Depuis 1987, le château de Fontainebleau expose cent vingt pièces (augmentées depuis par l'acquisition d'une dizaine d'objets) dépendant d'un service réalisé par la manufacture de Vincennes (future manufacture de Sèvres) pour la table des petits appartements du roi dans ce château. Ce retour dans le lieu pour lequel il fut créé en fait l'ensemble le plus évocateur des usages de la vie de cour sous l'Ancien Régime actuellement conservé dans une collection publique française. Les objets le composant sont tous peints d'une couleur unique qui donna le nom au service: "camaïeu carmin". Ce service n'a jamais été considéré comme démodé car, réalisé pour Louis XV à partir de 1756 puis complété tout au long de son règne, il fut utilisé et augmenté par Louis XVI. De plus, ce service illustre à sa manière la hiérarchie des résidences royales puisque sa relative simplicité correspondait au rang de "résidence secondaire" qu'était Fontainebleau au XVIIIe siècle. Cette sobriété ne doit cependant pas faire oublier que, créé pour un roi, ce service était coûteux à cause de l'emploi d'une couleur unique dont la réalisation nécessitait l'utilisation d'or.
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Nombre de pages
93
Date de parution
16/10/2006
Poids
450g
Largeur
188mm
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EAN
9782711851577
Titre
LE SERVICE CAMAIEU CARMIN DE FONTAINEBLEAU - LES GRANDS SERVICE DE SEVRES
Auteur
Carlier Yves
Editeur
RMN
Largeur
188
Poids
450
Date de parution
20061016
Nombre de pages
93,00 €
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Résumé : Le style communément nommé "style Louis XVI" est né de la rencontre entre un mouvement dénonçant les côtés excessifs du style rocaille (ou style Louis XV) et un regain d'intérêt pour le monde gréco-romain. A partir de la fin des années 1750, les artistes renouvelèrent leurs sources d'inspiration et accordèrent aux modèles antiques une part de plus en plus grande, jusqu'à une quasi-exclusivité à la veille de la Révolution de 1789. Touchant toutes les formes d'art, cette mutation artistique est particulièrement sensible dans ces domaines complémentaires que sont la décoration intérieure et les arts décoratifs. Ornemanistes, ébénistes, menuisiers, orfèvres, sculpteurs, fabricants de bronzes, manufactures de porcelaines, de soieries ou de tapisseries, tous adhérèrent à ce mouvement. A travers de nombreuses illustrations, le présent ouvrage s'attache à exposer les différentes phases et expressions de ce style.
Après une présentation de la riche et complexe histoire du château de Fontainebleau, l'ouvrage propose une description historique des jardins, des bâtiments et des décors pour aider le lecteur à distinguer les apports des siècles dans ce lieu qualifié de "rendez-vous de châteaux".
Le château de Fontainebleau est particulièrement connu pour ses oeuvres d'art et son architecture typique de la Renaissance. Il l'est un peu moins pour l'école d'art, pourtant très prestigieuse, qui y a été établie, et qui a formé bon nombre d'artistes selon le style de la Renaissance. Cet ouvrage se propose de découvrir ce site incontournable de l'histoire de France à travers des chiffres et des dates marquants.
Je commence à savoir peindre. Il m'a fallu plus de cinquante ans de travail pour arriver à ce résultat, bien incomplet encore ", déclarait Pierre Auguste Renoir (1841-1919) en 1913. Cette même année, Guillaume Apollinaire faisait l'éloge de celui qu'il considérait comme " le plus grand peintre vivant ". Au début du XXe siècle, Renoir jouit d'un prestige incontesté sur la scène artistique. On salue la figure emblématique de l'impressionnisme des années 1870, mais aussi la jeunesse d'un maître capable de dépasser et de renouveler un mouvement de plus en plus largement accepté. Renoir invente un art qu'il veut classique et décoratif. Henri Matisse, Pablo Picasso, mais aussi Pierre Bonnard ou Maurice Denis professent leur admiration pour Renoir, et en particulier pour sa " dernière manière ", celle du tournant du XXe siècle. De grands amateurs de l'art moderne, tels Leo et Gertrude Stein, Albert Barnes, Louise et Walter Arensberg ou encore Paul Guillaume, le collectionnent aux côtés de Cézanne, Picasso ou Matisse. Accompagnant l'exposition, cet ouvrage revient sur ces années fécondes et invite à redécouvrir sous un jour neuf près d'un quart de la carrière de Renoir. Il constitue la première publication jamais parue sur ce sujet.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".