Parce que les livres comptent pour moi presque un peu trop, j'ai eu envie d'écrire quelque chose dans l'amitié du Merveilleux, précisant ce que je sens, qui lie la faculté de s'émerveiller à une certaine forme de désarroi et de précarité. Depuis bientôt dix ans, je suis libraire et je vois trop de lecteurs désabusés ou simplement déçus. En tout cas, pas assez reliés à ce quelque chose qui s'apparente à la magie, et n'en est pas, mais qui fait que dans la grande liberté de l'imaginaire, on aime un livre plus que tout. Aussi ai-je eu envie de donner corps à quelques passions, à quelques grands attachements littéraires et émotifs, où j'ai cru me réconcilier. J'aimerais en transmettre une part, donner envie de les lire. Ce livre est une modeste proposition, plus promenade qu'apologie, attentive surtout à révéler, à souligner ces quelques enchantements. C'est avant tout un remerciement à la vie d'être pour moi ce qu'elle est. C'est-à-dire ce qu'on en fait lorsqu'on la rêve.
Nombre de pages
96
Date de parution
19/05/1998
Poids
130g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9782868530851
Titre
Dans l'amitié du merveilleux
Auteur
Cloux Patrick
Editeur
TEMPS IL FAIT
Largeur
121
Poids
130
Date de parution
19980519
Nombre de pages
96,00 €
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Jardins parisiens est un livre de promeneur, un petit traité de déambulation citadine, côté jardins, qui ne suit pas un chemin linéaire. Ce n'est ni un essai, ni un guide. C'est une exploration des moments de verdure, un témoignage de ce qui se trame dans les poumons de Paris, un recueil de réflexions sur le passé, et surtout sur l'avenir. Avec cet éloge de la nature au fil des parterres, des arbustes et des fleurissements, Patrick Cloux nous conteles embellissements exemplaires que constituent encore le Jardin des plantes, le parc Monceau, le Luxembourg ou les Buttes-Chaumont, nous emmène dans les jardins partagés, ludiques et collectifs, pour nous laisser dans les jardins architecturaux où les perspectives se contredisent. En contemplatif, il nous délivre ses observations poétiques et nous invite à penser la ville de demain.4e de couverture : Jardins parisiens est un livre de promeneur, un petit traité de déambulation citadine, côté jardins, qui ne suit pas un chemin linéaire. Ce n'est ni un essai, ni un guide. C'est une exploration des moments de verdure, un témoignage de ce qui se trame dans les poumons de Paris, un recueil de réflexions sur le passé, et surtout sur l'avenir. Avec cet éloge de la nature au fil des parterres, des arbustes et des fleurissements, Patrick Cloux nous conteles embellissements exemplaires que constituent encore le Jardin des plantes, le parc Monceau, le Luxembourg ou les Buttes-Chaumont, nous emmène dans les jardins partagés, ludiques et collectifs, pour nous laisser dans les jardins architecturaux où les perspectives se contredisent. En contemplatif, il nous délivre ses observations poétiques et nous invite à penser la ville de demain.
Présentation de l'éditeur " Soif de vins clairs, aériens, volubiles et sentis cruellement insolubles au chaos, au zinc et à l'acier. Je les veux et les rêve d'une innocence plénière comme sont l'arbouse et le milan. Vins d'un premier vocabulaire à la fois merveilleux et émietté. Installé pour durer. "
Andrew Wyeth (1917-2009) fut un peintre américain à la fois célèbre et décrié, indépendant de tout mouvement. Il avait une haute opinion des gens ordinaires qu'il fréquentait et qu'il a peints sur de longues années. Mais il était aussi très ancré, habité par la rudesse des paysages de la Nouvelle-Angleterre. Son oeuvre est chargée de ces doubles rencontres, fidèle et sombre, faite de retours magnétiques aux mêmes thèmes et d'un rendu très ferme. L'exigence est pour Wyeth une seconde nature, son talent surprend ainsi des secrets que l'on se doit d'aborder lentement, pariant sur la durée et une sourde imprégnation. " J'ai une conscience aiguë du temps qui passe, l'ardent désir de retenir quelque chose - et cela peut sembler triste aux gens. Je crois que le mot juste n'est pas mélancolie, mais plutôt recueillement. Je pense et je rêve énormément aux choses du passé et de l'avenir - à l'éternité des rochers, des collines - à tous les gens qui y ont vécu. "
J'allais par deux fois l'été et l'hiver, entre douze et treize ans, vivre et partager une partie de ce monde entier, plein de lui-même, fermé, menaçant et contradictoire. J'en sentais la détermination et la fin cependant, le lent déclin. L'élevage d'estive allait péricliter. Les gens s'en allaient chercher du travail en ville. Eau contre la pierre, ce leitmotiv abîmait chaque geste, rouillait frauduleusement chaque parole. Ce fut cependant en ces mêmes années, devenues secrètement lumineuses, ambivalentes et raides, dans ces lieux isolés et farouches comme le sont ces paysages blessés, que j'allais curieusement naître à moi-même. " P.C.