L'esprit critique dans l'Antiquité. Volume 1, Critique et licence dans la Grèce antique
Collette-Ducic Bernard ; Gavray Marc-Antoine ; Nar
BELLES LETTRES
37,00 €
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EAN :9782251449371
L'expérience grecque - notamment démocratique - par la diversité des points de vue et la pratique des débats qu'elle institua et promut, fut un extraordinaire incubateur d'idées, de préceptes et de doctrines en tous genres. Une habitude de l'examen et de la mise à l'épreuve des discours en est issue, un éthos critique, pourrait-on dire, dont nous participons nous-mêmes, qui nous a façonnés et qu'à notre manière nous perpétuons. Premier tome d'une trilogie consacrée à l'essor de L'Esprit critique dans l'Antiquité, Critique et licence dans la Grèce antique examine les différentes expressions de la pensée critique et de la licence dans la Grèce ancienne, de l'époque archaïque à la période hellénistique. Les principales facettes de la vie sociale, culturelle et intellectuelle s'y trouvent abordées, qu'il s'agisse de la religion et des différentes formes de rapport au culte et au sacré (section : Religion et approche critique du religieux) ; de la philosophie et de ses multiples investigations sur la nature et ses principes ordonnateurs, sur les sources possibles de la connaissance et la manière de bien raisonner et de bien argumenter (section : Savoir, paradoxes et scepticisme) ; des modes de vie à pratiquer individuellement, de même que des rapports à cultiver au sein de la Cité en tenant compte du caractère soit naturel, soit conventionnel des pratiques sociales, des institutions et des lois (section : Critique sociale et politique) ; ou qu'il s'agisse enfin de la littérature et du théâtre, et plus largement de la liberté non seulement de créer ou d'user de son franc-parler, mais aussi de penser et de vivre comme on le veut (section : Licence politique et licence artistique).
Nombre de pages
649
Date de parution
08/03/2019
Poids
718g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782251449371
Titre
L'esprit critique dans l'Antiquité. Volume 1, Critique et licence dans la Grèce antique
Auteur
Collette-Ducic Bernard ; Gavray Marc-Antoine ; Nar
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
718
Date de parution
20190308
Nombre de pages
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Penser, écrivait Platon, c'est toujours penser quelque chose, quelque chose qui est. Aussi, l'être ne va-t-il jamais sans un minimum de détermination, celle que confère l'unité et le nombre. Prolongeant la réflexion platonicienne, Plotin conclura que l'Un et le nombre préexistent à la pensée et aux êtres s'il est vrai qu'on ne peut rien penser sans leurs concours. De là est née une philosophie originale qui fait de l'Un le principe premier et de l'être un ensemble systématique bien ordonnancé. La conclusion plotinienne n'est pas sans conséquences, puisqu'elle fait de la détermination attachée à l'être (qui s'exprime en termes de limite et de forme) la manifestation d'une perfection désormais seconde. Elle ouvre également à de nouvelles interrogations : comment la détermination de l'être peut-elle trouver son origine dans l'indétermination de l'Un ? , comment la matière, pourtant illimitée et sans forme, peut-elle procéder de l'être et de la limite ? Elle mène enfin à reconnaître dans l'ordonnancement de l'être l'existence de tensions opposées - d'unification et de pluralisation - qui témoignent de l'attraction exercée par l'Un et la matière.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Depuis sept ans, Le Bulletin des Belles Lettres est le compagnon idéal de vos bibliothèques, arpentant les livres et les époques avec pour seule boussole un thème annuel. Ce numéro part à la rencontre des langues imaginaires, nées par frictions étincelantes avec notre réalité commune. Il rend hommage à l'intraduisible, à ce qui se joue à la lisière des langues et des mondes connus. Certains tissent des mots comme un flot, de conscience ou de rimes. Chez Simine Dânechvar, Virginia Woolf et James Joyce, la langue romanesque prend des formes intimes qui subjuguent la conscience ; les poètes Yahya Kemal et Ahmet Hâsim réinventent l'art poétique turc ; avec Rilke la poésie passe d'une rive à l'autre ; Lewis Carroll fait du langage sa créature. D'autres parlent des langues nouvelles. Déchiffrez l'elfique de Tolkien et conversez en na?vi ; adonnez-vous à la glossolalie jubilatoire d'Antonin Artaud ; inventez des hiéroglyphes avec Athanasius Kircher ; écoutez la confession d'un interprète extra-terrestre mise en récit par Alexander Dickow et animée par Laurent Gapaillard. Cryptogrammes pirates, alphabets sorciers, runes merveilleuses et faux japonais d'un mythomane génial vous initieront au mystère des signes.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Émilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce « grand coeur catholique », qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot « prophétie ». Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un « théâtre dont la scène est le monde », épouse en une langue sublime les contours de l'Écriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l?Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.