
LA GRANDE LUEUR A L'EST. Les Français et l'Union soviétique 1917-1939
Pendant des décennies, la réalité du régime soviétique a été occultée par des images mythiques: les grands travaux, les kolkhoziennes souriantes, les ouvriers épanouis, les figures paternelles de Lénine et de Staline.Pourquoi, pendant si longtemps, la répression politique, les purges, les famines n'ont-elles pas provoqué en Occident de remises en cause décisives...A partir d'une documentation inédite provenant largement des archives de l'ex-URSS, Sophie Coeuré montre le formidable travail de propagande élaboré par Moscou. Les relais, en France, furent multiples, depuis la classique diplomatie jusqu'à l'industriel fasciné pur les grands travaux, en passant par le journaliste soviétique familier des mondanités parisiennes, le kominternien oeuvrant dans la clandestinité, le militant communiste ou le compagnon de route éblouis pur le voyage en URSS. Chez tous, un point commun: la répétition d'un discours dessinant une image toujours plus uniforme et plus positive du pays des Soviets, qui récupère une port bien choisie de l'héritage de l'Empire russe. On assiste en direct à la naissance d'une mythologie qui, avec des hauts et des bas, vu marquer la France pendant un demi-siècle.
| Nombre de pages | 359 |
|---|---|
| Date de parution | 06/05/1999 |
| Poids | 455g |
| Largeur | 153mm |
| EAN | 9782020296298 |
|---|---|
| Titre | LA GRANDE LUEUR A L'EST. Les Français et l'Union soviétique 1917-1939 |
| ISBN | 2020296292 |
| Auteur | Coeuré Sophie |
| Editeur | SEUIL |
| Largeur | 153 |
| Poids | 455 |
| Date de parution | 19990506 |
| Nombre de pages | 359,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Pierre Pascal - La Russie entre christianisme et communisme
Coeuré SophiePrésentation de l'éditeur Mai 1916. Pierre Pascal, un lieutenant français de 25 ans, accoste à Arkhangelsk. Il retrouve la Russie éternelle de ses livres d'enfant, coupoles dorées, villages de bois, forêts immenses et enneigées.Octobre 1918. Témoin puis acteur du maelström révolutionnaire, Pierre Pascal prend la décision inouïe de s'engager corps et âme « en communisme », aux côtés du nouveau pouvoir bolchevique, au plus près du peuple russe, sans renoncer à sa foi chrétienne.Mars 1933. L'ancien collaborateur de l'Internationale communiste et du commissariat du peuple aux Affaires étrangères, traducteur de Lénine, retrouve la France après une expérience unique au c ur du pouvoir soviétique. Il reprend le cours de sa vie de traducteur et professeur à la Sorbonne.Pierre Pascal disparaît en juillet 1983. Individualiste, moraliste rebelle à toute discipline politique, c'est aussi pour protéger ses proches restés en URSS qu'il renonce à témoigner sur son expérience. Il rend ainsi presque invisibles ses cinquante années de combats antitotalitaires. À Moscou, Pascal est l'âme d'un réseau dissident avant la lettre, avec son beau-frère Victor Serge, ses amis Boris Souvarine, Angelo Tasca, Nicolas Lazarévitch. À Paris, il dissèque les « retours d'URSS » naïfs, propose une lecture vivante de la civilisation russe, veille à la publication de Pasternak et de Soljenitsyne. Toute sa vie demeure habitée par une réflexion singulière sur la relation entre communisme et christianisme, entre orthodoxie et catholicisme.À l'approche du centenaire d'Octobre 1917, il faut suivre cet itinéraire étonnant pour comprendre la foi communiste, si lointaine dans ses excès et ses aveuglements, si proche dans sa quête d'une politique de justice humaine, si passionnante dans ses débats critiques, si souvent liée à l'amour de la Russie, de son peuple et de sa littérature. À partir d'archives inédites ' écrits intimes, correspondances, documents diplomatiques, politiques, policiers, militaires ' collectées à Paris, à Moscou ou aux États-Unis, cet ouvrage s'attache à restituer dans toute sa complexité l'itinéraire d'un témoin exceptionnel du tumultueux vingtième siècle.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

La grande lueur à l'Est. Les Français et l'Union soviétique (1917-1939)
Coeuré SophiePendant des décennies, la réalité du régime soviétique a été occultée par des images mythiques : la " glorieuse révolution d'Octobre 1917 ", les kolkhoziennes souriantes... Pourquoi, pendant si longtemps, la répression politique, les purges, les famines, n'ont-elles pas provoqué en Occident de remises en causes décisives ? Comment fonctionna la fascination pour " la grande lueur à l'Est " qui rayonnait depuis Moscou ? A partir d'une documentation originale provenant largement des archives de l'ex-URSS, Sophie Coeuré montre la construction d'une politique d'influence aux formes et à l'ampleur inédites, mêlant diplomatie officielle, propagande, et agissements officieux des réseaux communistes. Au coeur de ce système : le voyage en URSS et son retour. Les relais en France furent multiples, de l'industriel fasciné par les grands travaux au militant engagé. Les voix critiques restèrent dispersées, de l'émigration " blanche " aux réfugiés antistaliniens. Ainsi se dessine une image toujours plus uniforme et positive du pays des Soviets. On assiste en direct à la naissance d'une mythologie.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER13,00 € -

