Les progrès de l'industrie perfectionnée. Luxe, arts décoratifs et innovation de la Révolution franç
Coquery Natacha ; Ebeling Jörg ; Perrin Khelissa A
PU MIDI
22,00 €
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EAN :9782810704835
A la charnière entre les XVIIIe et XIXe siècles, entre la réunion des Etats généraux et la fin du Premier Empire, vingt-cinq ans s'écoulent pendant lesquels bouleversements politiques, économiques, sociaux et culturels créent un contexte d'instabilité pour le secteur du luxe et du demi-luxe français. Les ateliers et les manufactures sont confrontés à des conditions matérielles et organisationnelles difficiles. Le manque de matières premières, la détérioration des finances et la diminution du personnel en raison du départ des jeunes hommes aux armées ont un impact négatif sur la production artisanale. L'incertitude générale que représente cette période d'instabilité politique et de conflits armés n'empêche pourtant pas l'émergence de modes. De nouveaux marchés s'ouvrent et offrent de riches opportunités aux artistes et artisans pour diversifier et élargir leurs créations. Souvent considérée comme un temps de rupture, en particulier dans le domaine du luxe dont elle remet en cause les fondements, la Révolution française apparaît au contraire comme le ferment d'une évolution vers l'innovation et l'industrialisation. Pluridisciplinaire, croisant l'histoire de l'art, l'histoire sociale, l'histoire économique, l'histoire culturelle et l'histoire des techniques, le présent ouvrage explore les conditions du changement et offre une approche plurielle des arts du décor.
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Nombre de pages
198
Date de parution
26/01/2017
Poids
858g
Largeur
235mm
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EAN
9782810704835
Titre
Les progrès de l'industrie perfectionnée. Luxe, arts décoratifs et innovation de la Révolution franç
Auteur
Coquery Natacha ; Ebeling Jörg ; Perrin Khelissa A
Editeur
PU MIDI
Largeur
235
Poids
858
Date de parution
20170126
Nombre de pages
198,00 €
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La prédilection de l'administration pour la demeure aristocratique est ancienne et le processus d'appropriation a démarré bien avant la Révolution. L'administration, avide de locaux, est économe et partisane du moindre effort : elle préfère réutiliser un bâtiment existant que s'engager dans une construction coûteuse et exigeante. De son côté, l'hôtel attise les convoitises par son ampleur, son décor et son passé prestigieux. Il offre à l'administration publique un lieu qui correspond à ses besoins de grandeur et de monumentalité. À la puissance sociale succède ainsi l'autorité administrative. Mais, en dépit de sa conversion, l'hôtel n'a pas perdu sa fonction essentielle qui reste, sous quelque forme que ce soit, d'accueillir les acteurs du pouvoir, donc de cristalliser, par son luxe, leur puissance. Le changement le plus décisif, toujours visible de nos jours, est bien celui de l'hôtel en ministère. La conversion est inséparable du développement et de l'organisation de l'État à la fin de l'Ancien Régime. Elle pose donc une double question : celle des liens, réels et symboliques, entre l'hôtel et la souveraineté, et celle de la continuité des lieux de pouvoir dans la ville.
Coquery Natacha ; Menant François ; Weber Florence
Quelles sont les conditions sociales et intellectuelles de la mise en ?uvre d'un calcul économique? Comment rendre compte des aspects cognitifs et rituels des pratiques économiques? En portant attention aux techniques intellectuelles utilisées par les acteurs économiques, dans leur matérialité mémé, les chercheurs réunis ici, historiens et anthropologues, ont découvert de surprenantes convergences entre l'histoire des mathématiques chinoises et celle du Moyen Age occidental, de surprenantes continuités entre les façons de tenir ses comptes du XVIe au XVIIIe siècle. Ils ont surtout mieux compris l'intérêt de confronter des données issues d'univers sociaux éloignés: loin de tenir pour acquise la partition du monde entre ce qui est économique et ce qui ne l'est pas, leur questionnement porte sur les modalités du calcul pratique et en restitue les cadres rituels et cognitifs. Un livre stimulant pour qui sait se laisser dépayser et revenir ensuite aux questions posées par la diffusion des outils de la science économique dans le monde contemporain.
Il est peu de questions qui aient donné lieu à un aussi grand nombre de controverses que celle du luxe. La raison en est simple. Cette expression ne désigne pas une chose déterminée ; elle a au contraire un sens mobile et relatif et s'applique, selon les temps et selon les lieux, à des objets toujours différents (...). Il n'existe guère un seul article parmi ceux qui sont regardés aujourd'hui comme indispensables à l'existence, ou une seule amélioration d'une nature quelconque, qui n'ait été dénoncé à son apparition comme une superfluité inutile ou comme étant en quelque sorte nuisible." Dictionnaire encyclopédique universel de Camille Flammarion, 1894-98 ("Consommation"). La notion de luxe a souvent été condamnée par les moralistes et contestée par les économistes. Or l'identité distinctive du luxe, construction culturelle, économique et sociale qui repose sur la rareté, le savoir-faire, la provenance ou la convoitise, défie les définitions univoques. L'ouvrage entend revenir sur cet objet historique problématique en posant la question de la production, de la diffusion et de la consommation des objets de luxe - l'intérêt heuristique du marché du luxe est bien de mettre au premier plan la question des circulations et des connections -, et en analysant la spécialisation progressive d'un commerce qui concourt à l'embellissement de la personne ou du cadre de vie. Les contributions qui le composent sont issues d'une manifestation scientifique interdisciplinaire organisée à Lyon en 2012, qui était largement ouverte d'un point de vue chronologique, spatial et disciplinaire. Le luxe a souvent été cantonné aux productions des beaux-arts ; il s'agit ici d'en montrer la richesse et la diversité et d'observer comment se sont progressivement mis en place des marchés spécialisés. L'ouvrage développe trois approches spécifiques : la circulation spatiale du luxe (marchands et marchandises), l'économie du luxe (concevoir, produire, vendre), les circulations sociales du luxe (luxe et demi-luxe).
Les marchés de la misère " explorent les modalités d'organisation et de contrôle engendrées par le phénomène du dénuement économique. Les trois parties traitent de la régulation de la misère, c'est-à-dire des politiques publiques mises en place pour limiter les manifestations de l'indigence et surveiller les misérables ; de l'économie de la misère, c'est-à-dire des formes particulières de coordination et de circulation commerciales qui se développent au sein même des populations misérables ; et enfin des représentations de la misère, c'est-à-dire de l'univers symbolique construit pour donner une figuration, littéraire ou imagée, à l'expérience sociale de la privation.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.