Sait-on encore aujourd'hui que Versailles à son apogée était meublé d'argent massif, que Louis XIV, au lieu de conserver son trésor dans des coffres, l'avait fait transformer par les meilleurs orfèvres, en tables de 350 kilos de métal précieux, en miroirs de 425 kilos, en balustrades de plus d'une tonne, en gigantesques vases et cassolettes, en canapés et tabourets ?... Toutes ces merveilles, rassemblées dans le Grand Appartement du roi, y jouaient avec les ors, les marbres et surtout avec des milliers de bougies, créant ainsi une ambiance de brillance et de lumière telle qu'elle stupéfiait les contemporains. D'où est venue cette étrange idée de concevoir des meubles de métal ? D'Espagne, dès la fin du XVIe siècle. Rares dans les premiers temps, ils se multiplient à la suite de l'expérience versaillaise et, pendant un demi-siècle, de 1690 à 1740, on les retrouve dans toutes les grandes cours d'Europe, en des quantités parfois impressionnantes. Leur souvenir s'est perdu car, constituant une réserve monétaire, ces meubles ont été le plus souvent fondus. Il n'en reste que peu d'exemplaires, quelque deux cents pièces à travers le monde. Mais quels vestiges, étranges et sublimes à la fois ! L'étude de ces pièces, complétée par des recherches dans les archives, menée par une équipe internationale à l'occasion de l'exposition présentée au château de Versailles, révèle un phénomène d'une ampleur géographique insoupçonnée, d'une dimension artistique considérable mais aussi d'une signification politique affirmée comme attribut du pouvoir absolutiste.
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Nombre de pages
270
Date de parution
20/11/2007
Poids
1 829g
Largeur
264mm
Plus d'informations
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EAN
9782711853571
Titre
QUAND VERSAILLES MEUBLE D'ARGENT.
Auteur
Arminjon Catherine
Editeur
RMN
Largeur
264
Poids
1829
Date de parution
20071120
Nombre de pages
270,00 €
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Centre du pouvoir et des arts, Versailles est aussi une cour savante où la science est omniprésente. Louis XIV ne peut en négliger les enjeux et en créant l'Académie des Sciences en 1666, il instaure un nouveau contrat entre le pouvoir et les savants. Il octroie une pension à ces derniers; en échange, leurs recherches doivent servir au bien du royaume, et cela durant les règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. Le chantier de Versailles, le creusement du Grand Canal, la machine de Marly, qui permet d'élever les eaux de la Seine afin de les amener jusqu'aux jardins du Roi, profitent des études les plus poussées en hydraulique, géométrie et astrophysique. Les jeunes princes reçoivent un enseignement, incluant désormais les sciences et assorti d'une pédagogie pratique, qui les prépare à tous les aspects de leur futur statut. Car ce sont bien les rois qui lancent les grandes expéditions d'exploration de la Terre, font créer à Trianon un véritable centre de recherche en zoologie, botanique et agronomie, se prêtent aux interventions des chirurgiens et des médecins, et soutiennent des démonstrations porteuses d'avenir, comme celles de Nollet sur l'électricité ou de Montgolfier sur les ballons.
Cet ouvrage se présente comme un manuel destiné à aider à l'identification des objets mobiliers utilisés de façon fixe et permanente dans une église. Il aborde aussi les objets nécessaires aux diverses cérémonies qui s'y découlent. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un livre de liturgie, l'auteur explique un minimum les rites. Explications sans lesquelles il est difficile de comprendre l'utilisation des objets.
Résumé : La cathédrale - " ?uvre d'art totale ", disait Victor Hugo. ?uvre d'art en perpétuel renouvellement, pourrait-on ajouter, édifice d'un destin national. Plus que dans d'autres pays, la cathédrale en France impose sa silhouette irremplaçable. Curieusement, l'image qui s'est fixée est avant tout gothique. On peut le comprendre puisque la plupart des grandes cathédrales présentent encore leur silhouette surgissante de cet âge d'or de l'ère médiévale. Mais derrière l'image fétiche des flèches et des tours, on oublie que la cathédrale a d'abord été romane, qu'elle a aussi été classique, même éclectique, et que les architectes contemporains n'ont jamais cessé de la regarder. Au-delà de l'intérêt qu'on lui accorde trop souvent, c'est tout un monde de vie et de création qu'elle abrite : cité dans la cité, elle a ses quartiers canoniaux, ses palais, ses hôtels-Dieu. Par là même, c'est aussi un lieu continu de manifestations artistiques dans ses grands décors, ses vitraux, ses trésors dont nombre de chefs-d'?uvre sont, il est vrai, peu visibles, voire inaccessibles. En dépit des drames et des destructions, la cathédrale demeure un immense musée vivant au c?ur des villes. Malgré son omniprésence, la cathédrale reste le lieu d'études inédites et de découvertes à venir. Pour la première fois, trente historiens se sont réunis sous la direction de Jacques Le Goff, pour retracer depuis l'aube du Moyen Age jusqu'au troisième millénaire cette histoire fascinante, mythe véritable qui ne cesse d'exciter l'imaginaire de chacun. Il faut croire Jacques Le Goff quand il affirme que la cathédrale " est le monument par excellence de la longue durée, des continuités et des renaissances. Lieu de mémoire collective, mais surtout lieu de vie ".
Cet ouvrage fixe le vocabulaire spécifique des techniques du métal appliquées aux objets d?art, objets ethnographiques et éléments d?architecture. Les procédés définis couvrent une période allant de l?Antiquité à l?ère industrielle et concernent l?orfèvrerie, la bijouterie, la poterie d?étain, la fonderie, la dinanderie et la ferronnerie. L?ensemble des métaux, utilisés soit en structure, soit en recouvrement, est pris en compte. On sait l?intérêt grandissant pour la connaissance des méthodes de façonnage et de décoration des objets : le monde des métaux est spécialement riche en la matière et leur identification fait partie désormais de tout travail d?étude, de description et de mise en valeur du patrimoine.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".