Dans la culture africaine et dans les livres saints, on apprend qu'honorer ses parents signifie leur obéir en tout temps. Mais que cela signifie-t-il réellement ? L'enfant devrait-il renoncer à lui-même dans le seul but d'honorer ses parents ? Que doit-il faire lorsque ses convictions et ses aspirations vont à l'encontre de celles des parents ? Dans ce récit autobiographique, l'auteur nous plonge dans son histoire en retraçant le parcours émotionnel qui l'a mené à des crises profondes. Derrière son sourire affectueux, il dissimulait un vide. Benjamin d'une fratrie de quatre enfants, il a grandi dans le silence, avec l'absence intermittente de son père et le sentiment d'inattention de sa mère. Ces épreuves lui ont laissé une empreinte qui a forgé sa personnalité. Cette oeuvre aborde la complexité des relations parents-enfants et explore le poids de la pression familiale et sociale sur le jeune. II montre également comment les attentes et les incompréhensions au sein de la famille conditionnent l'identité des enfants. Deux dimensions se confrontent alors : les émotions et les aspirations de l'enfant face à la responsabilité et la vision des parents. L'ouvrage esquisse une solution à une thématique taboue en Afrique : la remise en question des rapports enfants-parents. Il est ainsi destiné aux parents afin qu'ils apprennent à mieux comprendre leurs enfants et à ces derniers pour qu'ils sachent apprécier les décisions de leurs géniteurs.
Natif de Mvoumvou au Congo, l'auteur y a passé une bonne partie de son enfance et est lié à cette commune. Mais Mvoumvou semble aujourd'hui à l'écart du mouvement de reconstruction amorcé partout dans le pays. Il est temps de rebâtir cette commune, d'en faire une sorte de nouvelle Jérusalem, d'y entreprendre d'importantes réformes devant lui permettre de retrouver son identité et sa place au coeur du Kouilou.
Bosuku Emile ; Collinet Makosso Anatole ; Kande Om
Par un étrange phénomène de confluence d'enjeux ethniques, électoralistes, idéologiques et médiatiques, "l'affaire des disparus du Beach" fait l'objet de focalisation des passions diverses. "L'affaire" est devenue un lieu d'expression des rancoeurs refoulées, un fond de commerce politique pour les opposants au régime en place en République du Congo, une matière politique et médiatique "juteuse" pour les organisations internationales des droits de l'homme. L'inquiétude était de voir une affaire aussi tragique finir par se noyer dans un fatras d'affirmations aussi invraisemblables qu'indécentes quand on pense à la douleur légitime des "vraies familles" des "vrais disparus". Il était opportun d'éloigner le propos de la rumeur médiatique, de la surenchère politique et judiciaire. Il convenait de revenir aux faits, à ce qui s'est réellement passé... Basé sur un fonds documentaire varié, un travail méthodique de recoupement des éléments recueillis sur les sites d'hébergement des réfugiés, des témoignages des acteurs, sur l'analyse des documents originaux, ce livre présente les résultats d'une série d'enquêtes qui. éclairent d'un jour nouveau le rôle ambigu joué par le HCR, les ONG et la justice. En privilégiant, pour la première fois, "les faits", en lieu et place de l'amalgame qui entoure l'affaire, ce livre-document est également une critique des procédures judiciaires contradictoires engagées à propos de "l'affaire des disparus".
Historien de formation et de carrière, Jean-Pierre Thysthere Tchicaya a vécu sa vie politique avec passion, toujours présent dans le moindre épisode de l'histoire politique de son pays, une Histoire si complexe, si sinueuse. Il aura été de tous les combats post-coloniaux de l'Afrique, et du Congo.
Fille de chef d'Etat, épouse de chef d'Etat, ainsi tu as vécu, destin quasi unique dans l'Afrique d'aujourd'hui et même au-delà. . ". Des poètes du Congo, du Gabon et d'ailleurs se sont unis pour témoigner du combat contre la misère d'Edith. Ils ont rassemblé leurs poèmes, érigeant une éloge à la mesure de celle qui s'est imposée au fil du temps comme une figure luttant pour une humanité d'espérance et de joie, en un sublime concert qui la célébrera pour toujours.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.