La mémoire spoliée. Les archives des Français, butin de guerre nazi puis soviétique (de 1940 à nos j
Coeuré SophieAoût 1940: l'original du Traité de Versailles est saisi par les Allemands et envoyé à Berlin; on ne le reverra plus. Comme cette source clé de l'histoire européenne, des millions de documents publics ou privés, archives ministérielles, d'institutions juives ou de la franc-maçonnerie, correspondances, livres, photographies, appartenant à des hommes célèbres ou à des anonymes, vont connaître, dès la défaite, une étrange odyssée, parcourant des milliers de kilomètres de Paris à Berlin, puis, les Soviétiques ayant pris la capitale du Reich, de Berlin à Moscou, et enfin, quand ils ne furent pas perdus, volés ou brûlés, mais restitués, de Moscou à Paris. Quel est le sens de ce "mémoricide", tant pour les spoliateurs que pour les spoliés? Et pourquoi, malgré les enquêtes menées à la Libération, le silence est-il retombé sur ces disparitions pendant plus de cinquante ans? Alors que notre monde semble obsédé par la mémoire des grands crimes du XXe siècle, cette histoire inédite des pillages de la Seconde Guerre mondiale révèle le rôle fondamental que jouèrent, pour les nazis et les Soviétiques, la connaissance des rouages des régimes adverses, le contrôle du passé, l'assassinat des mémoires collectives ou privées.EpuiséVOIR PRODUIT22,50 € -

La mémoire spoliée. Les archives des Français, butin de guerre nazi puis soviétique (de 1940 à nos j
Coeuré SophieExtrait de l'introduction:Un crime mineur...Pourquoi piller des archives...Dans la nuit du 9 au 10 juin 1940, Léon Blum fermait son appartement de l'île Saint-Louis et quittait Paris, fuyant comme des millions de Français devant la Blitzkrieg déclenchée par Hitler le 10 mai précédent. L'ancien président du Conseil laissait derrière lui avec inquiétude le décor paisible de sa vie, de son action et de son écriture: «La voiture stationnait devant la porte, toute prête. J'étais assis à ma table, dans ma chambre de travail, et trois amis très proches étaient autour de moi. Rien n'était changé dans la chambre, ni d'ailleurs dans l'appartement; aucun objet, aucun livre n'avait été déplacé. Rien ne sentait le départ, tout donnait au contraire le sentiment d'une vie égale, constante, paisible. Je ne parvenais pas à me décider; quitter cette maison où j'avais tant vécu, où j'avais connu le bonheur et la souffrance [...]. Quitter ma maison, quitter Paris, mais quand reverrais-je ma maison et ma ville?»Le 14 juin 1940, les troupes allemandes entraient dans Paris et avec elles les «commandos» que le ministère des Affaires étrangères de Berlin avait confiés au baron von Künsberg pour rechercher les actes, documents et livres contemporains susceptibles d'être exploités à des fins de propagande. Dès le 20 juin, une première perquisition s'attaquait au domicile de Léon Blum, visé comme «ennemi du Reich» avec d'autres personnalités de la IIIe République, hommes et femmes de gauche, juifs ou francs-maçons. Le 15 septembre, après que Léon Blum eut suivi le gouvernement à Bordeaux et se fut rendu à Vichy pour y voter en juillet contre les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, il était arrêté près de Toulouse par la police de Vichy: à cette date, son appartement était entièrement vide, ses papiers et ses livres avaient pris le chemin de Berlin. Les deux valises de documents personnels déposées au domicile de sa femme à Jouy-en-Josas n'avaient pas été oubliées. En retrouvant Paris en mai 1945, au retour de son incarcération par l'État français, puis de sa déportation comme otage à Buchenwald, le leader de la SFIO allait reprendre pour un temps son action politique. Mais, malgré les efforts de la Commission de récupération artistique française envoyée en Allemagne et en Autriche sur la trace des biens spoliés, malgré l'émotion éprouvée à retrouver une lettre de sa petite-fille glissée entre les pages d'un ouvrage, il n'allait récupérer que quelques centaines de livres et de papiers épars. Léon Blum mourrait en 1950 sans savoir qu'une partie de ses documents pillés avait gagné dès 1945 l'Union soviétique.Cinquante ans plus tard, après la révélation de la présence d'archives françaises à Moscou, l'historien Ilan Greilsamer consultait sur place ces documents qui allaient lui offrir un nouvel éclairage biographique sur Léon Blum. Après de difficiles négociations entre la France et la Fédération de Russie, quarante cartons regagnaient Paris et étaient déposés en 2001 à la Fondation nationale des sciences politiques, comme l'avaient été en 1972 les archives conservées par Robert Blum et constituées de 1945 à la mort de son père. Ainsi réunis à Paris et offerts à une même curiosité des chercheurs, les deux fonds d'archives gardent cependant les traces de leur histoire heurtée. Les cartons «russes» avaient été classés au début des années 1950 sous la vigilante direction du lieutenant Valkova, responsable des fonds français et belges aux Archives spéciales centrales d'État de l'URSS. Quatre inventaires semblent reprendre largement l'ordre mis en place par Léon Blum lui-même et sa secrétaire quai de Bourbon. Mais leurs ruptures, leurs fractionnements laissent deviner la main des soldats allemands emportant les paquets pile par pile et les entassant dans des caisses.EpuiséVOIR PRODUIT10,65 €
Du même éditeur
-

Les Ratonnades d'Alger, 1956. Une histoire du racisme colonial
Thénault SylvieLe 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER23,00 € -

Le conteur, la nuit et le panier
Chamoiseau PatrickXVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,90 € -

Le sexe des Modernes. Pensée du Neutre et théorie du genre
Marty EricDisjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Fiers de punir. Le monde des justiciers hors-la-loi
Favarel-Garrigues Gilles ; Gayer LaurentExcédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,00 €
