Qui de nous ne désire, avec force détermination, ébranler les mortifères résidus idéologiques encombrant, paralysant les forces vives de notre moi ? C'est un ébranlement de cet ordre que suscite le fracassant texte de Claude Cohen-Boulakia, nous ouvrant en premier lieu à un doute cartésien déblayant notre champ de conscience, partant, notre corps de tous les déchets qui les encombrent. A cette vigoureuse démarche succèdent les bonnes questions : " Et si tout cela, souffrances, malheurs, n'étaient que l'ombre portée sur notre vie par la camarde ". Enfin ultime question : " Et si celle-ci n'était qu'un fantôme, un mannequin creux sur lequel, peureux, nous accrochions nos hantises, nos angoisses, nos peurs ? ". C'est en effet à la mort elle-même que s'en prend le texte vigoureux de Claude Cohen-Boulakia, nous libérant par ce fait de nos terreurs puériles - de notre mal de vivre - plus de notre mal-vivre. Texte qui ne se laisse pas oublier et qui assène un formidable coup de boutoir dans la carapace putréfiée par un imaginaire malfaisant, toxique. Texte qu'il faut lire en maintenant présente sans cesse l'interrogation salutaire : " Et s'il en était autrement, par rapport à tout ce qu'on nous a infusé, que nous avons nous-même élaboré dans un frisson terrifié, paralysant nos plus belles nos plus nobles énergies ? ". Alors, relevons le défi, haro sur le moi d'hier, moi vermoulu, à nous le moi d'aujourd'hui lumineux et vibrant !
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
125
Date de parution
01/03/2001
Poids
301g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782842540517
Titre
La joie d'exister
Auteur
Cohen-Boulakia Claude
Editeur
EDK
Largeur
0
Poids
301
Date de parution
20010301
Nombre de pages
125,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Cela passe, dans le texte de Claude Cohen-Boulakia, par le transhumanisme, la fin de la loi de la jungle pour la survie et jusqu'à l'élaboration de la paix monothéiste et universelle. Car le texte ancien ne nous a pas laissé le choix : "tu choisiras la vie !". Monique Lise Cohen
Pour s'approcher de ce texte étrange, ECRIRE, il faut - un moment - faire taire en nous une hésitation à s'engager sur cette descente éminemment charnelle. Une voix crie en nous : c'est trop ! Une autre voix nous murmure d'aller vers cela, là-bas, où se trouve la source de la vie. A la jointure de la lettre et de la chair.
Tout est bon, tout est bon résonne dans le tympan D'Adam et Eve. Voici les nouveaux vivants du sixième jour. Les humanoïdes ébahis de leur émergence cheminent Vers qui, vers quoi, vers où ? Ils expérimentent ; ils goûtent, ils reniflent, ils avalent, ils rejettent. Il en va de leur survie. Tout est bon, tout est bon autour l'arbre de vie. Mais quel est ce deuxième arbre au nom si étrange ? Arbre de la connaissance du bon et du mauvais. Soudain une vocifération assourdit les oreilles des natifs du Sixième jour : " ... mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, Tu ne mangeras pas, Oui, du jour où tu en mangeras, tu mourras, tu mourras. " Sublime révélation !