Machines à écrire. Littérature et technologies du XIXe au XXIe siècle
Krzywkowski Isabelle
UGA EDITIONS
31,01 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782843101519
Contrairement à bien des idées reçues, la littérature a toujours été attentive à l'évolution technologique. Il lui revient de mettre en forme notre imaginaire des techniques, que la première révolution industrielle rend plus sensible et complexe en faisant entrer la machine dans le quotidien. Mais l'adhésion des artistes à ce nouveau sujet fait débat, à plusieurs titres: l'intrusion de la machine dans la littérature dérange les codes esthétiques; sa représentation s'avère difficile, faute du lexique, des images, du registre, des rythmes adéquats; son utilisation transforme la relation de l'auteur, du lecteur et de l'oeuvre. "A écrire", la machine l'est donc comme nouveau médium qui bouleverse les pratiques d'écriture (et de lecture), mais aussi, et avant tout, parce qu'elle est un objet a priori étranger, qui jette un défi aux arts. Depuis les balbutiements d'une "littérature de la machine" au début du siècle jusqu'aux questions soulevées aujourd'hui par l'usage de l'informatique, cette étude, première synthèse sur la question, s'adresse autant à un public curieux qu'à un lectorat plus spécialisé.
Nombre de pages
325
Date de parution
12/04/2010
Poids
406g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782843101519
Titre
Machines à écrire. Littérature et technologies du XIXe au XXIe siècle
Auteur
Krzywkowski Isabelle
Editeur
UGA EDITIONS
Largeur
140
Poids
406
Date de parution
20100412
Nombre de pages
325,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ève, Adam, Satan, Prométhée, le Golem ou Faust, autant de figures auxquelles renvoient directement les créatures artificielles et leur créateur sacrilège. à mi-chemin entre science et surnaturel, entre science-fiction et fantastique, l'automate, devenu un modèle pour penser le vivant, invite à réfléchir sur le rapport que l'homme entretient au sacré, à la nature, à l'art, à l'inconscient. Entre modernisme et antimodernisme, les trois textes étudiés dans ce volume proposent, peut-être, le discours inaugural de notre modernité.
Le présent recueil est le fruit d'une entreprise peu ordinaire. Il témoigne de la reconnaissance d'anciens doctorants du professeur Jean de Palacio, dont le séminaire de recherches, tenu à la Sorbonne pendant vingt ans (1979-1999), renouvela largement les idées reçues sur la littérature européenne de la fin du dix-neuvième siècle. Jean de Palacio a consacré le début de sa carrière universitaire à la première moitié du dix-neuvième siècle, et tout particulièrement aux rapports entre le romantisme anglais et l'Italie (ses travaux sur Shelley et son groupe littéraire font autorité). C'est à partir de 1965 qu'il étend graduellement ses recherches à la seconde moitié du siècle : à une époque ou personne ne s'intéressait à cette curiosité que l'on appelait encore décadentisme, il a exploré et tenté de définir la notion de Décadence. Lecteur de milliers de textes fin-de-siècle, érudit infatigable, menant ses investigations dans différentes aires linguistiques, il s'est attaché à abolir les cloisons traditionnelles entre Naturalisme, Symbolisme et Décadence, ainsi que la distinction entre majores et minores. Or Jean de Palacio n'a eu de cesse de faire partager son savoir. Son séminaire de recherches n'a pas uniquement dispensé une culture fin-de-siècle à des auditeurs enthousiastes, il a été un lieu de découverte et d'échange. C'est à cette vie de l'esprit dont ils ont été témoins et qu'ils ont partagée que ces étudiants, devenus eux-mêmes enseignants et chercheurs, ont souhaité rendre hommage à travers un volume qui porte sur la pratique décadente de la parodie et de la perversion des modèles académiques.
La disparition de la biodiversité s'accélère, et les politiques publiques développées depuis les années 1990 s'avèrent, si ce n'est impuissantes, du moins limitées face à cette crise. Quelle place est donnée aux espèces non-humaines, et à leurs milieux, dans les débats politiques, les luttes d'intérêts et les cadrages de problèmes publics ? A partir d'une enquête de terrain, cet ouvrage questionne la mise en politique publique de la biodiversité sur un territoire d'échelle régionale, celui de l'ex-région Nord-Pas-de-Calais. Il propose une sociologie politique environnementale qui intègre les dimensions biologiques et comportementales des autres vivants, et met en lumière la domination politique des humains sur eux ainsi que leur marginalisation dans la fabrique de l'action publique. Cette prise de pouvoir échoue pourtant partiellement à les contrôler, que ce soit pour endiguer l'évolution de certaines espèces ou la perte de la biodiversité.
Ce livre présente les récits de nombreuses voyageuses européennes en Orient, certaines bien connues du public, d'autres totalement oubliées. Natascha Ueckmann met en lumière les particularités du regard féminin sur l'Orient et observe les attitudes des voyageuses d'un point de vue résolument féministe. Le féminisme est ici utilisé comme instrument d'analyse littéraire mais sans aucune forme de complaisance sur les préjugés des voyageuses et leur attitude coloniale à l'égard des orientaux. En outre, sans nier le désir d'autonomie et de découverte de l'altérité des voyageuses, Natascha Ueckmann dessine ainsi les contours d'un orientalisme au féminin qu'elle examine avec les instruments des études postcoloniales. Elle cherche à mettre en évidence la façon dont les femmes européennes s'inventent elles-mêmes en se situant dans un champ de tension entre désir de découverte de l'ailleurs et désir de confirmer leurs idées préconçues. Un ouvrage résolument actuel sur les questions de féminisme et sur la notion d'orientalisme.
Le regard du voyageur qui emprunte la route reliant Sisteron à Manosque, le long de la vallée de la Durance, est immanquablement attiré par une curieuse formation rocheuse surplombant le village des Mées dont l'apparence évoque une procession de pénitents encapuchonnés. Ces falaises s'étirent sur 2,5 kilomètres et certains rochers atteignent 100 mètres de haut, formant un site très spectaculaire classé depuis 1941. La légende raconte qu'un seigneur local se fit un harem avec de belles et jeunes sarrasines rescapées de l'assaut d'une forteresse maure. Menacé d'excommunication, celui-ci dut se résoudre à relâcher ses affriolantes prisonnières et à les livrer à un monastère près d'Arles. Les moines chargés de leur transfert, sur le point de succomber à la tentation, furent pétrifiés par saint Donat. Dans cet essai sur l'imaginaire des rochers et le mythe des Sarrasins, l'auteur met son savoir et ses méthodes d'universitaire au service d'une enquête qui fait la part entre les éléments historiques et légendaires.
Pourquoi choisir Molière pour s'intéresser à la construction et à l'évolution de l'image de l'auteur classique dans les manuels scolaires depuis le début du xxe siècle jusqu'à aujourd'hui ? La réponse est simple : il suffit de prononcer le nom si familier de Molière pour qu'apparaissent aussitôt à l'esprit une série de motifs devenus quasiment des lieux communs : le plus grand auteur comique français, le premier représentant de notre culture, le dramaturge de génie du siècle de Louis xiv, le comédien supposément mort sur scène... Analysant d'abord la place de Molière dans les programmes successifs et dans les manuels scolaires, l'ouvrage va ensuite s'intéresser à la manière dont la critique exégétique a influencé la construction puis l'évolution de l'image scolaire de l'auteur-acteur. Ces deux premières étapes nous conduisent à nous pencher sur l'évolution du corpus scolaire des oeuvres de Molière puis sur l'influence qu'a pu avoir le nouveau " langage " iconographique sur la lecture de l'oeuvre de Molière.