Langages, cultures, identités. Questions de point de vue
Coïaniz Alain
L'HARMATTAN
31,50 €
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EAN :9782747587990
Qui sommes-nous ? Qui sommes-nous en usant de telle ou telle langue dans telle ou telle situation - langue parfois décriée, sous-langue : patois, créole, langues des banlieues... Comment, sans se nier, se renier, accepter d'utiliser la langue officielle, la langue de l'école, comment ne pas trahir la langue de la famille, celle où l'on se sent bien, où se vivifie le plus souvent une grande part de ses ancrages identitaires ? Nous vivons tous et de façon permanente des situations de négociation (sinon de conflit) de représentations, par l'usage que nous faisons d'une langue, d'un code culturel, d'un système de valeurs, de positionnements subjectifs : les élèves qui, péniblement souvent, construisent des connaissances en milieu pluriculturel ou plurilingue savent qu'il n'est question ici ni de supériorité ni d'infériorité de langues et de cultures en soi, mais d'usages répartis souvent autoritairement - et malheur, fréquemment, à celui qui ne maîtrise pas les règles de ces répartitions ! Nous visons et ne pouvons que vivre des situations d'interculturalité. Cet ouvrage voudrait l'exprimer avec vigueur, comme il pose avec vigueur que notre identité est nécessairement plurielle.
Nombre de pages
304
Date de parution
02/07/2005
Poids
385g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747587990
Titre
Langages, cultures, identités. Questions de point de vue
ISBN
2747587991
Auteur
Coïaniz Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
385
Date de parution
20050702
Nombre de pages
304,00 €
Disponibilité
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Ce livre propose, pour l'apprentissage des langues, une alliance originale entre la didactique et la reconnaissance de l'élève. Une prise de conscience en matière de conception du sujet apprenant apparaît comme un élément susceptible d'apporter au professeur des éléments opérationnels de choix et de mise en ?uvre d'une didactique appropriée. A l'inverse, les savoirs à construire ne sont pas considérés en eux-mêmes comme des objectifs, mais comme des moyens de changement et d'adaptation pour le sujet.
Longtemps réduite aux images du bagne et d'Ariane, la Guyane, département français depuis 1946, défie le didacticien : près de vingt langues s'y côtoient, autant de communautés, des Améridiens aux Noirs Marrons en passant par les créoles, les Hmongs, les Chinois?Si le français est langue officielle, les langues du quotidien alternent et se mêlent. Mal armés, les enseignants méconnaissent bien souvent cette réalité, riche mais diversifiée.
Se distinguer, se différencier tout en demeurant ou/et en devenant un, unité, unique, unifié... L'éternelle préoccupation des êtres de symbole, d'histoire et d'émotion que nous sommes prend, dans l'immense espace de l'Océan Indien, une dimension à la mesure d'un imaginaire passé et présent à la fois, torturé, écartelé ethniquement, souvent commun en raison des aléas de l'Histoire - et tendu vers l'avenir. Mayotte, les Comores, Madagascar, Maurice et bien sûr La Réunion expriment, aujourd'hui, de manières différenciées ces tensions, que ce soit à travers ta prise de conscience de la question identitaire, l'action professionnelle ou sportive, la question des références patronymiques, les politiques d'éducation, l'utilisation du français en situations ordinaires ou scolaires. Cet ouvrage tend vers la métropole un portrait composite et actuel de ces îles où elle s'est affirmée, et vers ces îles un miroir où apparaissent les reflets des questions qui, comme dit le poète, nous orientent pour l'avenir.
Dans l'Odyssée, chant IX, Ulysse choisit l'anthroponyme "Personne" afin d'échapper au Cyclope. Ce jeu onomastique actualise deux niveaux de sens : le premier renvoie au fait anthroponymique et le second au lexique, plus spécifiquement au nom commun. Se cacher pour se nommer... En avance sur son temps, Ulysse aurait navigué sur la Toile sous le pseudonyme Personne... La nomination permet ainsi d'inscrire l'ensemble des objets du monde repéré dans le paradigme humain. Se nommer est aussi un acte qui permet au sujet social de s'inscrire dans la société civile et d'être ainsi connu, puis reconnu par l'autre. Qu'en est-il de la nomination en général ? Et du pseudonyme sur lnternet en particulier ? Cet ouvrage se veut une réponse à ces questions, d'une part, en présentant une étude approfondie de la nomination des objets du monde et, d'autre part, par le biais de deux enquêtes menées auprès d'usagers de l'lnternet et à partir de l'analyse d'un corpus de pseudonymes recueillis sur des forums et des blogues de journaux en ligne.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...