, est docteure en langue et littérature françaises et francophones (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur les rapports entre littérature et musique, notamment dans le genre romanesque et le rap francophone.