Le Diable probablement N° 12 : 2022 : le FN au pouvoir. Chroniques de l'impensable
Lebovits-Quenehen Anaëlle
VERDIER
15,00 €
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EAN :9782864328469
Déjà, le numéro 11 de notre revue portait sur la haine comme affect faisant aujourd?hui spécialement son éternel retour. Ce Diable-ci met quant à lui la focale, non plus seulement sur cette passion triste dans ce qu?elle a d?actuel mais très précisément sur sa manifestation dans les urnes sous les espèces du vote d?ampleur pour le FN dont nous avons fait la matière de notre dossier. En voici le titre : 2022 : le FN au pouvoir. Son sous-titre, " Chroniques de l?impensable ", épingle le réel que cette éventualité emporte. Pour l?aborder, trois rubriques : une rubrique de politique-fiction qui nous donne un avant-goût de la Chose, si elle advenait. Après le retour vers le futur tenté par Michel Houellebecq l?année dernière, et Boualem Sansal cet automne, le Diable s?y colle, autrement. Le pire n?est jamais sûr, pourtant. Il ne s?agit donc pas de jouer ici les Nostradamus ou, moins glamour si possible, les Cassandre, de s?y faire, en un mot, les chantres de lendemains qui déchantent, mais de prendre au sérieux ce risque, car c?en est un, qui sonne le glas de la fin de l?histoire en Europe occidentale. Surprise, sérieux et humour se mêlent donc par touches dans la rubrique " politique-fiction " de ce numéro, pour faire la Stimmung, la coloration affective de ses premières pages. Une rubrique " analyses " qui tâche d?attraper cette hypothèse par le concept et non plus cette fois par la seule fiction. Une rubrique " entretiens " avec trois spécialistes (l?un de l?Europe, l?autre d?économie, le dernier du logos) qui ont bien voulu se prêter au jeu du décryptage et éclairer de leur regard les enjeux de cette ascension dans ce qu?elle a d?Unheimlich. Voilà pour le dossier de ce numéro. Mais ce Diable ne s?arrête pas là. Car d?autres phénomènes de civilisation freinent notre pensée tout autant qu?ils la provoquent : l?islamisme sans doute, mais aussi la concurrence des mémoires, les atteintes à la liberté d?expression, une exigence toujours plus accrue de transparence, les conditions de la démocratie, le rapport de l?art au réel contemporain? Pour leur faire place, Le Diable probablement est allé puiser quelques lumières auprès de Joann Sfar, Philippe Val, Raphaël Enthoven, Pierre Jourde et Thomas Ostermeier qui nous ont reçus avec générosité pour faire de ce Diable un événement à la hauteur des événements qu?il prend pour objet.
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Nombre de pages
224
Date de parution
05/11/2015
Poids
290g
Largeur
140mm
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EAN
9782864328469
Titre
LE DIABLE PROBABLEMENT 2022 LE FN AU POUVOIR CHRONIQUES DE L IMPENSABLE N12
Auteur
Lebovits-Quenehen Anaëlle
Editeur
VERDIER
Largeur
140
Poids
290
Date de parution
20151105
Nombre de pages
224,00 €
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Nerf de la guerre, mais surtout de l?actuelle crise qui a déferlé sur le monde et le modifie déjà profondément sous nos yeux, l?argent est tabou pour les uns, totem pour les autres. Il est aussi un levier central de la pratique analytique. Ce numéro, centré sur l?argent, interroge l?impact de la crise financière sur nos contemporains et éclaire la façon dont, pour le discours analytique, l?argent est un semblant, dont le maniement dans la cure vient toucher le joint le plus intime des sujets qui se prêtent à cette expérience.
La haine, cette passion vieille comme le monde, est aujourd'hui de retour. Les discours qui l'attisent pourraient bientôt balayer la démocratie si nous n'y prenons garde. L'enjeu de cet ouvrage est donc politique et, avec Freud et Lacan, sa perspective sur l'actualité de la haine encore neuve. Ce livre explore les voies qu'emprunte la haine et examine ses cibles, pour montrer de quelle logique elle procède. L'auteure met en tension l'Autre comme objet de haine avec l'intime Altérité qui nous habite, ce dont il appartient à chacun de se faire responsable. La figure de Lacan ici esquissée en témoigne. Un contrepoison s'en extrait. Un choix s'affirme, un savoir s'élabore, une orientation s'énonce d'un même mouvement, car la haine revient, certes, mais pas sans la position responsable qu'elle appelle en retour.
Laure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.
Léonor a quatre ans lorsque son père, le peintre Félix de Récondo, lui raconte l'exil d'Espagne en 1936 ; il avait quatre ans lui aussi, et fuyait avec sa mère et ses frères la guerre civile et les franquistes. En 2015, à la mort de son père, la question de la nationalité espagnole surgit, alors que la violoniste se mue en écrivaine : lui suffirait-il d'entreprendre les démarches, longues, pénibles, pour panser par le droit le sens de la filiation ? Habitée par les images de Goya (Les Désastres de la guerre) et celles de son père, qui y font écho (Prison), Léonor de Récondo lit et relie les mots et les souvenirs, l'art, la littérature et l'histoire. Entre la musicienne et le peintre, une mémoire, enfouie, trouée, se fait jour. Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est l'autrice notamment de Amours (Sabine Wespieser, 2015), La Leçon de ténèbres (Stock, 2020) et Marcher dans tes pas (L'Iconoclaste, 2025).
Car un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l'ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l'agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d'air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l'homme à la rêverie. N'étaient les objets de laque dans l'espace ombreux, ce monde de rêve à l'incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d'eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l'un ici, l'autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d'or." Publié pour la première fois en 1978 dans l'admirable traduction de René Sieffert, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.