Intempestives N° 2 : Krisis perspectives pour un monde aux alentours de 2010
Christias Panagiotis
L'HARMATTAN
13,50 €
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EAN :9782296550230
La revue Intempestives entend exister par numéros thématiques, donnant la parole à contre-courant de la pensée unique, en son échec patent. S'il est un axe, c'est celui de la jonction de l'art et du politique. Et l'engagement, en l'un comme l'autre, est privilégié. Pour " Krisis ", commençons par l'évidence même : si l'on accepte le mot " crise " en son sens vulgaire, alors c'est un état normal de l'humanité. Comme le disait Durkheim, est normal ce qui correspond à l'état habituel d'une société et pathologique ce qui constitue un état exceptionnel et surprenant. " Crise " devient alors synonyme de l'histoire et des sociétés humaines. Ce n'est que par rapport à un idéal social que nous traitons une période historique - voire notre période historique - de " crise ". Notre entreprise doit, dès lors, chercher non pas les causes de la " crise ", mais les catégories philosophiques qui nous permettent de penser ce qui advient aujourd'hui, sous nos yeux, ce qui nous donne accès aux conditions d'existence et de vie quotidiennes. Plus que cela, elle doit nous permettre de comprendre les caractéristiques de notre époque, sa différence spécifique, ce qui implique aussi les problèmes spécifiques liés à notre héritage et à notre condition.
Nombre de pages
109
Date de parution
30/05/2011
Poids
190g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296550230
Titre
Intempestives N° 2 : Krisis perspectives pour un monde aux alentours de 2010
Auteur
Christias Panagiotis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
190
Date de parution
20110530
Nombre de pages
109,00 €
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Les grandes œuvres de la littérature européenne commentées dans cet ouvrage rétablissent la forme d'un dialogue fructueux avec l'Antiquité sur les grands thèmes de la nature humaine et d€ la société politique. A travers ce dialogue, apparaît clairement la comparaison entre les mécanismes sociaux classiques et les mécanismes sociaux modernes et postmodernes. La comparaison fut toujours l'instrument privilégié de l'analyse scientifique. La littérature, telle que nous la concevons et l'analysons, est le lieu par excellence de cette comparaison. L'action politique et la théorie, chez Hölderlin, la violence sociale et l'ordre politique, chez Hugo et Koltès, les mécanismes de communication chez Joyce, Rousseau et Simmel, le progrès et le désenchantement, chez Pasolini, Mann ou Cervantes, Dieu et les hommes, chez Pascal, l'écroulement du monde de l'Ostjudentum et l'érection d'un nouveau temple révolutionnaire, chez Paul Celan, sont autant de lieux de réflexion sur notre existence et notre mode d'être au monde.
Ce livre revient sur le malaise du philosophe dans les cités de l'homme le long des siècles de la tradition occidentale. Dans un premier temps, l'auteur retrace l'expérience platonicienne de la philosophie chez Al-Fârâbî (872-950) et Averroès (1126-1198), au moment de l'apogée de la culture arabo-musulmane, et chez Rousseau, au siècle des Lumières. Politique, loi, éducation constituent autant d'expériences d'un malaise philosophique devant l'ordre de la cité. Ensuite, il reprend la figure du Don Quichotte de Miguel de Cervantès (1547-1616) : une figure étrange, avatar de la noblesse d'une âme philosophique à l'aube d'une modernité désenchantrice. C'est aussi l'expérience du jeune héros balzacien des Illusions perdues, Lucien Chardon. Balzac récite la corruption et l'échec d'une nature philosophe, perdue dans le nouvel ordre métropolitain, incompatible avec l'ordre de l'âme. Enfin, l'auteur analyse un jeu de volontés qui s'inscrit au programme de la réalisation philosophique des modernes dans le monde : la volonté de changer le passé, la volonté de chance, la volonté de liberté sans entraves.
Quel ou qui est ce mystérieux katéchon ? Quelle est cette force d'origine humaine qui est en condition de retenir le mal et sauvegarder la société politique, au moins pour un certain temps ? Augustin avoue sa perplexité tout en adhérant à l'acception commune qui identifie le katéchon à Rome et au pouvoir politique, identification aussi bien erronée que dangereuse. Si le mystère reste intact à nos jours, la raison en est que l'opinion commune des théologiens et des philosophes sur la question sépare radicalement la tradition logicophilosophique de la tradition théologico-religieuse, éloignant donc Paul de la philosophie. Or ce n'est qu'en rapprochant Paul de Platon et de la tradition platonicienne que la logique katéchontique, c'est-à-dire la logique de l'évitement du plus grand mal, prend sens. De la logique katéchontique à la logique constituante du corps politique, les leçons platoniciennes transparaissent derrière les épîtres pauliniennes. Le dialogue entre Paul et Platon est parmi les plus riches de la tradition occidentale. Ce serait une énorme perte que de nous interdire d'y voir plus clair sous prétexte que l'on ne doit pas mélanger les registres. Leo Strauss disait que pour comprendre la modernité occidentale, il faut être soit un philosophe ouvert à la théologie, soit un théologien uvert à la philosophie. Quoi qu'il en soit, à travers cette enquête, je ne cherche qu'à devenir meilleur dialecticien.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.