Histoire du monde grec. Le cosmosystème hellénique des origines à l’époque contemporaine, Edition re
Contogeorgis Georges ; Vogin Fabienne
L'HARMATTAN
50,00 €
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EAN :9782336537306
Ce livre explique comment le monde grec évolua dans la cosmohistoire en incarnant non pas un peuple de type moderne logé dans un Etat, mais un cosmosystème anthropocentrique complet, composé de sociétés libres. Il montre sa nature propre, comment il passa des cités Etats à un Etat cosmopolite et transvasa l'anthropocentrisme en Europe, la faisant sortir du Moyen Age. Il présente le panorama de l'évolution biologique des stades de l'humanité, susceptible de servir de grille de lecture pour comprendre notre époque et son avenir. En effet, le monde grec a vécu de nombreux phénomènes sociaux que le monde moderne attend encore de connaître : la représentation, qui succèdera à la monarchie élective actuelle, et la démocratie ; la phase post-statocentrique/oecuménique et son Etat particulier, la cosmopolis ; la liberté complète : individuelle, sociale et politique ; les systèmes économiques qui transforment le travail dépendant en travail marchandise ou en oeuvre ou qui rejettent le travail ; l'application du principe démocratique à l'économie. On trouvera des réponses sur le rôle du facteur économique, politique, communicationnel, axiologique dans la formation des rapports de force, les voies suivies dans l'évolution des arts, de la science, de la philosophie et des lettres, le lien avec les phases vécues par l'hellénisme, la raison pour laquelle il est passé de la nation cosmosystème oecuménique à un l'Etat nation qui, d'emblée, est entré en conflit avec son passé anthropocentrique.
Nombre de pages
508
Date de parution
16/10/2025
Poids
770g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336537306
Auteur
Contogeorgis Georges ; Vogin Fabienne
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20251016
Nombre de pages
508,00 €
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Qu'est-ce que la "modernité" ? La phase postféodale d'où a émergé "l'homme nouveau" ? La phase finale de l'évolution de l'humanité ? Pourquoi la modernité se croit-elle née comme par magie au stade supérieur, voire final, de la maturité anthropocentrique ? Que cache l'absence de toute proposition concernant l'évolution à venir ? L'auteur démonte les assises idéologiques de la modernité, met en lumière son impasse scientifique, propose de nouvelles lectures de la nature de la nouvelle ère dans laquelle nous sommes entrés depuis la fin du XXe siècle. Il soutient que le rétablissement de l'équilibre entre société des citoyens et propriété économique se pose en termes politiques et passera par la transition de la monarchie élective actuelle à la représentation et à la démocratie véritable.
L'Europe politique est envisagée ici sous l'angle de la relation établie entre la société des citoyens, la politique et le marché. L'auteur trace ici la nature de l'identité européenne, celle de la citoyenneté, pour en étudier la substance mais aussi et surtout les limites. L'Europe politique est un paradigme expérimental qui intègre l'acquis de l'Etat-nation dans une entité politique plurielle, distincte de la fédération.
L'auteur aborde la modernité à la lumière du monde grec, c'est-à-dire comme une phase de celui-ci, qui, constitué en cosmosystème anthropocentrique, a réalisé depuis la haute Antiquité jusqu'au seuil du xxe siècle un parcours politique complet, avant de passer de la cité à l'Etat-nation. Par comparaison, la modernité, loin d'avoir atteint la démocratie et la perfection anthropocentrique, et donc la fin de son évolution, reproduit simplement à l'échelle de l'Etat-nation un segment, antérieur à la période classique, du parcours du cosmosystème hellénique : le système politique moderne n'est encore qu'une monarchie élective, la représentation et la démocratie étant des étapes qui restent à atteindre. En soulevant ce paradoxe, l'auteur apporte à la science les prémisses axiomatiques dont elle a besoin : la conceptualisation et une typologie des phénomènes, la biologie évolutive de l'être social, une méthode qui confère à ses conclusions une applicabilité universelle. Suivre cette voie amènera la modernité à reconnaître ce qu'elle est vraiment et la dotera à nouveau d'un avenir.
La littérature sur l'Europe politique a sa propre historiographie. Elle a vu se renouveler, au cours des deux dernières décennies, les théories les plus classiques de la science politique académique. Celle-ci était confrontée à des questions inédites afférentes au dépassement de la forme historique des États-nations dont le continent avait été le site de la naissance et de l'expansion. Même le fédéralisme et ses avatars " régionalo-autonomistes " ne rendaient pas compte de la construction de ce qui restait bien " un objet politique non identifié " selon le mot de Jacques Delors. Rares ont été ceux qui, comme Jürgen Habermas, ont bâti des concepts originaux pour rendre compte de ce processus inédit de construction d'une démocratie cosmopolitique. L'oeuvre de Georges Contogeorgis, fort dense, excède amplement le sujet de l'Union européenne et s'agence autour de la notion de " cosmosystème anthropocentrique " par lequel il déconstruit les catégories les plus solides de la philosophie politique concernant la liberté, l'identité, l'individualité, la solidarité ; en bref, tout ce qui fait société et permet de la penser dans des représentations et des systèmes. [...] Dans cette perspective, l'Union européenne est un moment essentiel où l'individu se " démassifie ", se dénationalise, se politise. [...] i:Europe, telle qu'elle est devenue, serait donc un stade de transition vers un cosmosystème moderne qu'annonce la mondialisation. La contribution de Georges Contogeorgis relance le travail de création d'une réflexion politiste sur une Europe rongée par les techniques et expertises d'une " gouvernante " à la godille et les préconisations de penseurs de pacotille. Voici donc un roboratif antidote à l'endormissement de l'intelligence.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...