Nouakchott. Au carrefour de la Mauritanie et du monde
Choplin Armelle
KARTHALA
29,00 €
Epuisé
EAN :9782811102395
Nouakchott n'est plus cette petite ville peuplée d'anciens nomades sédentarisés, perdue dans les confins saharo-sahéliens. Elle s'affirme aujourd'hui comme une importante capitale ouest-africaine pleinement entrée dans la mondialisation. Avec ses 800 000 habitants, Nouakchott est le miroir des mutations profondes que connaît la Mauritanie contemporaine. Erigée ex nihilo en 1957 pour accompagner la naissance de la République islamique de Mauritanie, elle reste une jeune capitale, fabriquée tant bien que mal par le pouvoir dont elle a pu refléter les ambitions. Mais au fil des années, les Mauritaniens de toutes les régions du pays se sont approprié cette ville et ont ainsi contrebalancé la fabrique urbaine étatique. Objet politique créé de toutes pièces et objet social remodelé dans la quotidienneté des échanges, ce sont donc deux destins qui sont ici mis en parallèle : celui d'une ville et celui d'une société, qui se politisent simultanément et se construisent tant dans la complémentarité que dans l'opposition. D'autres logiques et acteurs influencent désormais le devenir de Nouakchott : bailleurs de fonds, bonne gouvernance, mirage pétrolier, spéculation foncière, migrations internationales... Cet ouvrage permet de comprendre comment la ville-capitale d'un pays pauvre se construit dans un contexte néolibéral et mondialisé. À l'évidence, ce n'est plus tant Bagdad que Dubaï qui donne le ton. Nouakchott est certes au carrefour de la Mauritanie, du Sahara et du Sahel, du monde arabe et de l'Afrique subsaharienne, mais elle est également et surtout au carrefour du monde.
Nombre de pages
366
Date de parution
15/12/2009
Poids
610g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811102395
Auteur
Choplin Armelle
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20091215
Nombre de pages
366,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'Afrique connaît aujourd'hui une croissance urbaine rapide qui se traduit par une multiplication des constructions en béton. Le ciment, composant essentiel de ce matériau, est devenu le symbole de cette urbanisation frénétique qui bouleverse le paysage des villes africaines. Plus qu'une simple matière inerte, il se charge d'affect et de valeurs et redéfinit les pratiques et les imaginaires de sociétés en quête d'émergence économique et de réussite sociale, alors même qu'à l'heure du dérèglement climatique des voix s'élèvent pour dénoncer une industrie cimentière aux effets destructeurs sur l'environnement. Pour comprendre la production et la consommation grandissante de cette poudre banale devenue "or gris", Armelle Choplin nous invite à suivre les sacs de ciment sur les routes ouest-africaine, te long du corridor urbain de 500km qui relie Accra, Lomé, Cotonou et Lagos. Depuis la carrière de calcaire jusqu'à la parcelle en chantier, l'auteure nous amène à la rencontre des géants du secteur, des investisseurs, des acteurs politiques mais aussi des maçons et des habitants qui construisent leur propre maison "en dur". A travers l'exploration d'une filière au coeur de multiples enjeux politiques, sociaux et économiques, cet ouvrage nous appelle à repenser tes rapports étroits qui lient l'urbain, l'humain et le monde.
La mondialisation ne se résume pas au succès de quelques multinationales et à la richesse d'une minorité de nantis. Les acteurs les plus engagés dans la mondialisation demeurent discrets, souvent invisibles. Depuis une trentaine d'années, les routes de l'échange transnational ont connu de profondes mutations. Elles relient aujourd'hui la Chine, l'atelier du monde, à un "marché des pauvres" fort de quatre milliards de consommateurs, en Algérie, au Nigeria ou en Cote d'Ivoire. Pour apercevoir ces nouvelles "Routes de la Soie", il faut se détacher d'une vision occidentalo-centrée et déplacer le regard vers des espaces jugés marginaux, où s'inventent des pratiques globales qui bouleversent l'économie du monde. On découvre alors une "autre mondialisation", vue d'en bas, du point de vue des acteurs qui la font.
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Le secteur du bâtiment est l'un des plus polluants au monde. Or nous ne savons presque rien des environnements bâtis dans lesquels nous vivons. Qui sait aujourd'hui d'où viennent le ciment et les fers à béton, massivement utilisés dans nos constructions ? De quoi sont faits les carreaux de céramique ou une vitre en verre ? Qui interroge les conditions de production des colles ou la chaîne de valeur du plastique ... Il est urgent de se mettre à l'écoute de ce que les matériaux ont à nous dire. C'est à cette tâche que ce livre entend contribuer en détournant les codes du catalogue industriel et commercial. Il ne s'agit pas ici de vanter les mérites d'un produit, mais de révéler ce qu'il dissimule réellement, en termes d'impact environnemental et de vies humaines. S'appuyant sur des enquêtes menées dans les lieux d'exploitation ou le long des axes de circulation, ce catalogue critique et illustré propose de regarder les matériaux non plus comme des solutions techniques mais comme des objets politiques, pris dans les logiques capitalistes d'extraction, d'industrialisation et d'accumulation. Il montre comment certains matériaux ? béton, acier, plastique... ? sont devenus hégémoniques, tandis que d'autres ? bois, terre, pierre, paille... ? ont été marginalisés, alors même qu'ils portent des manières de construire plus respectueuses et plus attentives aux contextes. Construire n'est jamais un acte neutre. Chaque choix de matériau engage une éthique, un rapport au territoire, une manière d'habiter. Repolitiser les matériaux, c'est se donner la possibilité de construire collectivement le monde autrement.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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