Napoléon III et la reine Victoria. Une visite à l'Exposition universelle de 1855
Starcky Emmanuel ; Baridon Michel ; Gabet Olivier
RMN
25,00 €
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EAN :9782711855070
Le bicentenaire de la naissance de Napoléon III (1808-1873) offre l'occasion de redécouvrir le Second Empire, temps fort du développement de la France moderne, sous l'angle des relations franco-britanniques qui y apportèrent une contribution décisive. Anglophile averti, l'empereur fit de la Grande-Bretagne un partenaire diplomatique privilégié, et bien plus encore, une source d'inspiration. Préfigurée sous Louis-Philippe, cette entente cordiale fut scellée par un engagement commun dans la guerre de Crimée (1854-1856) et se traduisit en 1855 par une double rencontre entre les souverains. Après avoir accueilli Napoléon III au château de Windsor en avril, la reine Victoria vint en août à Paris visiter l'Exposition universelle, manifestation internationale née de l'émulation franco-britannique. Au c?ur et autour de ce double événement, théâtre exceptionnel d'échanges pour les deux pays, le catalogue de cette exposition explore pour la première fois le dialogue culturel entre la France et l'Angleterre à cette époque, si fécond dans tous les domaines, des beaux-arts à l'architecture et à l'urbanisme, des arts décoratifs aux jardins, de l'aquarelle et de la photographie à la mode.
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Nombre de pages
136
Date de parution
16/10/2008
Poids
1 313g
Largeur
221mm
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EAN
9782711855070
Titre
NAPOLEON III ET LA REINE VICTORIA-UNE VISITE A L EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1855
Auteur
Starcky Emmanuel ; Baridon Michel ; Gabet Olivier
Editeur
RMN
Largeur
221
Poids
1313
Date de parution
20081016
Nombre de pages
136,00 €
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La vie artistique de l'Europe du XVIIIe siècle a été marquée par la constitution d'importantes collections d'oeuvres d'art, qui contribuèrent par la suite au développement des musées au XIXe siècle. Les Esterhazy s'étaient intéressés à l'art dès le début du XVIIe siècle. Le plus grand collectionneur de cette prestigieuse famille fut le prince Nicolas II (1765-1833) qui se passionna avant tout pour la peinture, le dessin et la gravure, et constitua l'une des plus importantes collections d'art de Hongrie et de l'empire autrichien. Cette collection fut vendue en 1870 à l'Etat hongrois naissant, et devint ainsi l'un des principaux fonds de l'actuel musée des Beaux-Arts de Budapest. L'exposition présentée au château de Compiègne de Budapest réunit plus de deux cents oeuvres offrant un panorama extrêmement varié de la production artistique européenne du XVIe siècle, et témoignant des goûts affirmés qui distinguèrent les Esterhazy de leurs contemporains. Elle présente notamment un remarquable ensemble de peintures italiennes (Véronèse, Bellotto), françaises (Bourdon, Le Lorrain), espagnoles (Ribera), flamandes et hollandaises. Dessins gravures, objets d'art, mais aussi livres et partitions complètent le portrait d'un prince éclairé. Cette présentation offre une occasion unique de découvrir des chefs-d'oeuvre du musée des Beaux-Arts de Budapest et de la Fondation Esterhazy à Eisenstadt, dont les richesses restent trop peu connues en France
Au début du XIXème siècle la question des nationalités hante de nombreux peuples européens. En France, Napoléon III prône le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Il use de son influence pour encourager l'union de deux principautés roumaines, la Moldavie et la Valachie, en soutenant d'abord le très francophile Alexandru Ioan Cuza, puis le prince Charles de Hohenzollern qui deviendra Carol Ier de Roumanie. Organisée à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Napoléon III, l'exposition successivement présentée à Bucarest puis à Compiègne permet, pour la première fois, de découvrir et d'illustrer les liens gui se sont tissés progressivement entre la France et la Roumanie depuis le XVIIIème siècle, et ont forgé une durable amitié entre ces pays situés aux deux extrémités de l'Europe. Evoquant l'?uvre politique de Napoléon III, le propos de l'exposition se clôt en 1881, avec la proclamation du royaume de Roumanie. Ce pan d'histoire est illustré par plusieurs documents d'archives fondateurs (traité de Paris, 1856 et traité de Berlin, 1878). Les liens entre la France et les premiers princes dirigeants des principautés unies sont évoqués notamment par les séjours de Charles de Hohenzollern à Compiègne et à Paris. Des pièces du trésor d'or de Pietroasa rappellent la présence de la Roumanie à l'Exposition universelle de Paris en 1867. Mais les liens entre les deux pays s'étendent aussi au domaine artistique, comme le montre la mise en regard des ?uvres de Grigorescu et des peintres de l'Ecole de Barbizon. Cette présentation rend hommage à la politique étrangère de l'empereur tout en explorant la naissance de la Roumanie contemporaine, pays aujourd'hui membre à part entière de l'Union européenne.
L'ouvrage retrace l�histoire du palais de Compi�gne et de son domaine, depuis le premier � palais royal � dont on attribue la construction � Clovis jusqu�� la r�sidence imp�riale de Napol�on III. Tr�s appr�ci�e par les g�n�rations de souverains qui l�occup�rent, la demeure connut de nombreux am�nagements et modernisations au long des r�gnes. Louis XV, notamment, fit entreprendre de grands travaux qui donn�rent � Compi�gne son visage actuel. Les plus grands architectes du temps furent charg�s de ces importantes transformations: Robert de Cotte, Jacques Gabriel puis son fils Ange Jacques. Petits et grands appartements, salon de musique et th��tre, parc et d�pendances, objets d�art et mobilier font l�objet d�une visite richement illustr�e, accompagn�e de l�gendes comment�es apportant un �clairage tant sur le mobilier, les objets et les oeuvres d�art qui d�corent les lieux, que sur la vie quotidienne qui s�y d�roulait.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".