PLATON ET PAUL AU BORD DE L ABIME POUR UNE POLITIQUE KATECHONTIQUE
CHRISTIAS
VRIN
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EAN :9782711625550
Quel ou qui est ce mystérieux katéchon ? Quelle est cette force d'origine humaine qui est en condition de retenir le mal et sauvegarder la société politique, au moins pour un certain temps ? Augustin avoue sa perplexité tout en adhérant à l'acception commune qui identifie le katéchon à Rome et au pouvoir politique, identification aussi bien erronée que dangereuse. Si le mystère reste intact à nos jours, la raison en est que l'opinion commune des théologiens et des philosophes sur la question sépare radicalement la tradition logicophilosophique de la tradition théologico-religieuse, éloignant donc Paul de la philosophie. Or ce n'est qu'en rapprochant Paul de Platon et de la tradition platonicienne que la logique katéchontique, c'est-à-dire la logique de l'évitement du plus grand mal, prend sens. De la logique katéchontique à la logique constituante du corps politique, les leçons platoniciennes transparaissent derrière les épîtres pauliniennes. Le dialogue entre Paul et Platon est parmi les plus riches de la tradition occidentale. Ce serait une énorme perte que de nous interdire d'y voir plus clair sous prétexte que l'on ne doit pas mélanger les registres. Leo Strauss disait que pour comprendre la modernité occidentale, il faut être soit un philosophe ouvert à la théologie, soit un théologien uvert à la philosophie. Quoi qu'il en soit, à travers cette enquête, je ne cherche qu'à devenir meilleur dialecticien.
Date de parution
07/12/2014
Poids
538g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9782711625550
Titre
PLATON ET PAUL AU BORD DE L ABIME POUR UNE POLITIQUE KATECHONTIQUE
ISBN
2711625559
Auteur
CHRISTIAS
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
538
Date de parution
20141207
Nombre de pages
0,00 €
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Les grandes œuvres de la littérature européenne commentées dans cet ouvrage rétablissent la forme d'un dialogue fructueux avec l'Antiquité sur les grands thèmes de la nature humaine et d€ la société politique. A travers ce dialogue, apparaît clairement la comparaison entre les mécanismes sociaux classiques et les mécanismes sociaux modernes et postmodernes. La comparaison fut toujours l'instrument privilégié de l'analyse scientifique. La littérature, telle que nous la concevons et l'analysons, est le lieu par excellence de cette comparaison. L'action politique et la théorie, chez Hölderlin, la violence sociale et l'ordre politique, chez Hugo et Koltès, les mécanismes de communication chez Joyce, Rousseau et Simmel, le progrès et le désenchantement, chez Pasolini, Mann ou Cervantes, Dieu et les hommes, chez Pascal, l'écroulement du monde de l'Ostjudentum et l'érection d'un nouveau temple révolutionnaire, chez Paul Celan, sont autant de lieux de réflexion sur notre existence et notre mode d'être au monde.
La revue Intempestives entend exister par numéros thématiques, donnant la parole à contre-courant de la pensée unique, en son échec patent. S'il est un axe, c'est celui de la jonction de l'art et du politique. Et l'engagement, en l'un comme l'autre, est privilégié. Pour " Krisis ", commençons par l'évidence même : si l'on accepte le mot " crise " en son sens vulgaire, alors c'est un état normal de l'humanité. Comme le disait Durkheim, est normal ce qui correspond à l'état habituel d'une société et pathologique ce qui constitue un état exceptionnel et surprenant. " Crise " devient alors synonyme de l'histoire et des sociétés humaines. Ce n'est que par rapport à un idéal social que nous traitons une période historique - voire notre période historique - de " crise ". Notre entreprise doit, dès lors, chercher non pas les causes de la " crise ", mais les catégories philosophiques qui nous permettent de penser ce qui advient aujourd'hui, sous nos yeux, ce qui nous donne accès aux conditions d'existence et de vie quotidiennes. Plus que cela, elle doit nous permettre de comprendre les caractéristiques de notre époque, sa différence spécifique, ce qui implique aussi les problèmes spécifiques liés à notre héritage et à notre condition.
Ce livre revient sur le malaise du philosophe dans les cités de l'homme le long des siècles de la tradition occidentale. Dans un premier temps, l'auteur retrace l'expérience platonicienne de la philosophie chez Al-Fârâbî (872-950) et Averroès (1126-1198), au moment de l'apogée de la culture arabo-musulmane, et chez Rousseau, au siècle des Lumières. Politique, loi, éducation constituent autant d'expériences d'un malaise philosophique devant l'ordre de la cité. Ensuite, il reprend la figure du Don Quichotte de Miguel de Cervantès (1547-1616) : une figure étrange, avatar de la noblesse d'une âme philosophique à l'aube d'une modernité désenchantrice. C'est aussi l'expérience du jeune héros balzacien des Illusions perdues, Lucien Chardon. Balzac récite la corruption et l'échec d'une nature philosophe, perdue dans le nouvel ordre métropolitain, incompatible avec l'ordre de l'âme. Enfin, l'auteur analyse un jeu de volontés qui s'inscrit au programme de la réalisation philosophique des modernes dans le monde : la volonté de changer le passé, la volonté de chance, la volonté de liberté sans entraves.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Rêve et existence occupe une place tout à fait singulière à l'intérieur du corpus binswangerien, de ce vaste ensemble d'articles, conférences et ouvrages par lesquels la Daseinsanalyse avait déjà atteint son plein développement en 1954, au moment où parut la première traduction en français de ce texte accompagnée d'une longue introduction signée Michel Foucault. Si dans les années vingt le psychiatre suisse avait consacre ses efforts à la question du statut épistémologique de la psychologie et de la psychiatrie, avec cet essai de 1930 il exprimait pour la première fois l'ambition philosophique de conjuguer l'analytique phénoménologique de Heidegger avec la psychopathologie. On trouvera ici une nouvelle traduction de cet essai qui représentait en quelque sorte, aux yeux de Binswanger lui-même, le manifeste programmatique de la Daseinsanalyse.
Résumé : Des calculs de probabilité aux troubles de la personnalité, des électrons à la maltraitance des enfants, de la logique de l'induction aux fous voyageurs, l'éventail des objets abordés par Ian Hacking peut sembler déroutant. Cependant, dans toutes ses recherches, à l'intersection de la philosophie et de l'histoire des sciences, il s'attache à examiner, en toutes leurs nuances et variétés, le rôle joué par l'expérimentation dans les sciences de la nature et la spécificité des " espèces humaines " comme objets des sciences humaines et sociales. Les textes réunis dans ce volume - dont certains publiés pour la première fois ici en français - montrent que les différents aspects de la production philosophique de Ian Hacking s'entre-répondent et dessinent ensemble un portrait complexe et articulé de la raison scientifique. Son approche originale, au croisement (entre autres) de l'analyse conceptuelle, de la philosophie du langage ordinaire, de l'archéologie foucaldienne et de l'histoire des sciences, a contribué à ouvrir de nouveaux chantiers de réflexion, faisant de Ian Hacking l'une des figures les plus dynamiques et influentes non seulement dans le domaine de l'épistémologie philosophique, mais aussi en sociologie, en anthropologie et en histoire.