Et si la question la plus urgente n'était pas "être sauvé" , mais "se sauver" ? Cet ouvrage propose un déplacement radical : penser non pas le salut comme destinée ultime, mais la salvation comme expérience concrète, quotidienne, vitale. Se sauver, c'est fuir un danger, guérir, résister, se protéger, autant de gestes ordinaires sans lesquels aucune existence ne se maintient. Car vivre, c'est d'abord échapper, sans cesse, à ce qui menace. A rebours d'une tradition centrée sur l'être, ce livre affirme la primauté de la donation de la salvation sur toute effectivité. Avant même de savoir ce qu'est une chose, encore faut-il en avoir pris soin. Avant même d'avoir une identité, si cela est possible, il faut s'être échappé de l'inexistence. De Platon à Jacques Derrida, la philosophie n'a cessé de poursuivre ce geste : se sauver de l'erreur, de l'illusion, de la perte. Mais cette entreprise est traversée de paradoxes, on ne se sauve parfois qu'en renonçant, en perdant, voire en détruisant. A partir d'analyses fines de nos expériences les plus simples comme la naissance, le souffle, la souffrance, le répit, Paul Colrat dessine ici une sotériologie rationnelle, affranchie de tout cadre strictement théologique. Car aimer, soigner, ou simplement éviter un danger, c'est déjà vouloir la salvation : la sienne comme celle des autres, toujours avant même de savoir qui ils sont. Un livre puissant et original, qui invite à repenser la philosophie depuis son urgence la plus fondamentale.
Nombre de pages
304
Date de parution
04/06/2026
Poids
410g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782204175647
Auteur
Colrat Paul
Editeur
CERF
Largeur
135
Date de parution
20260604
Nombre de pages
304,00 €
Disponibilité
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Alors qu'il n'était pas vraiment apparu chez Platon, le « philosophe-roi » disparaît complètement dans Les politiques d'Aristote. En revanche apparaît pour la première fois celui de « philosophie politique », en un sens bien éloigné de celui d'aujourd'hui, la théorisation abstraite, détachée de la pratique, réservée aux cabinets de philosophes, voire de consultants. La philosophie politique est entendue non pas comme la théorisation que l'on peut faire de la cité, mais l'étude ? theoria ? que la cité fait d'elle-même, comme une forme d'autoconnaissance, c'est-à-dire une contemplation de la cité par elle-même. Or cela implique que règne dans la cité non pas un personnage aux capacités extraordinaires, le « philosophe-roi », mais une certaine pratique théorique, celle par laquelle les citoyens s'assemblent pour se connaître eux-mêmes directement. Ainsi, même si les critiques qu'il formule de la démocratie ne sont pas négligeables, Aristote fournit avec son Peri politeia, une définition fortement citoyenne de la philosophie politique.
Lieux incertains, les Romains désignaient ainsi ces lieux dont ils ne pouvaient décider s'ils étaient du monde des vivants ou du monde des morts. Des gisants gothiques aux belles endormies des contes de Grimm, de quelques étranges natures mortes baroques aux formes de Giacometti, l'image aime à tourner à l'image-fantôme. L'?uvre d'Alighiero e Boetti n'existerait peut-être pas sans le pouvoir de génération plastique des lieux incertains. Pourquoi l'image insiste-t-elle vers eux ? Et qu'est-ce que l'invention de l'image en ?uvre d'art leur doit, s'il est vrai que Baumgarten imagina en 1840 d'appeler Esthétique cette discipline qui devait apprendre aux images comment dissoudre les fantômes ?
A la fin du XIXè siècle, une mission "commerciale" est constituée vers le haut Oubanghi et le Bahr-el-Ghazal. Le 6 mai 1898, ils embarquent à Anvers avec 30 tonnes de marchandises, puis direction le Centre africain. Cet ouvrage décrit le "type de l'exploration nouvelle, exploration commerciale avant tout pratique, mais géographique en même temps et scientifique par surcroît". Sur les pas des "explorateurs d'avant-garde et des soldats conquérants", l'auteur et son convoi ont "pénétré, à leur tour, dans ces pays neufs".
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.