Le commerce du luxe. Production, exposition et circulation des objets précieux du Moyen Age à nos jo
Coquery Natacha ; Bonnet Alain
MARE MARTIN
35,00 €
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EAN :9791092054309
Il est peu de questions qui aient donné lieu à un aussi grand nombre de controverses que celle du luxe. La raison en est simple. Cette expression ne désigne pas une chose déterminée ; elle a au contraire un sens mobile et relatif et s'applique, selon les temps et selon les lieux, à des objets toujours différents (...). Il n'existe guère un seul article parmi ceux qui sont regardés aujourd'hui comme indispensables à l'existence, ou une seule amélioration d'une nature quelconque, qui n'ait été dénoncé à son apparition comme une superfluité inutile ou comme étant en quelque sorte nuisible." Dictionnaire encyclopédique universel de Camille Flammarion, 1894-98 ("Consommation"). La notion de luxe a souvent été condamnée par les moralistes et contestée par les économistes. Or l'identité distinctive du luxe, construction culturelle, économique et sociale qui repose sur la rareté, le savoir-faire, la provenance ou la convoitise, défie les définitions univoques. L'ouvrage entend revenir sur cet objet historique problématique en posant la question de la production, de la diffusion et de la consommation des objets de luxe - l'intérêt heuristique du marché du luxe est bien de mettre au premier plan la question des circulations et des connections -, et en analysant la spécialisation progressive d'un commerce qui concourt à l'embellissement de la personne ou du cadre de vie. Les contributions qui le composent sont issues d'une manifestation scientifique interdisciplinaire organisée à Lyon en 2012, qui était largement ouverte d'un point de vue chronologique, spatial et disciplinaire. Le luxe a souvent été cantonné aux productions des beaux-arts ; il s'agit ici d'en montrer la richesse et la diversité et d'observer comment se sont progressivement mis en place des marchés spécialisés. L'ouvrage développe trois approches spécifiques : la circulation spatiale du luxe (marchands et marchandises), l'économie du luxe (concevoir, produire, vendre), les circulations sociales du luxe (luxe et demi-luxe).
Nombre de pages
320
Date de parution
02/05/2014
Poids
1 790g
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EAN
9791092054309
Titre
Le commerce du luxe. Production, exposition et circulation des objets précieux du Moyen Age à nos jo
Auteur
Coquery Natacha ; Bonnet Alain
Editeur
MARE MARTIN
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Poids
1790
Date de parution
20140502
Nombre de pages
320,00 €
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La prédilection de l'administration pour la demeure aristocratique est ancienne et le processus d'appropriation a démarré bien avant la Révolution. L'administration, avide de locaux, est économe et partisane du moindre effort : elle préfère réutiliser un bâtiment existant que s'engager dans une construction coûteuse et exigeante. De son côté, l'hôtel attise les convoitises par son ampleur, son décor et son passé prestigieux. Il offre à l'administration publique un lieu qui correspond à ses besoins de grandeur et de monumentalité. À la puissance sociale succède ainsi l'autorité administrative. Mais, en dépit de sa conversion, l'hôtel n'a pas perdu sa fonction essentielle qui reste, sous quelque forme que ce soit, d'accueillir les acteurs du pouvoir, donc de cristalliser, par son luxe, leur puissance. Le changement le plus décisif, toujours visible de nos jours, est bien celui de l'hôtel en ministère. La conversion est inséparable du développement et de l'organisation de l'État à la fin de l'Ancien Régime. Elle pose donc une double question : celle des liens, réels et symboliques, entre l'hôtel et la souveraineté, et celle de la continuité des lieux de pouvoir dans la ville.
Coquery Natacha ; Menant François ; Weber Florence
Quelles sont les conditions sociales et intellectuelles de la mise en ?uvre d'un calcul économique? Comment rendre compte des aspects cognitifs et rituels des pratiques économiques? En portant attention aux techniques intellectuelles utilisées par les acteurs économiques, dans leur matérialité mémé, les chercheurs réunis ici, historiens et anthropologues, ont découvert de surprenantes convergences entre l'histoire des mathématiques chinoises et celle du Moyen Age occidental, de surprenantes continuités entre les façons de tenir ses comptes du XVIe au XVIIIe siècle. Ils ont surtout mieux compris l'intérêt de confronter des données issues d'univers sociaux éloignés: loin de tenir pour acquise la partition du monde entre ce qui est économique et ce qui ne l'est pas, leur questionnement porte sur les modalités du calcul pratique et en restitue les cadres rituels et cognitifs. Un livre stimulant pour qui sait se laisser dépayser et revenir ensuite aux questions posées par la diffusion des outils de la science économique dans le monde contemporain.
Coquery Natacha ; Ebeling Jörg ; Perrin Khelissa A
A la charnière entre les XVIIIe et XIXe siècles, entre la réunion des Etats généraux et la fin du Premier Empire, vingt-cinq ans s'écoulent pendant lesquels bouleversements politiques, économiques, sociaux et culturels créent un contexte d'instabilité pour le secteur du luxe et du demi-luxe français. Les ateliers et les manufactures sont confrontés à des conditions matérielles et organisationnelles difficiles. Le manque de matières premières, la détérioration des finances et la diminution du personnel en raison du départ des jeunes hommes aux armées ont un impact négatif sur la production artisanale. L'incertitude générale que représente cette période d'instabilité politique et de conflits armés n'empêche pourtant pas l'émergence de modes. De nouveaux marchés s'ouvrent et offrent de riches opportunités aux artistes et artisans pour diversifier et élargir leurs créations. Souvent considérée comme un temps de rupture, en particulier dans le domaine du luxe dont elle remet en cause les fondements, la Révolution française apparaît au contraire comme le ferment d'une évolution vers l'innovation et l'industrialisation. Pluridisciplinaire, croisant l'histoire de l'art, l'histoire sociale, l'histoire économique, l'histoire culturelle et l'histoire des techniques, le présent ouvrage explore les conditions du changement et offre une approche plurielle des arts du décor.
À la fin du XVIIIe siècle, le sucre autrefois considéré comme un produit de luxe devient un aliment nécessaire pour une partie des classes populaires. Le fil conducteur de cet ouvrage consiste à comprendre comment le sucre s'est diffusé dans l'alimentation des Français au XVIIIe siècle, selon quels vecteurs, quelle chronologie et quelles sont les transformations économiques, sociales et culturelles induites par la consommation croissante du nouvel aliment. L'étude porte sur ta vallée de la Loire, de Nantes, un des premiers ports coloniaux du royaume, à Orléans, premier centre de raffinage. Ce livre éclaire la croissance du trafic ligérien, l'essor des détaillants (limonadiers, épiciers, confiseurs) et surtout la naissance d'une industrie, les raffineries de sucre, qui comptent parmi les premières manufactures agroalimentaires. L'originalité de cet ouvrage est d'envisager la distribution du sucre de manière totale, de l'échelle européenne à l'échelle locale, du port à la boutique et à la table des Français, à la croisée de l'histoire économique, politique, culturelle et sociale. Préface de Natacha Coquery
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).