De parents coréens, né au Japon, francophone du Québec, Ook Chung c'est certain n'a pas un parcours ordinaire. Il faut s'attendre à de nombreuses surprises en ouvrant ce recueil de nouvelles "orientales et désorientées". Vous pourrez rencontrer la victime d'un enlèvement par des extraterrestres - allez prouver à des hommes venus de quelque part que vous êtes intelligent et non pas seulement bien programmé ! Dans les sous-sols de Tôkyô vous ferez la connaissance d'un catcher, employé par l'Administration pour intercepter au vol les innombrables suicidaires du métro. Chez Ook Chung, la ville est devenue folle. C'est pourquoi un écrivain s'enferme dans un bocal sous les yeux de la foule, c'est pourquoi il est si difficile de parler d'amour. D'autres nouvelles encore, au ton plus nostalgique peut-être, vous imprégneront des encens du Japon et vous initieront à des rites étranges dans les campagnes.
Nombre de pages
215
Date de parution
12/03/1999
Poids
175g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782842611118
Titre
Nouvelles orientales et désorientées
Auteur
Chung Ook
Editeur
MOTIFS
Largeur
100
Poids
175
Date de parution
19990312
Nombre de pages
215,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Selon un vieux proverbe coréen : " Un homme peut vivre sans femme, il ne peut pas vivre sans ses kimchi. " Désorienté chronique, le héros-narrateur de ce roman est né en plein cœur du Chinatown de Yokohama, de parents coréens, avant d'aller vivre en Amérique du Nord où il deviendra une " banane ", c'est-à-dire un Asiatique complètement occidentalisé : jaune dehors, blanc dedans. Ayant perdu son identité première, ne lui est restée que sa fascination pour les Chinatown du monde entier, qui deviendront le fil d'Ariane de sa quête identitaire ainsi que son goût irrépressible pour le kimchi, ce condiment national des Coréens, qui prend valeur de symbole d'appartenance. Avec ce mince bagage, le héros retourne sur les lieux de son enfance, à la recherche du temps perdu, de ce qu'il aurait pu être si le destin en avait décidé autrement. Dans ce Japon qui oscille entre le miracle économique et la noblesse de l'échec, à travers des destins brisés qui défilent sur un horizon de ruines, à travers surtout le miroir gémellaire d'une petite fille eurasienne, il en vient à comprendre que " la patrie, ce n'est pas seulement un coin de terre, c'est aussi un ensemble de cœurs humains qui recherchent et ressentent la même chose " (Van Gogh).
Dès Le Procès-verbal, Le Clézio est salué comme un auteur d'avant-garde apparenté au nouveau roman. D'emblée, pourtant, certains critiques relèvent dans son écriture une dimension religieuse, voire " visionnaire ". S'appuyant sur une analyse rigoureuse de l'œuvre, Ook Chung montre que les premiers récits - jusqu' à L'Inconnu sur la terre - constituent, par les thèmes et les procédés stylistiques, un véritable " cycle prophétique ". Dans ce cycle marqué par la haine et la " guerre ", la violence rhétorique vise à libérer le Verbe, à lui restituer sa force poétique originelle. Parvenu à son point d'achèvement, le discours prophétique de Le Clézio, sans jamais toutefois disparaître totalement, s'estompe et se métamorphose en une parole plus sereine : l'écriture se déleste de sa virulence et s'ouvre à la célébration du monde...
Eun-mi enchaîne les tentatives infructueuses au concours de journaliste. La jeune femme devra supporter un peu plus longtemps les réflexions de ses parents qui lui répètent de songer à son avenir. Heureusement, plusieurs lettres en provenance des Etats-Unis viennent égayer ce quotidien morose : sa tante, qui a coupé tout contact avec la famille il y a quinze ans, est devenue astronaute de la NASA. Eun-mi n'hésite pas : elle quitte le domicile parental, direction l'Amérique. Mais lorsque les retrouvailles ont lieu, une autre histoire se fait jour, à mille lieues de la description d'une sortie dans l'espace et de la promesse d'un monde en apesanteur, loin des soucis. Au fil du récit, Eun-mi et sa tante vont apprendre à se connaître. Entre les deux femmes, l'affection et la confiance vont peu à peu agir en forces libératrices. A l'image d'un astre inconnu rayonnant soudain dans le ciel nocturne, une nouvelle carte se dessine : la vie d'une femme.
Le Gluau ou le grand art littéraire d'engluer, de prendre. Ici le piège auquel sera pris le lecteur est celui d'une réalité dense au point de paralyser les hommes. Une trame policière feint de guider le roman : un cheval est dérobé, qu'une bande de malfrats engagent sous un faux nom dans une célèbre course. Un quidam est choisi pour assumer le rôle du faux-nouveau propriétaire. Il errera dans un lent cauchemar d'une poignée de jours jusqu'au drame ultime. Un peu à la façon de Malcom Lowry dans Au-dessous du volcan, John Hawkes, autre géant des Lettres américaines, plonge ses héros dans une confusion telle qu'elle devient le symbole du réel. Une écriture exigeante et poétique pour un livre flou, qui ne quitte pas facilement la mémoire.
Bienvenue au Togo, en Albanie, à Chicago, où que ce soit, mais bienvenue en dictatures, en colonies ou en ghettos. Ici la ville appartient aux soudards, aux gaz lacrymogènes et aux machettes. En contrepoint de cette vie méprisée et battue, il y a le jazz, porteur d'espoir autant que d'identité. Les nouvelles de Kangni Alem, au style vif et protéiforme, prennent toules biais pour porter un message fort de résistance et de combat
La luxure... Se vautrer dans le stupre... Jouir ! Telle fut la ligne vitale de cette inconnue aujourd'hui âgée qui confie ses mémoires charnelles à un magnétophone. D'une totale impudeur, exaltant le sexe dans tous ses plaisirs, elle raconte ses amants et maîtresses avec gourmandise et dans une langue plus que crue. De cet exercice de style - écrire sur la luxure -, le romancier brésilien João Ubaldo Ribeiro fait un livre admirablement dévergondé, empli de drôlerie et de joie, un livre bienheureux comme ces deux bouddhas propitiatoires qui ouvrent le récit.