Anamorphoses décadentes. L'art de la défiguration 1880-1914, Etudes offertes à Jean de Palacio
Krzywkowski Isabelle ; Thorel-Cailleteau Sylvie
SUP
21,00 €
Épuisé
EAN :9782840501923
Le présent recueil est le fruit d'une entreprise peu ordinaire. Il témoigne de la reconnaissance d'anciens doctorants du professeur Jean de Palacio, dont le séminaire de recherches, tenu à la Sorbonne pendant vingt ans (1979-1999), renouvela largement les idées reçues sur la littérature européenne de la fin du dix-neuvième siècle. Jean de Palacio a consacré le début de sa carrière universitaire à la première moitié du dix-neuvième siècle, et tout particulièrement aux rapports entre le romantisme anglais et l'Italie (ses travaux sur Shelley et son groupe littéraire font autorité). C'est à partir de 1965 qu'il étend graduellement ses recherches à la seconde moitié du siècle : à une époque ou personne ne s'intéressait à cette curiosité que l'on appelait encore décadentisme, il a exploré et tenté de définir la notion de Décadence. Lecteur de milliers de textes fin-de-siècle, érudit infatigable, menant ses investigations dans différentes aires linguistiques, il s'est attaché à abolir les cloisons traditionnelles entre Naturalisme, Symbolisme et Décadence, ainsi que la distinction entre majores et minores. Or Jean de Palacio n'a eu de cesse de faire partager son savoir. Son séminaire de recherches n'a pas uniquement dispensé une culture fin-de-siècle à des auditeurs enthousiastes, il a été un lieu de découverte et d'échange. C'est à cette vie de l'esprit dont ils ont été témoins et qu'ils ont partagée que ces étudiants, devenus eux-mêmes enseignants et chercheurs, ont souhaité rendre hommage à travers un volume qui porte sur la pratique décadente de la parodie et de la perversion des modèles académiques.
Nombre de pages
264
Date de parution
01/06/2002
Poids
525g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840501923
Titre
Anamorphoses décadentes. L'art de la défiguration 1880-1914, Etudes offertes à Jean de Palacio
Auteur
Krzywkowski Isabelle ; Thorel-Cailleteau Sylvie
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
525
Date de parution
20020601
Nombre de pages
264,00 €
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Eve, Adam, Satan, Prométhée, le Golem ou Faust, autant de figures auxquelles renvoient directement les créatures artificielles et leur créateur sacrilège. A mi-chemin entre science et surnaturel, entre science-fiction et fantastique, l'automate, devenu un modèle pour penser le vivant, invite à réfléchir sur le rapport que l'homme entretient au sacré, à la nature, à l'art, à l'inconscient. Entre modernisme et antimodernisme, les trois textes étudiés dans ce volume proposent, peut-être, le discours inaugural de notre modernité.
Contrairement à bien des idées reçues, la littérature a toujours été attentive à l'évolution technologique. Il lui revient de mettre en forme notre imaginaire des techniques, que la première révolution industrielle rend plus sensible et complexe en faisant entrer la machine dans le quotidien. Mais l'adhésion des artistes à ce nouveau sujet fait débat, à plusieurs titres: l'intrusion de la machine dans la littérature dérange les codes esthétiques; sa représentation s'avère difficile, faute du lexique, des images, du registre, des rythmes adéquats; son utilisation transforme la relation de l'auteur, du lecteur et de l'oeuvre. "A écrire", la machine l'est donc comme nouveau médium qui bouleverse les pratiques d'écriture (et de lecture), mais aussi, et avant tout, parce qu'elle est un objet a priori étranger, qui jette un défi aux arts. Depuis les balbutiements d'une "littérature de la machine" au début du siècle jusqu'aux questions soulevées aujourd'hui par l'usage de l'informatique, cette étude, première synthèse sur la question, s'adresse autant à un public curieux qu'à un lectorat plus spécialisé.
Ce témoignage est né de la pandémie de Covid-19 et de l'initiative de Monica Horovitz, rejointe dans le projet par Janine Puget, en mars 2020. Ces deux psychanalystes, intéressées par la clinique de l'excès, répondaient à la nécessité de penser les effets d'une société néolibérale piégée dans la temporalité d'une vie subitement à l'arrêt. L'inédite situation a donc rassemblé quatorze psychanalystes, de France, d'Argentine, d'Italie et du Liban, pour quatre téléséminaires ayant donné lieu à un journal, dévoilant au jour le jour l'impératif éthique de maintenir le travail engagé auprès des patients, par temps de crise majeure. Cet ouvrage se lit aussi comme une forme spontanée de recherche, d'interrogation du processus analytique étendu à la pratique de la téléconsultation. La vie en Confinia est devenue plus supportable, en faire notre alliée, plus imaginable...
Résumé : A l'époque où la chair était triste et les sens las, l'ardeur du baiser s'est portée sur le livre, objet, esprit et matière. Images et estampes, couvertures et reliures, pliages, ornements, graphisme et typographie ont doté les textes d'un sens intellectuel, poétique. et sensuel. A la toute fin de l'ère qui connut l'explosion de l'imprimé et imposa le sens courant du terme illustration, le livre et l'imprimé fin-de-siècle ont porté une charge poétique vibrante où s'enracine la fécondité du XXe siècle. La Chair du livre cherche à lier cet esprit du temps à la matérialité et à l'imaginaire. Centré sur le livre français, l'ouvrage a une dimension européenne. Il part de l'étude d'une bibliothèque qui fit scandale. Il s'arrête sur le statut de l'image dans le livre tiré en grand nombre et les revues, et étudie l'inconfort que suscita le terme d'illustration. Il aborde le livre de bibliophilie et certains de ses artistes. L'imaginaire singulier de la bibliothèque, la lecture qui est femme, le livre conçu comme de la chair entre deux peaux, l'impact du noir et du blanc et les taches d'encre arrêtent l'attention, autant que les livres éventails qui transcendent la matérialité dans leur élan vers la poésie. Innervé par des questions qui ont préoccupé Mallarmé, presque partout présent dans ces études, La Chair du livre n'en fait pas le point de départ d'une " rupture inaugurale " (Y Peyré), mais donne à voir le contexte dans lequel s'enracine la méditation mallarméenne. La révolution typographique et poétique, la poésie visuelle, le graphisme symbolique naissent dans une fin de siècle qui connaît le nouvel attrait de la publicité, une iconographie galopante, et déjà une crise de " la galaxie Gutenberg " (M McLuhan). Pour répondre à ces questions, à l'heure d'une autre " crise ", La Chair du livre, composé de quinze études idiosyncrasiques, croise les méthodes et les points de vue sans atténuer les aspérités et les divergences d'une époque de transition. Entre histoire de l'imprimé et de l'édition, études littéraires, arts du livre, esprit du temps, matérialité et imaginaire, il aspire à rendre au livre sa dimension d'objet parlant de l'histoire culturelle.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.